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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : marché calme et équilibré

Le dollar est resté confiné hier dans d’étroites limites à Beyrouth, sur un marché un peu tourné vers les placements en livre libanaise mais parfois réticent à l’offre en attendant le déploiement des forces de l’ordre dans les régions libanaises évacuées par les troupes d’occupation israéliennes. Dans ce contexte, l’action de la Banque du Liban (BDL), qui s’est déclarée toujours prête à acheter le billet vert à 1501,00 LL et à le vendre à 1 514,00 LL, a servi non seulement à le faire fixer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier, mais à le faire négocier finalement entre 1 509,00 et 1 510,00 LL, sans aucun changement par rapport à la veille. Plus tôt dans la matinée, le dollar, qui avait ouvert entre 1508,00 et 1 510,00 LL, était tombé passagèrement jusqu’à 1 507,00/1 508,00 LL, avant de terminer en clôture dans les échanges interbancaires entre 1 509,00 et 1 510,00 LL, ont indiqué les cambistes. Pourtant, l’activité du marché n’a pas pu se développer encore une fois avec au total un volume d’affaires ne dépassant pas quelque dix millions de dollars, entièrement négociés à l’achat et à la vente par les banques de la place, ajoute-t-on dans ces mêmes milieux. Maintien de l’euro au-dessus de 0,93 dollar À l’étranger, l’euro, qui était tombé la veille au-dessous de la barre de 0,93 dollar, a renoué hier avec la hausse sur les marchés des changes internationaux, s’aventurant même au-dessus de 0,94 dollar à 0,9410 dollar, au plus haut depuis le 18 avril, avant de présenter ensuite quelques signes d’essoufflement. L’euro est monté hier, au lendemain d’un long week-end chômé aux États-Unis et en Grande-Bretagne, pour les mêmes raisons que vendredi dernier, ont indiqué les cambistes. Ils ont évoqué à cet égard les propos tenus par le Premier ministre français, Lionel Jospin, qui a estimé que la dépréciation de l’euro appelait «une réflexion, voire une action conjointe de la Banque centrale européenne (BCE) et de l’Euro 11» qui regroupe les ministres des Finances de cette zone. Il en est de même d’une autre déclaration faite hier, à Berlin, par le ministre français de l’Économie et des Finances, Laurent Fabius, se montrant profondément préoccupé de la faiblesse de l’euro. «Ce qui est sûr, c’est que nous sommes déterminés à tout mettre en œuvre pour assurer la solidité de l’euro», a souligné M. Fabius à l’issue d’une rencontre avec son homologue allemand Hans Eichel. La veille, M. Fabius avait rappelé que lui et ses homologues européens n’étaient pas hostiles à l’utilisation d’«instruments» pour préserver la valeur de l’euro, dans une allusion à une possible intervention de la BCE. En outre, les perspectives de forte croissance de la zone euro, confirmées hier par les prévisions de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) ainsi que par les chiffres sur la croissance en Allemagne au premier trimestre, ont également favorisé la monnaie unique. Pourtant, après l’ouverture en forte hausse des marchés boursiers américains et la publication d’un indice de confiance des consommateurs aux États-Unis en hausse de 6,7 points en mai à 144,4 points contre 137,7 points en avril, pour la première fois depuis janvier dernier, des rachats du dollar ont été aussitôt signalés. Les perspectives d’une nouvelle hausse des taux d’intérêt par la Réserve fédérale (Fed) le mois prochain semblent expliquer ce mouvement qui est venu freiner la récente flambée de l’euro. Mais il n’en demeure pas moins que le dollar est demeuré généralement faible face aux autres grandes monnaies malgré qu’il soit parvenu à réduire ses dégâts. Il s’est ainsi négocié, à New York, sur un ton légèrement résistant à la baisse, comme suit : – 0,9310 pour un euro contre 0,9275, la veille à Zurich – 1,4975 pour un sterling contre 1,4920 – 2,1005 DM contre 2,1085 – 7,0460 FF contre 7,0725 – 1,6875 FS contre 1,6920 – 2 079,80 lires contre 2 087,65 – 106,65 yens contre 107,25. Bourse de Beyrouth : poursuite de la hausse de Solidere À la Bourse de Beyrouth, la tendance a été soutenue hier par la remontée des actions A et B de Solidere de 7,00 à 7 1/4 dollars dans un marché étriqué et stable sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a augmenté de 0,69 % à 64,07 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires s’est maintenu à 138,88 points. Ce mouvement s’est produit dans un volume d’affaires très mince avec quelque 25 693 actions négociées d’une valeur globale de 192 128 dollars. Bourses américaines : regain d’optimisme Sur les places financières internationales, les marchés boursiers américains ont manifesté hier, au lendemain du long chômage du Memorial Day, un certain optimisme à la reprise, les deux principaux indicateurs de Wall Street et du Nasdaq ayant nettement progressé. Les mouvements d’achats de plusieurs valeurs de la haute technologie ont été suffisamment prononcés pour permettre quelques sursauts à la hausse alors que les fusions et acquisitions annoncées dans le monde ont ajouté un peu d’optimisme, indiquait-on hier dans les salles de marché à New York. De ce fait, les investisseurs n’ont pas réagi de manière notable hier à la publication d’un indice de confiance des consommateurs américains établi par le Conference Board en nette hausse, indiquant que le souhait de la Fed de ralentir le rythme de croissance de l’économie américaine ne s’est pas répercuté sur les consommateurs. Au contraire, nombre d’opérateurs, estimant que la baisse des marchés boursiers américains depuis le début de l’année est assez prononcée avec une perte de 17,7 % du Nasdaq et de 9,2 % de l’indice Dow Jones des industrielles, appellent à une certaine correction. En effet, le Nasdaq est parvenu à remonter la pente franchissant le seuil des 3 400 points, alors que le Dow Jones des industrielles fluctuait à la hausse entre un plus bas à 10 302,31 points et un plus haut à 10 485,92 points, avant d’afficher en préclôture 10 475,25 points, en hausse de 176,01 points sur la veille. Forte hausse des Bourses européennes Les Bourses européennes ont dans l’ensemble tiré parti mardi de la forte progression du Nasdaq américain en ouverture et des gains des valeurs TMT (télécoms, médias, technologiques). Le Nasdaq Composite gagnait plus de 4 % en fin de matinée et le Dow Jones plus de 1 %, au lendemain du Memorial Day, qui est férié aux États-Unis. L’indice Eurotop 300 a clôturé en hausse de 1,16 % et l’Euro Stoxx, limité à la zone euro, de 1,4 %. L’indice européen des télécoms affichait un gain de 4,56 %, essentiellement porté par France Télécom. Les places européennes individuelles ont suivi, à l’exception de Zurich et d’Amsterdam qui ont accusé des tassements respectifs de 1,19 % et de 0,11 %. Sinon, Londres a affiché la plus forte progression, de 2,30 %. Paris et Francfort ont monté respectivement de 1,94 % et de 1,46 %. Milan a avancé de 1,08 %, Madrid de 0,85 % et Bruxelles de 0,83 %. D’abord en baisse, car le marché s’inquiétait du montant de la facture Orange, France Télécom a ensuite remonté pour finir en hausse de 3,12 %, participant à l’enthousiasme de l’ensemble du secteur des télécoms précisément motivé par son accord de rachat à Vodafone de l’opérateur de téléphonie mobile britannique pour 40,3 milliards d’euros. De fait, les télécoms ont tenu le devant de la scène en Europe. Vodafone AirTouch, l’opérateur britannique qui a vendu Orange, a gagné 7,38 %, tandis qu’à Amsterdam, KPN a pris 5,40 %. Les analystes pensent que France Télécom vendra sans doute les parts d’Orange dans KPN Orange Belgium, coentreprise entre Orange et KPN Telecom. En outre, Vodafone a annoncé lundi une hausse de 30 % de son bénéfice annuel, à 3,95 milliards, alors que le marché tablait sur 3,7 à 3,9 milliards. Vodafone a inspiré British Telecommunications qui s’octroie 8,03 % et Kingston Communications qui avance de 7,72 %. À Helsinki, Sonera, qui, avec France Télécom, tente de faire renouveler son contrat au Liban mais avec quelques difficultés, n’en a pas moins progressé de 7,8 %. Le bruit court que le japonais NTT DoCoMo prendrait 15 à 20 % de l’opérateur américain VoiceStream, dans lequel Sonera est minoritaire. Tokyo : en léger repli La Bourse de Tokyo a clôturé en recul de 0,1 % mardi, les investisseurs, l’œil tourné vers Wall Street, cédant des valeurs technologiques en fin de séance. L’indice Nikkei a lâché 16,54 points, à 16 228,90 à la clôture. L’indice élargi Topix a abandonné 6,57 points, à 1 518,43. «Le marché a semblé optimiste au cours des premiers échanges, l’indice Nikkei progressant doucement à la suite de la hausse d’hier», a estimé Koichi Kawata, courtier à Yamatane Securities. «Les gains se sont ensuite érodés et le Nikkei a terminé en baisse, les investisseurs restant préoccupés par les fluctuations des marchés à New York, a ajouté M. Kawata. Les valeurs technologiques sont celles qui ont baissé le plus». Le volume des transactions est resté modéré avec 481 millions de titres changeant de mains contre 413,1 millions la veille. Le Nikkei avait également progressé au cours de la séance du matin sur la bonne nouvelle des chiffres de l’emploi en avril au Japon, ont souligné les opérateurs. Le taux de chômage au Japon est en effet tombé à 4,8 % en avril contre 4,9 % en mars, son plus haut niveau historique depuis la Seconde Guerre mondiale. Un grand nombre d’analystes s’attendaient à ce que le cap des 5 % soit franchi. NTT DoCoMo Inc. a abandonné 150 000 yens, soit 5,3 %, à 2,7 millions de yens, sur des informations selon lesquelles la plus grande compagnie de téléphonie mobile japonaise était en discussion avec des compagnies de télécoms américaines et sud-coréennes. «Les investisseurs se demandent comment NTT DoCoMo va se procurer l’argent nécessaire à ces investissements», a indiqué Tatsuo Kurokawa, analyste senior à Nomura Securities.
Le dollar est resté confiné hier dans d’étroites limites à Beyrouth, sur un marché un peu tourné vers les placements en livre libanaise mais parfois réticent à l’offre en attendant le déploiement des forces de l’ordre dans les régions libanaises évacuées par les troupes d’occupation israéliennes. Dans ce contexte, l’action de la Banque du Liban (BDL), qui s’est déclarée toujours prête à acheter le billet vert à 1501,00 LL et à le vendre à 1 514,00 LL, a servi non seulement à le faire fixer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier, mais à le faire négocier finalement entre 1 509,00 et 1 510,00 LL, sans aucun changement par rapport à la veille. Plus tôt dans la matinée, le dollar, qui avait ouvert entre 1508,00 et 1 510,00 LL, était tombé passagèrement...