À 15 jours du début du championnat d’Europe des nations de football, la France ira peaufiner ses réglages, demain à Zagreb, contre le troisième de la dernière Coupe du monde, la Croatie, un solide banc d’essai pour une préparation haut de gamme. Le groupe France, fort de 18 champions du monde, se présente cependant sous la forme d’un bloc homogène, aux automatismes bien rodés avec un indéniable plus au niveau des attaquants, son petit point faible en 1998 malgré le titre mondial. Roger Lemerre, qui n’a pas encore choisi son option, avoue être «titillé» par une formule encore plus offensive que le schéma habituel avec deux récupérateurs, trois milieux offensifs et une pointe. De toute façon, le sélectionneur n’a pas choisi la facilité avec la Croatie, une équipe qui n’a connu qu’une seule défaite lors de ses dix derniers matches, contre la France justement (3-0). Même l’Allemagne et l’Espagne n’ont pu faire mieux que match nul. Le sélectionneur n’est cependant pas obnubilé par le résultat de ce match, à l’inverse de son collègue croate Miroslav Blazevic qui en fait une affaire d’État pour «punir l’arrogance française». Ce déplacement à Zagreb s’inscrit tout naturellement dans la droite ligne de la préparation du match du 11 juin contre le Danemark, marquant l’entrée en lice de la France à l’Euro. Mais, comme le sélectionneur n’a jamais voulu mettre la charrue avant les bœufs, il entend «laisser revenir doucement ceux qui étaient en difficulté», c’est-à-dire les joueurs relevant de blessure qui ne joueront pas en Croatie (Djorkaeff, Dugarry et Candela). Nombreuses possibilités en attaque En fait, même si, fidèle à son habitude, le sélectionneur ne cite aucun nom, il est impatient de revoir à l’œuvre l’association Zidane-Anelka qui avait donné un véritable récital de football dans le temple de Wembley (2-0) contre l’Angleterre. Dans la mesure «où les défenseurs resteront les mêmes dans la globalité», ils ont suffisamment donné de gages de sécurité, et le véritable choix se situera au niveau de l’option offensive. En Islande, au début des qualifications pour l’Euro, Roger Lemerre avait osé aligner un seul récupérateur, trois milieux offensifs et deux attaquants. «C’est le match où l’on a eu le plus de ballons», se rappelle-t-il aujourd’hui. Le pari serait d’autant plus audacieux que la France a conquis son titre mondial en misant avant tout sur son bloc défense, qui n’a pas changé, et sur un gros milieu récupérateur à vocation plutôt défensive. «L’équipe a plus d’assurance quand elle s’aligne avec trois, voire quatre joueurs offensifs», estime Lemerre. La gamme de possibilités est vaste devant avec cinq joueurs de classe mondiale à vocation offensive ayant chacun ses particularités. Cela ouvre la porte à bien des combinaisons. Roger Lemerre a déjà son idée. Maintenant qu’il a son groupe au complet, il lui reste quatre rencontres (en comptant le match d’entraînement contre une sélection de D2 croate lundi matin) pour mettre ses pions en place. Mais le sélectionneur se réserve encore «la possibilité d’appeler quelqu’un dans sa liste» d’ici au 1er juin, même si aucun des joueurs actuels n’est blessé. En clair, le match de Zagreb sera loin d’être une aimable mise en jambes.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats À 15 jours du début du championnat d’Europe des nations de football, la France ira peaufiner ses réglages, demain à Zagreb, contre le troisième de la dernière Coupe du monde, la Croatie, un solide banc d’essai pour une préparation haut de gamme. Le groupe France, fort de 18 champions du monde, se présente cependant sous la forme d’un bloc homogène, aux automatismes bien rodés avec un indéniable plus au niveau des attaquants, son petit point faible en 1998 malgré le titre mondial. Roger Lemerre, qui n’a pas encore choisi son option, avoue être «titillé» par une formule encore plus offensive que le schéma habituel avec deux récupérateurs, trois milieux offensifs et une pointe. De toute façon, le sélectionneur n’a pas choisi la facilité avec la Croatie, une équipe qui n’a connu qu’une seule défaite lors...