L’évocation des Pacers d’Indiana fait invariablement penser à Reggie Miller, voire au mythique Larry Bird qui prendra sa retraite de coach à la fin de la saison. Pourtant, cette année, la meilleure équipe de la côte est, qui va tenter d’accéder à sa première finale nationale en venant à bout du syndrome new-yorkais, compte avec Jalen Rose une autre figure de premier plan. Le nom de ce garçon de 27 ans, entré en NBA depuis cinq saisons, n’est pas a priori une référence pour le grand public. Ce meneur arrière de 2,03 m s’est pourtant révélé comme le meilleur scoreur de la franchise d’Indianapolis en saison régulière, à plus de 18 points par match. Une moyenne offensive à laquelle Rose a ajouté près de 5 rebonds et 4 passes décisives à chaque sortie. Autant parler d’une véritable révélation, devenue cauchemar pour les Sixers de Philadelphie qui lui ont concédé 70 points lors des premiers matches de leur demi-finale de Conférence face aux Pacers. Ancien membre du fameux Fab Five de Michigan, Jalen Rose a pourtant longtemps déçu tous ses fans avant d’exploser aujourd’hui au grand jour. Cet enfant des ghettos de Detroit, entré dans la carrière pro avec les Denver de Nuggets, ne s’est jamais réellement imposé dans le Colorado et a souvent été considéré comme inclassable. Chambreur, provocateur, il semblait figé dans un rôle d’espoir déçu. Son arrivée aux Pacers, en même temps que la prise de fonction de Larry Bird, ont finalement relancé sa carrière après un exercice 1998-99 brouillé par le lock-out. Au point qu’aujourd’hui, Jalen Rose, qui a enfin accepté de glisser sur un poste d’arrière ailier, est devenu un élément incontournable, concerné par la défense, et All Star en puissance. Indiana pourrait rapidement tirer le plus grand bénéfice de l’éclosion de sa nouvelle fleur, Jalen Rose. Portland reprend la main Les Blazers ont spectaculairement annulé l’avantage du terrain dont bénéficiaient les Lakers en cas de septième manche décisive. Après un premier revers à L.A., Portland l’a en effet emporté de 29 points lors du deuxième match de la finale de la Conférence ouest, infligeant du même coup aux Californiens leur première défaite à domicile depuis le début des play-offs et la plus large jamais concédée par les Lakers depuis leur installation au bord de la baie des Anges, il y a 40 ans. La Dream Team de l’Oregon bénéficie maintenant de deux matches à domicile cette semaine (vendredi et dimanche) pour creuser l’écart. Grâce à une défense acharnée, elle a semble-t-il trouvé la bonne formule afin de faire douter les favoris pour le titre en contenant le tandem O’Neal-Bryant à 35 points seulement. Triste recordman des fautes techniques (8 expulsions dans la même saison), Rasheed Wallace a par ailleurs démontré en empilant 29 points et 12 rebonds qu’il pouvait aussi être un joueur offensif de première force aux côtés de Scottie Pippen et Steve Smith. Les Lakers sont maintenant dos au mur. À l’Est, Indiana retrouve New York comme la saison dernière. Pour leur cinquième finale de Conférence en sept ans, les Pacers, qui n’ont jamais disputé la finale nationale après un quart de siècle d’existence, comptent bien cette fois sortir de la route des Knicks, vainqueurs en six manches lors du précédent affrontement. Face à des New-Yorkais émoussés par leur combat contre Miami, le premier duel disputé à Indianapolis a d’ailleurs souri aux locaux (102-88) grâce à une grosse partie de l’obscur Austin Croshere. Sorti du banc, cet ailier de 25 ans a doublé sa moyenne habituelle de points sur la saison et battu tous ses records personnels pour finir meilleur marqueur des Pacers (22 points), devant Reggie Miller et Jalen Rose. À la sortie, New York concède plus de 100 points pour la première fois depuis deux ans en play-offs. Rappelons que, grâce à son statut de numéro un de la saison régulière, Indiana bénéficiera de l’avantage du terrain si cette série va jusqu’à son terme.
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