L’Iran a fourni un soutien au mouvement islamiste extrémiste turc Hizbullah, soupçonné d’implication dans des centaines de meurtres, selon l’acte d’accusation élaboré contre 15 de ses membres par la Cour de sûreté de l’État de Diyarbakir (sud-est de la Turquie). L’acte d’accusation de 180 pages réclame la peine de mort à l’encontre de 13 accusés pour «tentative de renverser l’ordre établi», et jusqu’à 15 ans de prison pour les deux autres pour «appartenance à une organisation armée», a indiqué l’agence Anatolie. La date du procès n’a pas encore été fixée. Selon l’acte d’accusation, le chef du Hizbullah, Huseyin Velioglu, tué lors d’une fusillade avec la police à Istanbul en janvier, a «eu des contacts avec les Gardiens de la révolution (Pasdaran) en Iran, s’est plusieurs fois rendu dans ce pays où il a reçu un entraînement militaire et politique». «Il est impossible de dire que l’Iran a fourni seulement un soutien militaire et politique au Hizbullah», précise le texte, suggérant que le groupe a également bénéficié d’un appui financier du régime de Téheran. À la suite de la fusillade d’Istanbul, une vaste opération de police avait été lancée, menant à l’interpellation de centaines de personnes et à la découverte un peu partout en Turquie d’une soixantaine de cadavres de victimes supposées de cette organisation dans des fosses communes. «La politique iranienne d’exporter la révolution (islamique) a été mise en application avec le soutien donné aux mouvements pro-iraniens dans les pays du Proche-Orient», souligne l’acte d’accusation, ajoutant que les missions diplomatiques dans les pays visés étaient utilisées comme des «centres d’opération». Parmi les 13 accusés risquant la peine capitale figurent Edip Gumus et Cemal Tutar, deux commandants du groupe. La police turque considère que le Hizbullah est responsable d’environ 500 assassinats commis depuis sa création, au début des années 80. Selon les autorités turques, il avait pour objectif de renverser le régime laïc pour instaurer un pouvoir islamiste. Le Hizbullah turc a été fondé dans le sud-est du pays avec pour principal but de combattre les rebelles kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui luttaient pour un État kurde indépendant dans cette région. Ces accusations interviennent au moment où la tension est montée entre Ankara et Téhéran, la presse turque s’étant lancée dans une grande campagne mettant en cause l’Iran dans les meurtres de personnalités pro-laïques en Turquie dans les années 90, à la suite de la récente arrestation de leurs meurtriers présumés. La presse iranienne avait protesté contre des propos du Premier ministre turc Bülent Ecevit qui a accusé Téhéran, le 17 mai, de vouloir exporter la révolution islamique vers la Turquie, pays musulman mais à l’État laïc
L’Iran a fourni un soutien au mouvement islamiste extrémiste turc Hizbullah, soupçonné d’implication dans des centaines de meurtres, selon l’acte d’accusation élaboré contre 15 de ses membres par la Cour de sûreté de l’État de Diyarbakir (sud-est de la Turquie). L’acte d’accusation de 180 pages réclame la peine de mort à l’encontre de 13 accusés pour «tentative de renverser l’ordre établi», et jusqu’à 15 ans de prison pour les deux autres pour «appartenance à une organisation armée», a indiqué l’agence Anatolie. La date du procès n’a pas encore été fixée. Selon l’acte d’accusation, le chef du Hizbullah, Huseyin Velioglu, tué lors d’une fusillade avec la police à Istanbul en janvier, a «eu des contacts avec les Gardiens de la révolution (Pasdaran) en Iran, s’est plusieurs fois...
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