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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : retour à l'équilibre

L’achèvement du retrait israélien des territoires libanais occupés sans le moindre incident grave dans les régions évacuées a été bien accueilli par le marché des changes de Beyrouth. En effet, le dollar, de recherché qu’il était depuis le 10 avril, est devenu plutôt offert hier, dispensant la Banque du Liban (BDL) à le vendre comme ce fut le cas depuis plusieurs semaines afin de préserver la stabilité monétaire et rétablir l’équilibre rompu entre l’offre et la demande en livre libanaise. Mais après que la BDL eut maintenu sa fourchette d’intervention en l’état comme auparavant, entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le billet vert a dû clôturer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. De leur côté, et compte tenue de l’évolution du mouvement de l’offre et de la demande en cette monnaie, les établissements de crédit ont été amenés à la négocier pour la première fois depuis un mois et demi à des cours inférieurs au haut de la fourchette d’intervention de la BDL, soit finalement entre 1 511,00 et 1 512,00 LL, après un départ entre 1 513,50 et 1 514,50 LL, ont indiqué les cambistes. Et d’ajouter que le volume d’affaires de la journée d’hier aurait atteint quelque dix millions de dollars, entièrement traités par les banques de la place à l’achat et à la vente dans un marché équilibré de lui-même sans aucune intervention de la BDL. Dollar résistant face à un euro hésitant À l’étranger, l’euro est resté arrimé tout près du seuil de 0,91 dollar sur les marchés des changes internationaux, à la veille d’une décision cruciale sur les taux d’intérêt de la Banque centrale européenne (BCE) aujourd’hui, tandis que la livre sterling demeurait très faible face au billet vert sans espoir d’une hausse des taux britanniques à court terme. L’euro continuait de présenter des signes de résistance depuis près de deux semaines et demie, profitant de l’attente des investisseurs concernant la décision de la BCE sur les taux aujourd’hui, indique-t-on hier dans les milieux cambistes. Et d’ajouter que le 27 avril, celle-ci avait remonté son principal taux d’intérêt (le refi) d’un quart de point en pourcentage à 3,75 %, avant de faire une pause le 11 mai et de le laisser inchangé. Pourtant, les analystes ont été partagés hier sur la question des taux européens, certains estimant que la BCE remontera ses taux aujourd’hui d’un quart de point en pourcentage à 4,00 %, après que la Bundesbank eut lancé hier un cri d’alarme à propos de l’euro. Cette dernière a estimé dans son rapport mensuel que la sous-évaluation de l’euro était telle qu’elle mettait en danger la crédibilité de la devise européenne, invitant les instances monétaires à agir incessamment. D’autres, s’appuyant sur le contexte économique en Europe et les risques inflationnistes encore limités, croyaient que la BCE n’a pas besoin de resserrer sa politique monétaire cette fois encore, Cette conviction a été renforcée après l’annonce hier par l’Office fédéral des statistiques de Wiesbaden que l’indice des prix à la production en Allemagne n’a augmenté que de 0,4 % le mois dernier, portant sa hausse annuelle à 2,1 % contre 2,4 % en mars et février. De plus, les opérateurs ont été un peu déçus que l’euro n’ait pas réussi à profiter des turbulences sur les marchés boursiers américains depuis le début de la semaine, voyant les chances de progression de la monnaie européenne au-dessus de 0,91 dollar très limitées par la reprise hier de l’indice composite Nasdaq et du Dow Jones des industrielles peu après l’ouverture. De son côté, la livre sterling a poursuivi sa chute face au billet vert, attribuée par les analystes en partie à la puissance du dollar et en partie aux chiffres sur la croissance britannique au premier trimestre. Ce chiffres ont montré hier que les dépenses de consommation continuaient de ralentir, repoussant par cela les chances d’un resserrement du crédit par le comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre à court terme. Cela étant, le dollar ne tardait pas à présenter une certaine résistance face à la vigueur de l’euro tout en faisant preuve de fermeté face aux autres grandes monnaies, se négociant à New York comme suit : – 0,9075 pour un euro contre 0,9070, la veille – 1,4765 pour un sterling contre 1,4770 – 2,1550 D.M. contre 2,1565 – 7,2280 FF contre 7,2320 – 1,7210 FS contre 1,7215 – 2 133,65 lires contre 2 134,80 – 107,85 yens contre 106,55. Bourse de Beyrouth : marché stationnaire à la Bourse de Beyrouth, si l’on exclut une application hors Bourse portant sur 62 336 actions au porteur des Ciments blancs à 1 25/32 dollar chacune, le marché continuait à être déserté par les opérateurs qui se sont contentés de négocier quelques titres de Solidere, de la Byblos Bank et de la Bank of Beirut à leurs derniers cours de la veille. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées s’est maintenu invariablement à 67,47 points ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires à 155,51 points. Pour ce qui est de l’activité de la cote, elle a porté sur 30 105 actions négociées en Bourse d’une valeur de 163 018 dollars et 62 336 actions des Ciments blancs d’une valeur de 111 036 dollars traitées hors Bourse. Volatilité de Wall Street Sur les places boursières internationales, les valeurs technologiques et traditionnelles cotées sur le Nasdaq et à Wall Street sont reparties à la hausse hier, au lendemain de leurs pertes de la veille. Ces deux catégories de valeurs ont été soutenues par des rachats de découvert ainsi que par une chasse aux bonnes affaires, indique-t-on dans les salles de marché. De plus, les valeurs traditionnelles ont trouvé appui dans l’annonce du rachat par la compagnie aérienne United Airlines (UAL) de sa concurrente US Airways pour 11,6 milliards de dollars, dont 4,3 milliards au comptant. Cette opération n’a pas tardé à valoriser US Airways à 60 dollars par titre, lequel progressait en conséquence de 22 11/16 à 49,00 dollars, soit un bond de 86 %. Mais UAL a perdu en conséquence 10 1/4 dollars à 50 1/8 dollars (-17 %). Cette fusion a redonné un peu de cœur aux marchés boursiers américains qui sont toujours préoccupés par les perspectives de hausse des taux de la Réserve fédérale (Fed) et leurs conséquences sur l’économie américaine et les résultats des sociétés. Un ralentissement de la croissance, s’il permettrait de juguler l’inflation, ferait baisser les bénéfices des entreprises, fait-on remarquer dans les milieux boursiers. Compte tenu de toutes ces considérations, le Nasdaq n’a pas pu préserver tous ses gains, se maintenant autour de la barre des 3 200 points, alors que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles est remonté d’un plus bas à 10 364,13 points à un plus haut à 10 542,20 points, avant d’afficher en préclôture 10 519,50 points, en hausse à 97,23 points sur la veille. Les Bourses européennes en baisse La majorité des Bourses européennes a terminé en baisse mercredi, les technologiques, médias et télécoms (TMT) continuant de pâtir du repli de la faiblesse du Nasdaq. La Bourse de Paris a fini sur un repli de 1,98 %, Francfort a perdu 1,34 % mais Londres s’est distinguée en gagnant 0,52 %. Milan a cédé 1,39 %. Amsterdam a abandonné 0,29 % et Madrid 0,36 %. Les Bourses de Bruxelles, qui a pris 0,07 %, et Zurich, en hausse de 0,26 %, ont résisté à la baisse générale. L’indice Eurotop 300 a cédé 0,93 % et l’Euro Stoxx, limité aux valeurs de la zone euro, a perdu 1,62 %. «Tout est déterminé par les États-Unis. Les mouvements en Europe sont incertains tant que Wall Street n’est pas ouverte», a noté Jerry Evans d’Enskilda Securities. La crainte d’une nouvelle hausse des taux d’intérêt américains et les interrogations sur la valorisation des valeurs technologiques ont pesé sur le marché. Les titres des fabricants de téléphone mobile Nokia et Ericsson ont été parmi les plus malmenés de l’Euro Stoxx, perdant respectivement près de 4 % et 7 %. Deutsche Telekom a abandonné 3,58 %, Vivendi 2,83 % et France Télécom 5,03 %. Bouygues a plongé de 7,68 %, les spéculations sur sa filiale Bouygues Télécom s’évanouissant alors que se profile une alliance avec l’italien Telecom Italia pour tenter d’obtenir une licence UMTS en France. En revanche, Vodafone AirTouch a pris 1,84 %. ST Microelectronics a chuté de 9,45 % à 58 euros. Depuis son plus haut de l’année de 76,9 euros touché le 9 février, le spécialiste des semi-conducteurs a perdu près de 25 %. Aux médias, Carlton Communications a avancé de 2,42 % après avoir annoncé une solide croissance de ses recettes publicitaires au premier trimestre et une hausse de 4 % de son bénéfice imposable avant coûts liés au numérique à 171 millions de livres. Le groupe a annoncé la création d’une coentreprise de 250 millions d’euros dans l’Internet et la télévision avec TF1, Kirch, Mediaset et Telecinco. TF1 a perdu 6,69 %, Canal Plus 2,17 % mais BSkyB a pris 10,87 %. Tokyo : rechute du Nikkei Le principal indice de la Bourse de Tokyo a terminé mercredi près de son plus bas de ces douze derniers mois, le nouveau recul du Nasdaq mardi à New York ayant lourdement affecté les valeurs de haute technologie telles que Sony Corp. L’indice Nikkei a fini sur une forte baisse de 274,29 points, soit 1,68 %, à 16 044,44, après être sporadiquement passé durant la séance sous l’importante barre psychologique des 16 000 points, pour la première fois depuis le 31 mai 1999. À Osaka, le contrat juin sur Nikkei a quant à lui perdu 290 points, à 5 930. L’indice Topix de l’ensemble des valeurs de la première section de la cote accuse un recul de 14,91, soit 0,98 %, à 1 504,93. «Les valeurs japonaises high tech avaient monté dans le sillage de leurs homologues américaines, et il est donc inévitable qu’elles soient affectées par les pertes du Nasdaq. Un véritable redressement dépend en grande partie du marché US», a constaté l’analyste Tetsuya Ishijima, d’Okasan Securities. Après la chute de 5,93 % mardi de l’indice américain Nasdaq des technologiques, au plus bas depuis novembre dernier, les boursiers nippons craignent que, pour couvrir leurs pertes aux États-Unis, des investisseurs américains ne procèdent à des ventes supplémentaires sur leur portefeuille d’actions japonaises.
L’achèvement du retrait israélien des territoires libanais occupés sans le moindre incident grave dans les régions évacuées a été bien accueilli par le marché des changes de Beyrouth. En effet, le dollar, de recherché qu’il était depuis le 10 avril, est devenu plutôt offert hier, dispensant la Banque du Liban (BDL) à le vendre comme ce fut le cas depuis plusieurs semaines afin de préserver la stabilité monétaire et rétablir l’équilibre rompu entre l’offre et la demande en livre libanaise. Mais après que la BDL eut maintenu sa fourchette d’intervention en l’état comme auparavant, entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le billet vert a dû clôturer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. De leur côté, et compte tenue de l’évolution du...