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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : dollar recherché

Le dollar a continué à être recherché hier à Beyrouth, dans un marché dépourvu du moindre intérêt à l’offre en dehors de la Banque du Liban (BDL) toujours soucieuse de maintenir la stabilité monétaire dans le pays. En se déclarant ainsi prête à vendre le billet vert à 1 514,00 LL et à l’acheter à 1 501,00 LL, la BDL est parvenue à le faire clôturer invariablement au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Mais compte tenu de la réticence de l’offre et de la persistance d’une certaine demande en cette monnaie, les établissements de crédit ont été amenés à s’approvisionner en dollars pour le compte de leurs clients auprès de la BDL et naturellement au haut de sa fourchette d’intervention, ont indiqué les cambistes. Selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires de la journée aurait atteint quelque quinze millions de dollars, en grande partie placés à la vente par la BDL à 1 514,00 LL. L’euro toujours soutenu face au dollar À l’étranger, l’euro est resté bien soutenu face au dollar hier, sur les marchés des changes internationaux grâce à des spéculations sur une hausse des taux d’intérêt de la Banque centrale européenne (BCE) lors de la réunion demain de son conseil des gouverneurs, et tout en profitant d’un accès de faiblesse du billet vert. De l’avis unanime des cambistes, l’euro se tient un peu mieux depuis quelques jours dans la perspective d’une hausse des taux européens d’un quart de point en pourcentage à 4,00 %. Selon d’autres analystes, l’euro a profité également de la nervosité des marchés financiers autour du dollar, alimentée par des spéculations sur les risques d’une nouvelle hausse des taux américains le mois prochain et leur impact négatif sur la croissance de l’économie aux États-Unis. «La crainte que la Réserve fédérale américaine (Fed) continue à augmenter ses taux d’intérêt, poussant l’économie et les marchés des actions à la baisse, ont rendu les opérateurs plus prudents dans leurs achats de titres libellés en dollar», a indiqué le stratégiste de la BankAmerica. D’autres analystes ont estimé de leur côté que l’euro a aussi été largement sous-évalué ces derniers temps face au dollar, entraînant une correction naturelle de ses cours. Le billet vert s’est affaibli aussi face au yen, ce dernier étant toujours soutenu par les commentaires du gouverneur de la Banque du Japon, Masaru Hayami, qui a estimé vendredi dernier que le Japon pourrait abandonner sa politique de taux zéro. Quant à la livre sterling, elle a battu hier un nouveau record à la baisse face au dollar, au plus bas depuis le 18 avril 1994, après des déclarations du gouverneur de la Banque d’Angleterre Eddie George, qui a refusé d’exclure de nouvelles hausses des taux d’intérêt. La monnaie britannique s’est dépréciée au cours des dernières semaines en raison de l’opinion, de plus en plus répandue sur les marchés, que la Banque d’Angleterre pourrait ne plus relever ses taux d’intérêt d’ici à la fin de l’année. Celle-ci n’a pas resserré sa politique monétaire depuis février dernier. Interrogé devant la commission du Trésor de la Chambre des communes pour savoir si l’on pouvait considérer que les taux d’intérêt ne monteraient plus, M. George a répondu «certainement pas». Compte tenu de toutes ces considérations, le dollar s’est montré généralement faible face aux autres grandes monnaies, à l’exception toutefois du sterling, se négociant à New York comme suit : – 0,9060 pour un euro contre 0,9025, la veille – 1,4765 pour un sterling contre 1,4920 – 2,1595 DM contre 2,1665 – 7,2420 FF contre 7,2665 – 1,7255 FS contre 1,7215 – 2 137,65 lires contre 2 144,95 – 106,65 yens contre 107,10. Bourse de Beyrouth : en baisse À la Bourse de Beyrouth, la tendance s’est ressentie hier de la baisse des actions C de la Byblos Bank et B de Bou Khalil Markets, dans un marché autrement stable sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a abandonné 0,52 % à 67,47 points, ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires qui a perdu 0,13 % à 155,51 points. Ce mouvement s’est produit hier dans un marché toujours faible quoique relativement plus étoffé que ces derniers jours avec 74 740 actions négociées d’une valeur globale de 259 730 dollars. Wall Street : incertitude et hésitation Sur les places boursières internationales, les marchés américains se sont montrés hésitants et irréguliers hier, avec leurs deux principaux indices, le Nasdaq et le Dow Jones des industrielles (DJIA), qui ont stationné dans le rouge pendant une grande partie de la journée juste sous leur niveau de démarrage. Certes, la tendance générale est restée très incertaine, à l’image de la séance de la veille qui avait vu les principaux indices reculer fortement en début de séance avant de limiter leurs pertes en clôture. Les analystes estiment que la tendance à la déprime va se poursuivre tant que l’incertitude se maintiendra sur l’évolution des taux d’intérêt de la Fed dans les mois à venir. C’est ainsi qu’après un début de séance stable, le Nasdaq a repris le chemin de la baisse repassant sous le seuil des 3 300 points, ainsi que le DJIA qui est retombé d’un plus haut à 10 557,45 points à un plus bas à 10 472,98 points avant d’afficher en préclôture 10 488,86 points, en baisse de 53,69 points sur la veille. Rebond des Bourses européennes Les marchés d’actions européens ont clôturé en légère hause mardi, à la faveur d’un rebond des valeurs de la nouvelle économie, mais le marché est resté nerveux, à l’image de Wall Street, sur fond de craintes persistantes au sujet des taux d’intérêt. La Bourse de Paris a terminé sur un gain de 0,89 %. Londres a progressé de 0,85 % et Francfort de 0,21 %. Amsterdam a gagné 0,39 %, Madrid 0,52 %, Bruxelles 0,45 %, % Milan 2,18 % et Zurich 1,48 %. Mais le léger rebond enregistré par les indices européens a illustré la fragilité du marché, marqué toute la journée par une grande irrégularité. L’Eurotop 300 paneuropéen a pris 0,45 % et l’Euro Stoxx 50 des valeurs vedettes de la zone euro 0,8 %. «Tout le monde s’observe, attendant de voir qui va franchir le pas le premier, a commenté Doug Myers, de Wachovia Securities, à Atlanta. Il y a beaucoup d’inquiétude». «C’est le marché américain qui hypnotise toujours (les investisseurs européens)», a résumé Jerry Evans, «stratégiste» chez Enskilda Securities, à Londres. La plupart des valeurs du segment TMT (technologiques, médias, télécoms), qui ont senti lundi passer le vent du boulet, ont regagné du terrain. Aux indices sectoriels européens DJ Stoxx, les télécoms ont regagné 2,6 %, les médias 0,67 % et les technologiques 2,72 %. Toutefois, Lehman Brothers a estimé que le marché «n’accorde pas assez d’attention au facteur risque» et qu’il était conseillé de rester surpondéré sur les valeurs à croissance régulière et à faible risque. La banque d’affaires a cité les valeurs financières, pétrolières, ainsi que l’alimentation et les boissons. Aux télécoms, Deutsche Telekom a mené la danse parmi les valeurs de la zone euro, avec un gain de 4,54 % à 58,30 euros. France Telecom a progressé de 3,62 % à 137,30 euros. Le câblo-opérateur néerlandais UPC, qui avait plongé de 12,8 % lundi après l’annulation d’une acquisition prévue, a fini en hausse de 13,82 %. Tokyo : marché toujours faible La Bourse de Tokyo a clôturé en baisse pour le cinquième jour consécutif mardi, les valeurs récemment en vogue de la haute technologie ayant été affectées par le nouveau repli du marché américain du Nasdaq. L’indice Nikkei 225 a perdu 67,28 points, soit 0,41 %, à 16 318,73, un plus bas depuis onze mois. «Le Nikkei et le Topix semblent prêts pour une reprise, mais le marché manque d’énergie étant donné l’instabilité du Nasdaq. Tout dépend d’une reprise du marché américain qui, je le crains, pourrait prendre des semaines», a estimé Hiroyuki Nakai, de Nippon Global Securities. L’indice Topix a cédé 2,65 points, soit 0,17 %, à 1 519,84, des achats à bon compte de dernière minute lui ayant permis de remonter par rapport à un plus bas depuis octobre de 1 503,61. Le contrat juin sur indice Nikkei a abandonné 80 points à 16 220. «Étant donné les fondamentaux japonais, il n’est pas normal que le Nikkei tombe sous 16 000 ou que le Topix enfonce les 1 500», a déclaré Hidenori Kawasaki, de Kokusai Securities. Les investisseurs manquent encore de confiance pour acheter étant donné les fortes ventes des étrangers. L’investisseur Internet Softbank a reculé de 7,20 % à 15 400 yens, après avoir perdu 12 % environ à un moment. La vedette de la haute technologie Sony Corp a cédé 2,70 %. Ces deux titres sont particulièrement sensibles aux mouvements des marchés américains, étant les préférés des investisseurs étrangers. En outre, Softbank a massivement investi dans plusieurs sociétés Internet cotées sur le Nasdaq, ce qui explique aussi sa vulnérabilité face aux mouvements de l’indice de la haute technologie.
Le dollar a continué à être recherché hier à Beyrouth, dans un marché dépourvu du moindre intérêt à l’offre en dehors de la Banque du Liban (BDL) toujours soucieuse de maintenir la stabilité monétaire dans le pays. En se déclarant ainsi prête à vendre le billet vert à 1 514,00 LL et à l’acheter à 1 501,00 LL, la BDL est parvenue à le faire clôturer invariablement au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Mais compte tenu de la réticence de l’offre et de la persistance d’une certaine demande en cette monnaie, les établissements de crédit ont été amenés à s’approvisionner en dollars pour le compte de leurs clients auprès de la BDL et naturellement au haut de sa fourchette d’intervention, ont indiqué les cambistes. Selon ces mêmes milieux, le volume...