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Actualités - Chronologie

Cyclisme - Giro (9e étape) Casagrande creuse l'écart

L’Italien Francesco Casagrande, de l’équipe Vini Caldirola, a remporté détaché la neuvième étape du Tour d’Italie cycliste, hier, dans la station d’Abetone en Toscane. L’Italien Marco Pantani, qui effectue sa course de rentrée dans ce Giro, a perdu près de sept minutes dans cette première arrivée au sommet. Casagrande a endossé le maillot rose de leader après cette étape de 138 kilomètres qui escaladait le difficile col de San Pellegrino in Alpe puis l’Abetone. Le coureur toscan a creusé des écarts importants en attaquant à l’approche du sommet du San Pellegrino, à une trentaine de kilomètres de l’arrivée. Il a repoussé ses premiers poursuivants à plus d’une minute et demie. L’Italien Stefano Garzelli a réglé ce petit groupe devant ses compatriotes Dario Frigo, Gilberto Simoni et Danilo Di Luca. L’Italien Ivan Gotti et le Russe Pavel Tonkov, deux autres des favoris du Giro, ont terminé dans ce groupe. L’Italien Paolo Savoldelli a cédé plusieurs minutes alors que le porteur du maillot rose, l’Espagnol Jose Enrique Gutierrez, a perdu près de sept minutes. L’Italien Cristian Moreni, porteur du maillot rose pendant trois jours durant la première semaine, a abandonné sur chute au cours de cette étape. Les équipes cyclistes italiennes ont menacé lundi d’une révolte les organisateurs du Tour d’Italie si ces derniers ne les impliquaient pas financièrement dans leurs contrats financiers et promotionnels. La société RCS, éditrice de la Gazzetta dello Sport et organisatrice du Giro, a affirmé sa volonté de travailler avec les équipes, mais a refusé de céder à ce qu’elle nomme une «intimidation». Cette attitude n’apaisera sans doute pas l’association des équipes italiennes, l’Assogruppi, qui avait demandé une «réponse concrète» au moment du départ de l’étape de lundi. Dès le départ du Giro de Rome il y a huit jours, les douze équipes italiennes (sur vingt participantes) avaient demandé à être traitées à égalité avec leurs homologues étrangères. «Ils sont prêts à discuter... Mais ils ne discutent jamais de la réduction des droits télévisés et de la publicité», a déclaré le dirigeant de l’Assogruppi, Moreno Argentin. «Ils veulent éprouver notre force. C’est le seul sport dans le monde où 95% des coûts sont supportés par les sponsors et 5 % par les droits de retransmission. Les coureurs sont payés par nous et sans coureurs, il n’y aurait pas de cyclisme», a-t-il ajouté. Les coureurs ont déclaré dimanche dans un communiqué qu’ils ne participeraient pas aux cérémonies de départ, qu’ils ne revêtiraient pas les maillots officiels – y compris le maillot rose de leader – et qu’ils refuseraient de parler aux médias si les organisateurs n’accédaient pas à leurs demandes. Affaire Festina : procès à Lille du 23 octobre au 10 novembre Le procès de l’affaire de dopage dans le cyclisme professionnel, dite «affaire Festina», qui a ébranlé l’édition 1998 du Tour de France, se tiendra devant le tribunal correctionnel de Lille du 23 octobre au 10 novembre 2000, a annoncé hier Gérald Vinsonneau, premier procureur adjoint. Dix prévenus, dont Richard Virenque, seul coureur encore poursuivi, sont cités à comparaître pour répondre de divers délits liés au dopage, et notamment incitation et facilitation à l’usage de produits dopants à l’occasion de compétitions sportives et complicité. Le parquet de Lille ne souhaitait pas renvoyer Virenque en correctionnelle, mais le juge Patrick Keil a estimé qu’en tant que leader de l’équipe Festina, il avait une «autorité morale» sur les autres coureurs et devait donc être jugé pour complicité de facilitation et d’administration à autrui de dopants, selon un avocat du cycliste varois. Sur le banc des prévenus, Virenque, 30 ans, côtoiera cinq anciens membres de l’encadrement de l’équipe cycliste andorrane, dont Bruno Roussel, 43 ans, l’ancien directeur sportif, et Willy Voet, 54 ans, le soigneur belge dont l’interpellation le 8 juillet 1998 à la frontière franco-belge en possession de 400 flacons de produits dopants avait déclenché l’affaire.
L’Italien Francesco Casagrande, de l’équipe Vini Caldirola, a remporté détaché la neuvième étape du Tour d’Italie cycliste, hier, dans la station d’Abetone en Toscane. L’Italien Marco Pantani, qui effectue sa course de rentrée dans ce Giro, a perdu près de sept minutes dans cette première arrivée au sommet. Casagrande a endossé le maillot rose de leader après cette étape de 138 kilomètres qui escaladait le difficile col de San Pellegrino in Alpe puis l’Abetone. Le coureur toscan a creusé des écarts importants en attaquant à l’approche du sommet du San Pellegrino, à une trentaine de kilomètres de l’arrivée. Il a repoussé ses premiers poursuivants à plus d’une minute et demie. L’Italien Stefano Garzelli a réglé ce petit groupe devant ses compatriotes Dario Frigo, Gilberto Simoni et Danilo Di...