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Actualités - Chronologie

Voile - Transat en double Karine Fauconnier et Lionel Lemonchois s'envolent

Le duo Karine Fauconnier - Lionel Lemonchois (Sergio Tacchini - Itinéris) a repris hier la tête de la transat AG2R entre Lorient et Saint-Barthélémy (Antilles françaises) et progresse désormais à 7 nœuds de moyenne grâce à un vent de sud-est retrouvé après 3 jours de calme anticyclonique. La navigatrice, qui s’est décalée de quelque 40 milles (74 km) au sud de ses deux principaux concurrents pour la victoire, pointe à 564 milles (1 044 km) de l’arrivée à Gustavia. Derrière elle, l’équipage Jérémie Beyou - Pascal Bidegorry (Volkswagen Castrol) est à 25 milles, suivi à un mille par Gildas Morvan - Bertrand de Broc (Cercle vert). «Nous avons 12 à 16 nœuds de vent établi depuis la fin de la nuit, nous naviguons à 7 nœuds de moyenne (13 km/h), avec une pointe à 10, a-t-elle expliqué. Nous voulions nous décoller des deux autres car la pression était constante. Avec Lionel (Lemonchois), nous sommes plus détendus depuis que l’on est repassés en tête. Mais, à quelque 550 milles avant l’arrivée, la course n’est pas encore gagnée». Quatrièmes à 52 milles des leaders, Tanguy Lesselin - Charles Caudrelier (BCG-X-HEC) sont également descendus vers le sud pour créer la surprise. «Nous pensons que le vent est là-bas, a-t-il dit. Le trou derrière nous est suffisamment important et il n’est pas si énorme devant nous, nous sommes décidés à attaquer». Arthaud désespérée Cercle vert, resté sur la route nord, a également retrouvé du vent portant et progresse à une vitesse de six nœuds. «Nous espérons couvrir 150 milles par jour et arriver lundi dans la nuit ou mardi matin, a affirmé Bertrand de Broc. À moins de toucher dès aujourd’hui des vents plus forts». Les deux hommes, qui connaissent des problèmes d’avitaillement, ont réduit leur consommation d’eau à 1,5 litre par jour chacun. Le reste de la flotte est toujours bloqué dans les calmes. «Nous sommes dans la pétole totale depuis trois jours, c’est l’horreur, s’est exclamé Jean-Michel Hoareau (Delta Dore), 24e à plus de 1 000 milles de l’arrivée. C’est le calme plat, on se croirait en pleine Méditerranée». Si Isabelle Autissier (Yprema), 18e à 253 milles de Fauconnier, assume son choix du sud – «il paraissait logique, on ne comprend pas pourquoi cela n’a pas payé» –, Florence Arthaud (Fleury Michon) désespère d’avoir cru aux informations des routeurs avant le départ. «Ça commence à devenir carrément pas très rigolo. On n’avance pas, on n’avance pas, c’est un drame ! On se traîne entre 1,5 et 3 nœuds. C’est l’enfer», a commenté Florence Arthaud avec humour. «Avec Philou (Philippe Poupon, son coéquipier), nous avons l’impression de revivre les transats que nous faisions il y a vingt ans sans info météo. Depuis le début, routeurs et ordinateurs nous disent que cela va passer au sud. Il faut qu’on arrête de regarder les ordinateurs et qu’on réfléchisse avec notre tête et nos sens», a-t-elle ajouté.
Le duo Karine Fauconnier - Lionel Lemonchois (Sergio Tacchini - Itinéris) a repris hier la tête de la transat AG2R entre Lorient et Saint-Barthélémy (Antilles françaises) et progresse désormais à 7 nœuds de moyenne grâce à un vent de sud-est retrouvé après 3 jours de calme anticyclonique. La navigatrice, qui s’est décalée de quelque 40 milles (74 km) au sud de ses deux principaux concurrents pour la victoire, pointe à 564 milles (1 044 km) de l’arrivée à Gustavia. Derrière elle, l’équipage Jérémie Beyou - Pascal Bidegorry (Volkswagen Castrol) est à 25 milles, suivi à un mille par Gildas Morvan - Bertrand de Broc (Cercle vert). «Nous avons 12 à 16 nœuds de vent établi depuis la fin de la nuit, nous naviguons à 7 nœuds de moyenne (13 km/h), avec une pointe à 10, a-t-elle expliqué. Nous voulions nous...