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Actualités - Chronologie

Cyclisme - Tour d'Italie Le cyclisme en quête de pardon(photo)

La bénédiction de Jean-Paul II donne le ton à la 83e édition du Giro qui part, aujourd’hui, de Rome, avec plusieurs de ses favoris en quête de pardon après les récentes affaires qui ont touché le peloton italien. Qu’ils s’appellent Ivan Gotti, Francesco Casagrande, Paolo Savoldelli, trois des prétendants italiens les plus sérieux au maillot rose, ou Marco Pantani, dont le retour après une longue absence relance l’intérêt du Giro, tous ont pour point commun d’avoir eu leurs noms cités dans ces affaires qui défrayent régulièrement la chronique. Dans la péninsule, plusieurs juges s’intéressent de près au cyclisme et les enquêtes continuent à courir. Pour le peloton italien, majoritaire dans les vingt équipes de neuf coureurs qui forment le plateau de la course rose, le Giro offre l’opportunité d’une reconquête. Le public, pour autant, semble avoir déjà pardonné au plus célèbre des champions italiens. Pantani, privé d’une deuxième victoire l’an passé par un contrôle sanguin à la veille de l’arrivée, a reçu maints encouragements dans sa retraite de Cesenatico pour surmonter sa crise morale. «Le Pirate», cheveux ras et petite barbiche, a rejoint in extremis, à la veille du départ, le peloton pour recevoir la bénédiction papale. Le mystère de sa disparition aidant, il est devenu illico l’un des grands protagonistes de l’épreuve bien qu’il ait parcouru en tout et pour tout 337 kilomètres cette saison. Contre toute logique sportive, Pantani continue à intriguer, voire à faire peur. Ses qualités exceptionnelles en montagne, augmentées ou non par l’usage de produits additifs, l’ont fait adouber depuis longtemps par Charly Gaul, l’ancien champion luxembourgeois qui incarne le mythe du grimpeur. À côté de Pantani, le régulier Casagrande (numéro deux mondial), le brillant Savoldelli (meilleur descendeur du peloton), le solide Tonkov, le constant Gotti se répartissent les premiers rôles. Mais, en l’absence des autres vedettes du peloton (Jalabert, Ullrich, Armstrong), les tifosi espèrent une révélation ou une confirmation. Pantani veut « sortir du tunnel » Après un an de tribulations et de doutes, le grimpeur romagnol a donc choisi d’effectuer son grand retour sur la course dont il avait été chassé le 5 juin dernier, maillot rose sur le dos, en raison d’un taux d’hématocrites trop élevé. Après la cérémonie papale, Marco Pantani a accepté d’expliquer sa surprenante décision, sans cacher son émotion. «J’ai pris la décision le 26 avril après une sortie d’entraînement de 260 kilomètres dans la région de San Marino. Je m’étais senti bien toute la journée et je me suis dit que c’était le moment de chercher à sortir du tunnel», a expliqué le vainqueur du Tour de France 1998. «J’ai beaucoup travaillé en pensant au Tour de France. Je pense toujours au Tour de France. Mon retour ici n’est pas un choix technique mais un choix sentimental. Je le fais pour tous les gens qui n’ont cessé de me soutenir, pour mon sponsor, pour mes parents. Je me suis dit aussi que si je ne faisais pas l’effort de revenir maintenant, je prenais le risque de ne plus être coureur. Plus le temps passait et plus mon retour était difficile». Sur sa condition physique, Marco Pantani a bien voulu admettre qu’il n’était plus celui de l’année passée et qu’il attendait de voir. La force du pape «Je garde les pieds sur terre. Évidemment, je ne suis pas dans la même condition que l’an dernier, mais il est primordial d’être de nouveau dans le peloton. Je ne sais rien ni du parcours ni de mes adversaires et je vais vivre au jour le jour. Pour le moment, je fais partie des engagés, surtout pas des favoris. Je me fixe un rendez-vous à la fin de la première semaine. Je saurai où j’en suis», a-t-il affirmé. Marco Pantani a ensuite parlé de l’émotion ressentie en présence du pape. «Quand j’étais jeune, j’ai été enfant de chœur mais maintenant je ne vais plus à la messe, je ne vois jamais un prêtre, mais le pape est une figure extraordinaire. J’étais très heureux d’être là. Quand je lui ai pris la main, à la fin, il m’a dit deux choses que je ne révélerai pas, c’est trop personnel. Il m’a transmis de la force», a-t-il déclaré avant de tirer un trait sur l’année écoulée. «Je ne veux plus parler du passé. Je pourrai dire beaucoup de choses mais je ne le ferai pas. Je suis ici pour le futur», a-t-il conclu.
La bénédiction de Jean-Paul II donne le ton à la 83e édition du Giro qui part, aujourd’hui, de Rome, avec plusieurs de ses favoris en quête de pardon après les récentes affaires qui ont touché le peloton italien. Qu’ils s’appellent Ivan Gotti, Francesco Casagrande, Paolo Savoldelli, trois des prétendants italiens les plus sérieux au maillot rose, ou Marco Pantani, dont le retour après une longue absence relance l’intérêt du Giro, tous ont pour point commun d’avoir eu leurs noms cités dans ces affaires qui défrayent régulièrement la chronique. Dans la péninsule, plusieurs juges s’intéressent de près au cyclisme et les enquêtes continuent à courir. Pour le peloton italien, majoritaire dans les vingt équipes de neuf coureurs qui forment le plateau de la course rose, le Giro offre l’opportunité d’une...