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Actualités - Chronologie

JO La flamme olympique en route pour Sydney(photo)

La flamme olympique, symbole des Jeux qui commenceront le 15 septembre à Sydney, a quitté mercredi Olympie (sud-ouest de la Grèce), son site originel, où elle a été allumée au cours d’une cérémonie très dépouillée à l’image du cadre paisible de ce haut lieu de l’Antiquité. Entourée de quinze vestales, selon la tradition antique, la comédienne grecque Thaleia Prokopiou, 28 ans, jouant le rôle de la grande prêtresse, a donné vie, agenouillée, à la torche olympique au milieu des ruines du temple d’Héra, à 12h55 locales exactement (9h55 GMT). Les dieux ont puni les organisateurs : la demi-heure de retard prise sur le programme initial a suffit pour qu’un voile opaque de nuages, très haut dans le ciel, fasse écran avec le soleil. Du coup, la flamme n’a pu être allumée selon le rituel, c’est-à-dire l’emploi d’un miroir concave emmagasinant la chaleur pour produire le feu. Le salut est venu d’un vase aux motifs antiques empli de cire allumée la veille, au cours d’une ultime répétition. Vingt minutes plus tard, sous les applaudissements de plusieurs milliers de personnes qui avaient fait le déplacement, le premier relayeur, le sauteur en hauteur grec Lambros Papakostas, s’élançait en direction de Pyrgos, la première d’une longue série d’étapes. La flamme va maintenant traverser la Grèce continentale du sud au nord pour redescendre par la mer sur Athènes, où elle sera remise officiellement le 20 mai aux dirigeants du comité organisateur des Jeux de Sydney (SOCOG), qui la convoieront par les airs le 20 mai jusqu’au parc national de Uluru Rock (centre de l’Australie), où elle arrivera le 8 juin. Nombreuses personnalités Le président du SOCOG et ministre des Jeux olympiques, Michael Knight, assistait à la cérémonie, qui a duré 1h15, de même que le gouverneur général du Commonwealth en Australie, Sir William Deane, le maire de Sydney, Franck Sartor, et le président du comité olympique australien, John Coates. Des responsables grecs étaient là eux aussi, dont Dimitris Avramopoulos, le maire d’Athènes qui accueillera les Jeux de 2004. Le Comité international olympique (CIO) était représenté par le président de la commission de coordination, Jacques Rogge. «Onze mille Australiens fiers porteront la torche. Des millions d’autres seront au bord de la route pour les saluer», a souligné M. Knight. L’arrivée de la flamme «marquera une célébration de l’Australie et de ce que signifie être Australien», a-t-il ajouté, alors que les couleurs nationales flottaient en haut d’un mât au côté du drapeau olympique et du drapeau grec. La cérémonie avait débuté dans l’imposant stade antique, dont ne subsistent que la piste, quelques blocs de pierre et un autel. Six éphèbes – de jeunes acteurs du théâtre national grec – vêtus d’une tunique plissée au ton crème, presque identique à celle portée par les vestales, y avaient interprété une danse belle et lente. Leurs figures étaient rythmées par une musique grave, inspirée de l’Antiquité et composée par la chorégraphe Maria Hors, une ancienne collaboratrice de la cantatrice Maria Callas. À l’écart de la foule, la grande prêtresse a rejoint ensuite le temple d’Héra en passant sous le tunnel voûté recouvert d’énormes blocs de pierre qui le sépare du stade. Le relais de la flamme olympique en Grèce sème la zizanie en Australie La puissante communauté grecque d’Australie a été scandalisée d’apprendre que la fille d’un membre du Comité international olympique a été préférée à une écolière australienne d’origine hellène pour être la première Australienne à porter la torche olympique mercredi en Grèce. La fille de Kevan Gosper, vice-président du CIO, Sophie, âgée de 11 ans, a été placée au tout début du relais pour recevoir la flamme des mains du champion grec de saut en hauteur, Lambros Papacostas. La flamme des Jeux de Sydney devait être allumée à Olympie en Grèce, pour un relais de 1 695 km avant de prendre l’avion à Athènes le 20 mai en direction du Pacifique Sud. Une collégienne australienne d’origine grecque, Yianna Souleles, âgée de 15 ans, avait dans un premier temps été sélectionnée pour avoir l’honneur d’être le premier citoyen australien à porter la flamme. Las, les organisateurs grecs des cérémonies en ont décidé autrement. «Je trouve que c’est une décision honteuse. En tant qu’Australien d’origine grecque, je me sens trahi par la décision de la Grèce», tempête Antonis Petrogiannis, rédacteur en chef d’un journal grec, Vema, paraissant en Australie. Toutefois, la principale intéressée fait contre mauvaise fortune bon cœur. «Non, je ne suis pas déçue du tout. Je viens en fait de rencontrer Sophie, et c’est formidable qu’une autre Australienne puisse courir. Ce sont deux filles qui vont porter la flamme pas des garçons !», a-t-elle indiqué de Grèce à la radio australienne ABC. Yianna a souligné qu’elle pensait maintenant être en quatrième ou cinquième position dans le relais de la flamme. Gosper n’y est pour rien Kevan Gosper, qui brigue la succession de Juan Antonio Samaranch à la tête du CIO, fait actuellement l’objet d’une enquête de la commission d’éthique du CIO dans l’affaire des pots-de-vin des Jeux olympiques d’hiver de Salt Lake City en 2002. Il a affirmé à des journalistes grecs qu’il n’était pour rien dans la décision prise de choisir sa fille. En 1996, aux Jeux olympiques d’Atlanta, le fils de Kevan Gosper, Richard, avait lui aussi eu le privilège de porter la torche olympique. Le président du comité organisateur de Sydney, Sandy Hollway, a démenti que la famille Gosper ait voulu passer avant son tour. Il a estimé que ce problème était «une tempête dans un verre d’eau». «C’est du ressort du Comité olympique hellénique de choisir l’ordre dans lequel il place les gens. Je pense qu’il a estimé que choisir Sophie, comme premier coureur australien, et fille d’un membre éminent de CIO, était un beau geste», a-t-il indiqué. «Je ne vois rien de déplacé là-dedans», a ajouté M. Hollway. Jeux d’Athènes : le CIO va examiner les préparatifs de la capitale grecque Le Comité organisateur des Jeux olympiques (COJO) d’Athènes en 2004 informera de jeudi à samedi la commission de coordination du Comité international olympique (CIO) sur tous les préparatifs en vue de l’olympiade, a indiqué mercredi le COJO. Conduite par son président Jacques Rogge, la commission du CIO est arrivée mardi à Athènes. Il s’agit de sa quatrième visite dans la capitale grecque depuis l’attribution des Jeux en 1997. Cette visite intervient après un blâme adressé à la Grèce par le président du CIO Juan Antonio Samaranch demandant la prise de «mesures drastiques» d’ici à la fin de l’année pour mener à bien l’organisation de l’olympiade d’Athènes. M. Rogge et les membres du CIO examineront avec les dirigeants d’Athènes 2004 dans un grand hôtel de la station balnéaire de Vouliagmeni (sud d’Athènes) «tous les domaines de l’organisation», a indiqué un communiqué d’Athènes 2004. M. Rogge donnera samedi une conférence de presse à l’issue des travaux. Mardi, le Premier ministre grec Costas Simitis a annoncé le remplacement du président du COJO, Panayote Thomopoulos, par Gianna Angelopoulos-Daskalaki, principale artisane de l’attribution à Athènes des Jeux de 2004. Le chef du gouvernement a également pris la présidence d’un comité de coordination des préparatifs olympiques rassemblant tous les ministres concernés par les JO pour coordonner et superviser les travaux. À l’issue d’un entretien avec M. Simitis, M. Rogge a affiché sa satisfaction, se déclarant «totalement rassuré» par la nomination de Mme Angelopoulos-Daskalaki et assurant que «tout était en place pour une meilleure oganisation et pour plus d’efficacité». La semaine dernière, M. Rogge avait sévèrement critiqué la bureaucratie grecque et réclamé la mise en place d’un comité organisateur «plus souple et efficace» pour que «les décisions soient prises plus rapidement». M. Rogge et les membres du CIO ont assisté mercredi à Olympie (nord-ouest du Péloponnèse) à l’allumage de la flamme olympique pour les Jeux d’été de Sydney.
La flamme olympique, symbole des Jeux qui commenceront le 15 septembre à Sydney, a quitté mercredi Olympie (sud-ouest de la Grèce), son site originel, où elle a été allumée au cours d’une cérémonie très dépouillée à l’image du cadre paisible de ce haut lieu de l’Antiquité. Entourée de quinze vestales, selon la tradition antique, la comédienne grecque Thaleia Prokopiou, 28 ans, jouant le rôle de la grande prêtresse, a donné vie, agenouillée, à la torche olympique au milieu des ruines du temple d’Héra, à 12h55 locales exactement (9h55 GMT). Les dieux ont puni les organisateurs : la demi-heure de retard prise sur le programme initial a suffit pour qu’un voile opaque de nuages, très haut dans le ciel, fasse écran avec le soleil. Du coup, la flamme n’a pu être allumée selon le rituel, c’est-à-dire...