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Actualités - Chronologie

Football - Valence-Real Madrid La finale des entraîneurs sereins

Au début du marathon du mini-championnat de la nouvelle formule de la Ligue des champions, personne n’aurait sans doute parié une peseta, et encore moins un euro, sur une finale 100 % espagnole avec en plus la présence de Valence, une formation issue du tour préliminaire. La finale entre le Real Madrid et Valence, revanche lointaine de la finale de C3 de 1962 remportée par Valence (6-2, 1-1), c’est aussi et surtout l’histoire de deux entraîneurs discrets, l’Espagnol Vicente del Bosque et l’Argentin Hector Cuper, qui ont parfaitement su faire passer leur message. Pourtant, autre point commun entre les deux clubs, le début de saison n’avait pas été facile. Le Real Madrid, malgré son passé prestigieux, subissait en effet les contrecoups du polémique transfert du français Nicolas Anelka et essayait de faire oublier une dette conséquente donnant lieu à bon nombre de spéculations. Valence, de son côté, faisait ses gammes et connaissait des débuts difficiles en essayant d’assimiler le plus rapidement possible la conception tactique de son nouvel entraîneur argentin venu des Baléares. Puis, au fil des journées de championnat, les choses se sont décantées. À Madrid, le Gallois John Toschak a une nouvelle fois été prié de faire ses valises pour laisser la place à un enfant du club, le peu médiatique et paisible Vicente del Bosque. À Valence, excédé par les résultats catastrophiques de son équipe (quatre défaites), le public de Mestalla a d’abord sorti les mouchoirs blancs pour réclamer la tête de l’entraîneur. Puis, à force de taper systématiquement sur le ventre de chacun de ses joueurs à leur entrée sur le terrain, Hector Cuper a réussi à faire passer son message. Peu à peu, les mouchoirs sont rentrés dans les poches et Valence a grandi. Faire simple Au Real, Vicente Del Bosque a d’abord regardé, analysé puis essayé de faire simple en faisant jouer les gens à leur véritable place. Sa défense prenant l’eau, il a su profiter de l’occasion de la blessure de l’incontournable Fernando Hierro, sans parler du poids des ans s’abattant sur Manuel Sanchis, pour réorganiser entièrement ce secteur avec un libéro (Helguera) évoluant devant ses deux stoppeurs (Campo et Karanka) avec deux latéraux dévoreurs d’espace (Roberto Carlos et Salgado). Grâce à ce dispositif, Redondo a soudainement pris une nouvelle dimension dans son rôle de récupérateur-distributeur, participant étroitement au succès du jeune prodige, Raul, qui a déjà passé le cap des cent buts au Real. Hector Cuper, pour sa part, a encore fait plus simple. Il a conservé les mêmes joueurs à la même place mais en les placant à la disposition du collectif, ne concédant aucun passe-droit y compris à sa star, son compatriote Claudio Lopez. Ainsi, de bons joueurs de première division se sont mis a évoluer à 100 % de leurs possibilités, à l’image d’une défense de vieux briscards de 33 ans de moyenne d’âge qui s’est mise à courir comme des lapins, avec l’expérience en prime. Vicente del Bosque a ensuite su remettre au moment opportun le polémique Nicolas Anelka dans le circuit, une aide indispensable à l’heure de sortir les finalistes de l’an dernier, Manchester United et le Bayern de Munich. L’homme tranquille de Chamartin, qui ignore encore s’il sera entraîneur la saison prochaine, peut ainsi raisonnablement espérer gagner avec son Real la finale qu’il a perdue en tant que joueur, en 1981, à Paris déjà, contre Liverpool. Hector Cuper, qui a fait ses classes dans la banlieue sud de Buenos Aires, ne veut pas être catalogué d’entraîneur à la mode même s’il sera le premier de l’histoire des Coupes d’Europe à disputer deux finales d’affilée avec deux clubs différents.
Au début du marathon du mini-championnat de la nouvelle formule de la Ligue des champions, personne n’aurait sans doute parié une peseta, et encore moins un euro, sur une finale 100 % espagnole avec en plus la présence de Valence, une formation issue du tour préliminaire. La finale entre le Real Madrid et Valence, revanche lointaine de la finale de C3 de 1962 remportée par Valence (6-2, 1-1), c’est aussi et surtout l’histoire de deux entraîneurs discrets, l’Espagnol Vicente del Bosque et l’Argentin Hector Cuper, qui ont parfaitement su faire passer leur message. Pourtant, autre point commun entre les deux clubs, le début de saison n’avait pas été facile. Le Real Madrid, malgré son passé prestigieux, subissait en effet les contrecoups du polémique transfert du français Nicolas Anelka et essayait de faire oublier...