L'Europe pénitentiaire , unité des objectifs et diversité des situations
le 05 mai 2000 à 00h00
La multiplicité des alternatives à l’enfermement dans les pays du Conseil de l’Europe témoigne d’une volonté commune dans la gestion des prisons mais ne gomme pas l’écart parfois énorme qui sépare les prisons des «nantis» du continent de celles de l’Europe centrale et orientale. Jours-amendes, travaux d’intérêt général, semi-liberté, surveillance électronique, traitement administratif d’infractions jusque-là correctionnalisées : nouvelles expériences et procédures éprouvées ont toutes été évoquées mercredi, lors de la première journée de la Conférence du Conseil de l’Europe sur les normes européennes d’incarcération et les alternatives à l’enfermement. La prise de conscience est générale sur le fait qu’on ne lutte pas contre la surpopulation et l’inflation carcérales en construisant de nouvelles prisons, mais bien en adoptant une nouvelle politique vis-à-vis de la délinquance. Mais les 41 pays du Conseil ont aussi pu mesurer le chemin qu’il restait à parcourir pour ses nouveaux membres, en particulier les anciens satellites du bloc de l’Est. Quand la Finlande arbore un taux de 54 détenus pour 100 000 habitants, la Lettonie en est à 389, la Russie à 679. Quand les Pays-Bas fêtent plus d’un siècle d’expérience dans la probation, l’Estonie l’expérimente depuis deux ans à peine. La conférence s’est donc ouverte sur la volonté affichée des «nantis» d’aider leurs confrères d’Europe centrale et orientale à construire des structures solides pour soutenir une politique pénale moins tournée vers l’enfermement. «Le profit que nous pouvons en tirer est énorme. Mais aujourd’hui, ces pays ne disposent pas des infrastructures nécessaires pour assumer cette politique. Nous devons réfléchir à comment nous aider les uns les autres», a expliqué Sir Graham Smith, directeur des services de probation en Grande-Bretagne. Dans une intervention remarquée, il a aussi évoqué les potentialités des nouvelles technologies pour éviter l’enfermement, notamment ce détecteur olfactif installé dans une voiture et capable de l’immobiliser en cas d’alcoolémie manifeste du conducteur. Mais à la débauche d’idées des uns se mêlait l’humilité des objectifs des autres. Pour la délégation d’Azerbaïdjan, «jeune État indépendant», l’objectif était simplement d’être «intégré dans les structures internationales pour être aidé dans l’élaboration finale de ses textes».
La multiplicité des alternatives à l’enfermement dans les pays du Conseil de l’Europe témoigne d’une volonté commune dans la gestion des prisons mais ne gomme pas l’écart parfois énorme qui sépare les prisons des «nantis» du continent de celles de l’Europe centrale et orientale. Jours-amendes, travaux d’intérêt général, semi-liberté, surveillance électronique, traitement administratif d’infractions jusque-là correctionnalisées : nouvelles expériences et procédures éprouvées ont toutes été évoquées mercredi, lors de la première journée de la Conférence du Conseil de l’Europe sur les normes européennes d’incarcération et les alternatives à l’enfermement. La prise de conscience est générale sur le fait qu’on ne lutte pas contre la surpopulation et l’inflation carcérales en...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.