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Actualités - Chronologie

Turquie Le Parlement élit aujourd'hui un nouveau chef de l'Etat

Le Parlement désignera aujourd’hui le nouveau président de la Turquie et l’élection du chef de la Cour constitutionnelle Ahmet Necdet Sezer, un partisan de réformes pour la démocratisation, semble désormais acquise. M. Sezer, 59 ans, deviendrait ainsi le premier chef de l’État à n’être issu ni de l’armée ni de la classe politique. Soutenu par les chefs des cinq partis représentés à l’Assemblée, il doit cette fois être élu sans encombre, à la majorité simple requise pour ce troisième tour, soit 276 voix sur 550 députés. Au tour précédent lundi dernier, il avait obtenu 314 voix et 281 le vendredi d’avant, mais avait été recalé faute de réunir les deux tiers des suffrages (367) nécessaires lors des deux premiers tours. Des voix s’étaient portées sur les autres candidats en lice, qu’il avait cependant largement distancés. Le président du Parlement, Yildirim Akbulut, du parti de la Mère-patrie ANAP (droite), arrivé en deuxième position lundi avec 88 suffrages, s’est retiré de la course mercredi au vu des résultats, laissant six candidats en lice. «Le deuxième tour de vote a montré ce que souhaitent les députés. Je retire par conséquent ma candidature», a-t-il déclaré. La fonction de président, élu pour un mandat unique de sept ans, est largement honorifique en Turquie, mais il peut jouer le rôle d’une autorité morale et donner le ton aux débats, même s’il n’est pas en position de changer les lois ou de modifier la Constitution sans le soutien d’une majorité au Parlement. M. Sezer, qui a été proposé par le Premier ministre Bulent Ecevit, doit succéder à Suleyman Demirel, 75 ans, dont le mandat expire le 16 mai. Les députés avaient refusé à M. Demirel la possibilité d’un deuxième mandat début avril en rejetant un amendement constitutionnel en ce sens. Les déclarations du juge en faveur d’un respect de l’État de droit et de plus de liberté d’expression lui ont attiré la considération des Européens et des milieux qui souhaitent un changement en Turquie, à l’heure où le pays s’est placé dans une perspective d’adhésion à l’Union européenne. Ses convictions prolaïques en font un partenaire acceptable pour la puissante armée turque, qui ne transige pas sur ce principe fondateur de l’État turc. L’armée avait d’ailleurs transmis ses «attentes» à M. Ecevit concernant l’élection présidentielle, avant les votes au Parlement. «Il existe un lien très important entre le président et l’armée», avait alors expliqué le Premier ministre. «C’est pourquoi il est tout à fait normal que l’armée s’intéresse de près» à cette élection. Le chef de l’État est le chef suprême des armées et préside le Conseil national de sécurité (MGK) qui réunit les plus hauts dirigeants civils et militaires et à travers lequel l’armée exerce son influence sur la vie politique. M. Sezer, qui préside la Cour constitutionnelle depuis 1998 après une longue carrière de magistrat, aura en revanche tout à prouver dans le domaine de la politique intérieure et des relations internationales, étant novice en la matière.
Le Parlement désignera aujourd’hui le nouveau président de la Turquie et l’élection du chef de la Cour constitutionnelle Ahmet Necdet Sezer, un partisan de réformes pour la démocratisation, semble désormais acquise. M. Sezer, 59 ans, deviendrait ainsi le premier chef de l’État à n’être issu ni de l’armée ni de la classe politique. Soutenu par les chefs des cinq partis représentés à l’Assemblée, il doit cette fois être élu sans encombre, à la majorité simple requise pour ce troisième tour, soit 276 voix sur 550 députés. Au tour précédent lundi dernier, il avait obtenu 314 voix et 281 le vendredi d’avant, mais avait été recalé faute de réunir les deux tiers des suffrages (367) nécessaires lors des deux premiers tours. Des voix s’étaient portées sur les autres candidats en lice, qu’il avait...