Dans le marasme ambiant, heureusement qu’il y a Royère pour remuer un peu le commerce ! La plupart des antiquaires de Beyrouth sont à l’affût depuis plus d’un an. Certains ont pu réussir de bonnes affaires. D’autres n’en ont jamais vu passer, de Royère, et continuent à guetter cette Arlésienne qui fait danser le marché. On peut faire l’impasse sur les susceptibilités engendrées par une vente, la reprise d’une parole donnée pour une poignée de dollars supplémentaire…C’est la règle du jeu. On sait que François de Beyrie (Atmosphères) organise depuis le 3 mai une importante exposition à New York dans une galerie appartenant à son frère. Ayant suivi de près toutes les ventes de l’année, il confirme que «la vente Royère réalisée à l’hôtel Drouot au mois de mars 2000 n’a pas connu le succès escompté, sans doute parce qu’elle n’était pas assez sélective. Pendant assez longtemps, se souvient-il, les acheteurs ont pris ce qui s’offrait. À présent, le marché s’est décanté et les acheteurs savent très précisément ce qu’ils veulent : ils veulent surtout du Royère très Royère». C’est-à-dire, les objets les plus caractéristiques, les plus mythiques. Ainsi, tout Royère n’est pas forcément bon à prendre et la prudence s’impose à la négociation du prix d’achat. Royère était excessif, comme peut l’être un poète. Beaucoup de ses créations sont chargées d’émotion. «Mon fils Philippe, qui a six ans, poursuit-il, s’est épris d’un fauteuil “Œuf” dans lequel il se lovait et s’endormait comme dans un nid. Nous formons beaucoup d’espoirs quant à la vente de New York, les acheteurs américains étant de vrais amateurs du genre». Philippe Daher (Arabesque) se montre plus circonspect. Également pilier de l’hôtel Drouot, il a vu passer des adjudications mirifiques qui se sont avérées injustifiées. Il admet cependant un apaisement du marché et un retour à des valeurs plus justes confirmé par la fameuse vente de mars.
Dans le marasme ambiant, heureusement qu’il y a Royère pour remuer un peu le commerce ! La plupart des antiquaires de Beyrouth sont à l’affût depuis plus d’un an. Certains ont pu réussir de bonnes affaires. D’autres n’en ont jamais vu passer, de Royère, et continuent à guetter cette Arlésienne qui fait danser le marché. On peut faire l’impasse sur les susceptibilités engendrées par une vente, la reprise d’une parole donnée pour une poignée de dollars supplémentaire…C’est la règle du jeu. On sait que François de Beyrie (Atmosphères) organise depuis le 3 mai une importante exposition à New York dans une galerie appartenant à son frère. Ayant suivi de près toutes les ventes de l’année, il confirme que «la vente Royère réalisée à l’hôtel Drouot au mois de mars 2000 n’a pas connu le succès...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.