Médecine Le mystère des neurones du sommeil éclairci
le 27 avril 2000 à 00h00
Les neurones du sommeil, qui devraient permettre d’expliquer pourquoi certains passent de mauvaises nuits et d’autres se lèvent frais et dispos, viennent pour la première fois d’être identifiés par des chercheurs français et suisses, selon la revue scientifique britannique Nature. Ces cellules nerveuses, de forme triangulaire, étudiées et caractérisées en laboratoire, pourraient constituer à terme une cible potentielle de traitement des troubles du sommeil, plus ciblés avec moins d’effets secondaires, a expliqué Thierry Gallopin (Inserm, laboratoire de neurobiologie des états de sommeil et d’éveil, à Lyon, centre-est de la France). Cette découverte, faite à partir de cerveaux de rats, permettra peut-être aussi de comprendre à terme pourquoi les humains sont condamnés à dormir pour vivre. «On passe un tiers de notre vie à dormir», rappelle-t-il. Le neurobiologiste français a ainsi découvert que les neurones du sommeil, dont l’activité est nécessaire pour l’endormissement, sont maintenus inactifs lors de l’éveil par l’action conjointe de trois substances excitatrices (la noradrénaline, l’acétylcholine et la sérotonine) libérées dans le cerveau, par les neurones des centres d’éveil. Depuis plus de 20 ans, les scientifiques ont remarqué l’existence de neurones actifs pendant le sommeil, sans connaître précisément leur rôle et leur emplacement. C’est l’Américain Chris Saper qui les a localisés en 1996 dans une toute petite zone du cerveau, appelée «aire préoptique ventro-latérale (VLPO)».
Les neurones du sommeil, qui devraient permettre d’expliquer pourquoi certains passent de mauvaises nuits et d’autres se lèvent frais et dispos, viennent pour la première fois d’être identifiés par des chercheurs français et suisses, selon la revue scientifique britannique Nature. Ces cellules nerveuses, de forme triangulaire, étudiées et caractérisées en laboratoire, pourraient constituer à terme une cible potentielle de traitement des troubles du sommeil, plus ciblés avec moins d’effets secondaires, a expliqué Thierry Gallopin (Inserm, laboratoire de neurobiologie des états de sommeil et d’éveil, à Lyon, centre-est de la France). Cette découverte, faite à partir de cerveaux de rats, permettra peut-être aussi de comprendre à terme pourquoi les humains sont condamnés à dormir pour vivre. «On passe un tiers...
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