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Actualités - Reportages

Correspondance Thé ou café ? Non merci, maté (photo)

«Avez-vous de “la-Hoja” ? Ou peut-être de la «cachamina» ou de l’«armino» ? On entend, de plus en plus, poser cette question dans les magasins de thé et de café et dans les boutiques spécialisées en produits naturels. Ces diverses appellations se rapportent au «maté» servant à faire cette boisson, prisée au Liban par les personnes d’un certain âge et qui connaît, actuellement, une grande popularité aux États-Unis chez les jeunes et moins jeunes. Ici, elle s’est répandue par le biais des émigrés d’Amérique latine qui la consomment en grande quantité. Ainsi, en la proposant de temps en temps à leurs amis, à leurs collègues et autres connaissances américaines, qui ne sont nullement réfractaires aux nouveautés quelles qu’elles soient, ils l’ont rendue plus familière. Les multiples qualités thérapeutiques du maté, connues depuis toujours, mais ignorées par les non-initiés, ont tenté un grand nombre de personnes, vu le vaste éventail de ses effets bénéfiques. Et chaque adepte de médecine douce peut y trouver son compte. En effet, également appelé «thé des jésuites», (car des missionnaires de cet ordre en ont fait des plantations au XVIIe siècle), «thé du Paraguay», «herbe de saint Barthélemy», le maté est censé guérir plusieurs maux. Utilisé en tisane (en faisant simplement bouillir ses feuilles) ou en feuille torréfiée (boisson à l’instar du thé ou du café), ou encore comme produit de massage, il peut agir positivement sur différents organes. Usage interne On dit qu’il est un stimulant nerveux, un digestif, un diurétique et un anticellulitique. De même qu’il combat la fatigue et accélère la convalescence. Usage externe Incorporé à des gels ou des crèmes de massage, il a un effet tonique. Utilisé depuis les temps les plus reculés par les Indiens d’Amérique du Sud, le maté demeure une boisson tonique qui, dans plusieurs pays, fournit une alternative au thé et au café. Tout un rituel se rattache à sa préparation et à sa consommation. Le maté peut se consommer froid (sous le nom de «terere») ou chaud. Dans ce dernier cas, il est recommandé de ne pas faire bouillir l’herbe mais de chauffer l’eau et de la verser ensuite sur l’herbe. Traditionnellement, elle est versée dans une tasse en forme de gourde ayant un rebord métallique et on sirote le liquide à l’aide d’un chalumeau métallique. Comme pour le thé et le café, on peut boire le maté avec sucre ou sans sucre, avec lait ou sans lait. Aujourd’hui, pour être dans le ton «fusion», on le parfume au gingembre et autres saveurs. Mais ses inconditionnels l’aiment nature. Il en est qui le boivent le matin, d’autres à longueur de journée. Ses amateurs sont nombreux puisque chaque année on torréfie 300 000 tonnes de cette herbe. Selon la publication Review of Natural Products, le maté contient plus de 15 acides aminés, de l’acide nicotinique, de la carotène et de la caféine. Si en ce moment on en parle autant c’est qu’il est «in» et qu’il est proposé dans tous les grands centres commerciaux. Plus besoin d’aller le chercher aux enseignes ethniques.
«Avez-vous de “la-Hoja” ? Ou peut-être de la «cachamina» ou de l’«armino» ? On entend, de plus en plus, poser cette question dans les magasins de thé et de café et dans les boutiques spécialisées en produits naturels. Ces diverses appellations se rapportent au «maté» servant à faire cette boisson, prisée au Liban par les personnes d’un certain âge et qui connaît, actuellement, une grande popularité aux États-Unis chez les jeunes et moins jeunes. Ici, elle s’est répandue par le biais des émigrés d’Amérique latine qui la consomment en grande quantité. Ainsi, en la proposant de temps en temps à leurs amis, à leurs collègues et autres connaissances américaines, qui ne sont nullement réfractaires aux nouveautés quelles qu’elles soient, ils l’ont rendue plus familière. Les multiples qualités...