Le premier tour des play-offs de la NBA a débuté le week-end écoulé avec un invité surprise, les Bucks de Milwaukee qui ont en effet soufflé le dernier billet délivré à l’Est à Orlando (battu 85-83 à domicile). Malgré un premier accroc à la maison contre Charlotte, les hommes de George Karl ont réussi un final de feu pour s’inviter à la fête de fin de saison. L’équipe du «dreamteamer» Ray Allen a maintenant gagné le droit d’en découdre avec Indiana. Les Pacers, quasi intouchables sur leur parquet (seulement cinq défaites en saison régulière, comme les Lakers) et coéquipiers du futur retraité Larry Bird, ont assez nettement distancé Miami et New York et attaquent les play- offs en qualité de leader de la Conférence Est pour la première fois de leur histoire. Les premiers matches du week-end ont été marqués par une seule reprise notable : la défaite à domicile, contre Phoenix, des champions sortants San Antonio, privés de Tim Duncan blessé. Les Blazers ont pour leur part bouclé la saison régulière à un rang conforme à leurs prétentions de début de saison, c’est-à-dire troisièmes (toutes conférences confondues) derrière les intouchables Lakers. La Dream Team de l’Oregon part maintenant à la conquête du titre, qu’elle attend depuis 23 ans, tout en sachant que les Californiens et le monstrueux O’Neal se dresseront vraisemblablement sur sa route en finale de Conférence. Mais la saison de Portland, qui présente la meilleure défense du championnat, avec les champions sortants de San Antonio, aura été pleine de contrastes. Deux statistiques résument à elles seules la situation, illustrant deux records étonnants battus par les Blazers. Leur présence en play-offs cette saison consacre une dix-huitième année consécutive à ce stade de la compétition. Jusqu’à présent, aucune franchise n’avait encore réussi pareil exploit dans toute l’histoire de la NBA. Malone, 50 points à l’ouverture Karl Malone a inscrit la bagatelle de 50 points et propulsé les Utah Jazz vers une victoire sans appel 104-93 contre les Supersonics de Seattle à l’ouverture des play-offs de la NBA. À l’issue de cette démonstration, Malone, qui aura 37 ans en juillet, a affiché ses ambitions : «Je suis là pour gagner le titre, quelle que soit la manière. Que ce soit beau ou moche, tout ce que je veux, c’est gagner». Couronné MVP (Most Valuable Player) de la NBA deux de ces trois dernières saisons, Malone vient de devenir le troisième joueur de l’histoire du championnat professionnel nord-américain de basket-ball à passer la barre des 30 000 points marqués dans une carrière. «Ce qui est le plus déconcertant chez lui c’est qu’il ne semble pas plus en forme que d’habitude. On dirait qu’il pourrait marquer 50 points à chaque match», a commenté l’entraîneur des Sonics Paul Westphal. Utah a atteint la finale de la NBA en 1997 et 1998, s’inclinant à chaque fois contre les Chicago Bulls. L’an dernier, les Jazz furent éliminés en demi-finale de Conférence par Portland. Entorse du genou pour Duncan San Antonio, privée de sa vedette numéro un Tim Duncan, meilleur joueur (MVP) de la finale 1999, a pris un mauvais départ en phase finale perdant son premier match dans sa salle contre Phoenix. L’équipe texane s’est inclinée face à une équipe qui était, elle, privée de son meneur de jeu Jason Kidd. Duncan, 23 ans, un joueur de 2,13 m originaire des îles Vierges, pouvant jouer au centre ou à l’aile, sera également absent pour le deuxième match à San Antonio, après avoir raté les quatre dernières rencontres de la première phase victime d’une entorse au genou. «Il n’est pas encore prêt», a souligné l’entraîneur de San Antonio Gregg Popovich. Duncan (23,2 points et 12,4 rebonds de moyenne cette saison) avait été le grand artisan de la victoire surprise de San Antonio il y a un an, formant avec l’autre «grand» de l’équipe, David Robinson (2,16 m), un tandem dominateur en 1999. L’école de la NBA La NBA, afin de pouvoir récupérer les jeunes n’ayant pas de résultats scolaires suffisants pour prétendre jouer dans des équipes universitaires et pas un niveau leur permettant d’être admis à la draft avec quelques chances de succès, envisage de créer son propre championnat de jeunes. Les projets ne sont pas encore définitifs, mais le commissaire adjoint de la NBA, Russ Granik, a indiqué l’automne 2001 comme possible date de départ. Ce championnat de jeunes comporterait 8 à 12 équipes jouant dans des villes non représentées en NBA. Les joueurs seraient payés environ 70 000 dollars par an pendant la durée de leur formation. Démission L’entraîneur d’Atlanta, Lenny Wilkens, découragé par la saison désastreuse de son équipe, non qualifiée pour les play-offs pour la première fois depuis 8 ans, a annoncé lundi sa démission. Âgé de 62 ans, Wilkens, qui entraînait Atlanta depuis 7 ans et dont le salaire était de 5,2 millions de dollars par an, avait encore deux années de contrat à honorer. Son départ s’est arrangé à l’amiable avec la direction de la franchise qui a indiqué qu’elle continuerait à le payer jusqu’à ce qu’il retrouve un emploi. Considéré comme un des 50 meilleurs joueurs de l’histoire de la NBA, Wilkens, avant Atlanta, avait entraîné Cleveland, Seattle et Portland, remportant le titre avec Seattle en 1979. Intérim Les jours de Darrell Walker comme entraîneur de l’équipe de Washington sont vraisemblablement comptés. Walker, qui avait assuré la fin de saison des Wizards, après la venue à Washington comme président de Michael Jordan l’ancienne vedette des Chicago Bulls, se serait vu offrir un emploi administratif au sein de la franchise, selon la presse locale. Ni Michael Jordan ni Wes Unfeld, le directeur général de Washington, n’ont fait de commentaires, se bornant à indiquer qu’ils s’accordaient un mois pour régler le problème de l’entraîneur. La dernière saison de Bird L’ancienne vedette des Celtics de Boston, Larry Bird, n’a pas l’intention de renouveler son contrat comme entraîneur d’Indiana la saison prochaine, quel que soit le résultat de son équipe lors des play-offs. «Pas du tout», a-t-il répondu à un journaliste qui lui demandait si une victoire d’Indiana dans le championnat NBA le ferait changer d’avis. Sous la conduite de Bird, Indiana a enregistré en 1997/98 et 1998/99 ses deux meilleures saisons depuis son entrée dans la NBA en 1976. «C’est ma dernière saison, ma dernière chance de conduire ces gars à la finale», a souligné Bird, 43 ans, lui-même trois fois vainqueur du championnat NBA avec Boston.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le premier tour des play-offs de la NBA a débuté le week-end écoulé avec un invité surprise, les Bucks de Milwaukee qui ont en effet soufflé le dernier billet délivré à l’Est à Orlando (battu 85-83 à domicile). Malgré un premier accroc à la maison contre Charlotte, les hommes de George Karl ont réussi un final de feu pour s’inviter à la fête de fin de saison. L’équipe du «dreamteamer» Ray Allen a maintenant gagné le droit d’en découdre avec Indiana. Les Pacers, quasi intouchables sur leur parquet (seulement cinq défaites en saison régulière, comme les Lakers) et coéquipiers du futur retraité Larry Bird, ont assez nettement distancé Miami et New York et attaquent les play- offs en qualité de leader de la Conférence Est pour la première fois de leur histoire. Les premiers matches du week-end ont été...