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Actualités - Conferences De Presse

Védrine : Paris ne peut pas critiquer un retrait israélien unilatéral

Le ministre français des Affaires étrangères, M. Hubert Védrine, a indiqué dimanche à Amman que son pays, tout en préférant un accord négocié sur le retrait israélien du Liban-Sud, «ne peut pas critiquer» le retrait envisagé par l’État hébreu de cette région. «La meilleure solution, c’est que ça se passe dans le cadre d’un accord négocié. Dans cette hypothèse, la France serait disponible à des arrangements de sécurité sur le terrain», a déclaré M. Védrine lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue jordanien Abdel Ilah Khatib. «Dans le cadre d’un retrait unilatéral sans accord, la France n’a pas pris d’engagement. Il se peut que nous soyons dans cette hypothèse, ce n’est pas celle que nous préférions mais il peut se produire», a noté le ministre français qui a regagné hier Paris. «Même si nous savons qu’il peut y avoir des problèmes après (un retrait unilatéral), on ne peut pas critiquer un pays membre de l’Onu qui décide d’appliquer la résolution des Nations unies qui, depuis 25 ans, lui demande d’évacuer cette zone», a noté le chef de la diplomatie française. Il a toutefois rappelé que le secrétaire général des Nations unies «doit examiner dans quelles conditions se présente l’application de la 425» et «après, il présente ses évaluations et ses recommandations au Conseil de sécurité». «C’est à ce moment-là que nous examinerons en tant que membre permanent du Conseil de sécurité ce que nous devons faire, et évidemment, il n’y a qu’une seule politique française sur chacun de ces points», a insisté M. Védrine. Jugeant que le problème ne réside pas dans la date fixée par Israël pour se retirer du Liban, M. Védrine a souligné que «la résolution 425 remonte au 19 mars 1978, elle demande que soient respectées l’intégrité territoriale, la souveraineté et l’indépendance politique du Liban. Si c’est l’application de la 425 (qui interviendra), c’est bien». Évoquant les déclarations du ministre français de la Défense Alain Richard M. Védrine a indiqué qu’il s’agissait «d’une réflexion à haute voix dans laquelle il disait qu’il redoutait que le mode de raisonnement ne conduise pas forcément à la paix que nous souhaitons». «Donc, il n’y a aucune raison pour bâtir une interprétation sur un changement» de la politique française, a-t-il ajouté.
Le ministre français des Affaires étrangères, M. Hubert Védrine, a indiqué dimanche à Amman que son pays, tout en préférant un accord négocié sur le retrait israélien du Liban-Sud, «ne peut pas critiquer» le retrait envisagé par l’État hébreu de cette région. «La meilleure solution, c’est que ça se passe dans le cadre d’un accord négocié. Dans cette hypothèse, la France serait disponible à des arrangements de sécurité sur le terrain», a déclaré M. Védrine lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue jordanien Abdel Ilah Khatib. «Dans le cadre d’un retrait unilatéral sans accord, la France n’a pas pris d’engagement. Il se peut que nous soyons dans cette hypothèse, ce n’est pas celle que nous préférions mais il peut se produire», a noté le ministre français qui a...