Volet palestinien Barak envisage un retrait de villages près de Jérusalem
le 17 avril 2000 à 00h00
Le Premier ministre israélien Ehud Barak envisageait dimanche un retrait israélien de localités palestiniennes proches de Jérusalem, a-t-on appris auprès de son bureau. Un haut fonctionnaire à la présidence du Conseil a indiqué, sous le couvert de l’anonymat, que M. Barak «envisage d’étendre l’autonomie palestinienne à 3 à 5 pour cent supplémentaires de la Cisjordanie, avant même le troisième (et dernier) retrait» prévu par l’accord d’Oslo. Ce pourcentage comprend, a précisé le fonctionnaire, les villages d’Anata, Azaria et Abou Dis, à la limite de Jérusalem-Est. La radio publique a indiqué que M. Barak s’était exprimé dans ce sens lors de la réunion hebdomadaire du gouvernement. «Israël étudie la possibilité d’accorder aux Palestiniens une certaine avance au compte du troisième retrait, car il cherche à obtenir des résultats tangibles», a affirmé la radio, citant M. Barak. Toujours selon la radio, le Premier ministre a affirmé qu’il n’était «pas question d’annexer à Jérusalem des dizaines de milliers de Palestiniens vivant à proximité de la ville, car cela ne servirait ni les intérêts sécuritaires ni les intérêts nationaux d’Israël». Par ailleurs, deux ministres israéliens ont évoqué dimanche la reconnaissance d’un État palestinien si le président Yasser Arafat renonçait à un retrait total israélien et acceptait de reporter le règlement de la question de Jérusalem-Est. Le ministre auprès de la présidence du Conseil Haïm Ramon a affirmé à la radio publique qu’il «y a toute chance pour qu’un État palestinien disposant d’une souveraineté limitée sur les questions de sécurité sera finalement créé». Mais ce proche d’Ehud Barak a souligné que «les deux parties devaient accepter des compromis douloureux, car on ne pourra pas parvenir à un accord si Yasser Arafat continue à exiger 100 % des territoires». Le ministre de la Sécurité intérieure Shlomo Ben Ami a également prévenu qu’il ne «pourra y avoir un accord sur le statut final si les Palestiniens exigent un retour aux frontières de 1967» qui prévalaient avant la guerre au cours de laquelle Israël a conquis la Cisjordanie, la bande de Gaza et Jérusalem-Est.
Le Premier ministre israélien Ehud Barak envisageait dimanche un retrait israélien de localités palestiniennes proches de Jérusalem, a-t-on appris auprès de son bureau. Un haut fonctionnaire à la présidence du Conseil a indiqué, sous le couvert de l’anonymat, que M. Barak «envisage d’étendre l’autonomie palestinienne à 3 à 5 pour cent supplémentaires de la Cisjordanie, avant même le troisième (et dernier) retrait» prévu par l’accord d’Oslo. Ce pourcentage comprend, a précisé le fonctionnaire, les villages d’Anata, Azaria et Abou Dis, à la limite de Jérusalem-Est. La radio publique a indiqué que M. Barak s’était exprimé dans ce sens lors de la réunion hebdomadaire du gouvernement. «Israël étudie la possibilité d’accorder aux Palestiniens une certaine avance au compte du troisième retrait, car...
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