Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Dans le monde Vu à Londres : le triomphe d'American Beauty continue(photos)

La logique britannique ne cessera pas d’étonner ! L’Académie du cinéma de Grande-Bretagne (British Academy of Film) vient de le démontrer en privant son protégé Sam Mendès du Bafta (Oscars locaux) du trophée du meilleur réalisateur tandis qu’«American Beauty» a raflé 6 récompenses, dont le trio gagnant : meilleur film, meilleur acteur pour Kevin Spacey et meilleure actrice Annette Bening. C’est Pedro Almodovar qui a ravi la récompense à Mendès. Raya Abi-Rached commente les films sortis récemment à Londres. Toy Story 2 trône toujours sur le box-office anglais, douze semaines après sa sortie. Le film d’animation de Disney-Pixar a dépassé les 25 millions de dollars au box-office. Britanniques en série Il existe toujours en Angleterre des films entièrement britanniques, qui tentent d’échapper à la tutelle américaine, encore qu’ils soient en voie d’extinction et que les grands studios réussissent à s’y infiltrer par le biais de la distribution. l Love’s Labour’s Lost : l’ultime adaptation de Shakespeare, réalisée par son plus fervent admirateur Kenneth Branagh. Lequel verse cette fois dans la comédie musicale et présente une version modernisée de l’œuvre du Barde où il donne la réplique à Alicia Silverstone (Blast from the Past), et Natasha MacElhone (Ronin). Un film léger et agréable, mais moins réussi que Much Ado About Nothing. l Love, Honour and Obey : de Dominic Anciano est le successeur de Lock, Stock and Two Smoking Barrels de Guy Ritchie et sera probablement, tout comme ce dernier en 1998 (et East is East ou encore Trainspotting), le film britannique «culte» de l’année. Il réunit d’ailleurs la majorité des acteurs montants du pays : Jude Law, Rhys Ifans (remarqué dans Notting Hill de Roger Mitchell) et Jonni Lee Miller (Trainspotting). l Mansfiled Park : de Patricia Rosema est une «terrible» adaptation d’un roman de Jane Austen où Frances O’Connor, Embeth’ Davidtz et Jonni Lee Miller incarnent les héros romantiques. Le film est quelque peu banal, tout comme l’était la précédente adaptation d’Austen : Emma avec Gwyneth Paltrow. Sense and Sensibility de Ang Lee avait été l’exception (et encore). Parcours des films américains l Erin Brockovich : de Steven Soderbergh. Julia Roberts est de retour pour interpréter à l’écran l’histoire vraie (encore une !) d’Erin Brockovich, une femme impliquée dans l’affaire de justice la plus chère de tous les temps aux USA. Convaincante dans sa prestation, Julia réussit à sauver, tant bien que mal, ce film des grippages de la longueur ! Elle alterne les tenues sexy et ne cesse de sourire, ce qui a suffi pour garder le film en tête du box-office pendant trois semaines. Steven Soderbergh, l’auteur de Out of Sight et de Sex, Lies and Videotape, a montré, grâce à ce film de registre différent, qu’il sait verser dans l’éclectique. l Magnolia : de Paul Thomas Anderson est probablement le film le plus long mais aussi le plus original et intense. Construit dans la même structure que le Short Cuts de Robert Altman, (auquel il est d’ailleurs comparé mais pas toujours à juste titre), Magnolia révèle les jardins secrets d’une série de personnages reliés par le hasard. On y suit une pléiade d’acteurs, tous excellents dans leurs prestations. Tom Cruise, dont nous n’avons jamais été grand fan, est notamment impressionnant dans le rôle d’un professeur de sexe. Il méritait l’Oscar que Michael Caine a remporté. l The Hurricane : de Norman Jewison. Nous restons dans le registre des prestations remarquables. Denzel Washington incarne au grand écran un boxeur notoire, injustement emprisonné. Mais malgré qu’il crève l’écran, le film souffre d’un faible scénario qui fait que le film manque de crédibilité. La réalisation a beau être intéressante, le spectateur reste indifférent au sort du personnage. l Galaxy Quest : une satire des séries télévisées – Star Trek est la plus directement visée – mais aussi de tout le métier d’acteur. Galaxy Quest est un film qui ne se prend pas au sérieux mais veut quand même dire quelque chose et le résultat est loufoque et divertissant. À l’affiche : Sigourney Weaver, Alan Rickman et Tim Allen qui incarnent les interprètes d’une série télévisée ayant connu son heure de gloire vingt ans plus tôt. Ils sont sollicités par de vrais extra-terrestres pour sauver leur planète et donc contraints d’incarner leurs personnages dans la vie. Le film n’a pas l’excentricité du Mars Attacks de Tim Burton, mais convainc quand même.
La logique britannique ne cessera pas d’étonner ! L’Académie du cinéma de Grande-Bretagne (British Academy of Film) vient de le démontrer en privant son protégé Sam Mendès du Bafta (Oscars locaux) du trophée du meilleur réalisateur tandis qu’«American Beauty» a raflé 6 récompenses, dont le trio gagnant : meilleur film, meilleur acteur pour Kevin Spacey et meilleure actrice Annette Bening. C’est Pedro Almodovar qui a ravi la récompense à Mendès. Raya Abi-Rached commente les films sortis récemment à Londres. Toy Story 2 trône toujours sur le box-office anglais, douze semaines après sa sortie. Le film d’animation de Disney-Pixar a dépassé les 25 millions de dollars au box-office. Britanniques en série Il existe toujours en Angleterre des films entièrement britanniques, qui tentent d’échapper à la...