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Actualités - Conferences Internationales

Drogue et adolescence (photos)

La crise de l’adolescence, et ses répercussions sur la psyché des jeunes, a fait l’objet de plusieurs interventions lors de ce premier Congrès international de psychologie. «Parler d’une crise d’identité liée à une crise d’identification chez l’adolescent contemporain semble non seulement logiquement permis mais, surtout, un fait dégagé à travers les études sur le terrain», dira le Dr Christine Nassar. Ainsi, la crise d’identité ressentie et observée chez l’adolescent contemporain, le Libanais en particulier, semble profondément rattachée à une crise d’identification liée, d’un côté à l’échec de l’autorité parentale, paternelle en premier lieu, et d’un autre côté à celui de l’instituteur ainsi qu’à celui de toute autorité sociale susceptible d’assurer aux jeunes en développement un modèle clair auquel ils pourraient s’identifier, affirme-t-elle. Parmi les manifestations de cette crise d’adolescence mal gérée, les problèmes d’addiction, dont la drogue constitue l’illustration par excellence. L’addiction est «liée à l’attachement excessif à l’égard d’autres personnes ou par rapport à des produits ou à des conduites définis jusqu’au risque de la dépendance», indique M. Abdo Kahi, sociologue. Les conduites «addictives» sont considérées comme faisant partie du lien social – lien familial, lien religieux, lien civique, etc… – et comme étant des réactions spécifiques aux perturbations que ce lien subit dans chaque société, et dans la société libanaise plus particulièrement, suite aux changements et aux mutations sociales qui y surviennent, souligne le sociologue. Et M. Kahi de distinguer les différentes réactions observées chez les jeunes Libanais en période d’adolescence. Dans une société sans choix, dit-il, la jeunesse libanaise recherche une insertion perdue. Dans une société où la guerre a échoué, elle recherche la paix dans la soumission à un ordre inébranlable. Dans une société où les antagonismes ont déchiré le milieu, la jeunesse libanaise cherche à se défendre contre l’exclusion dans la recherche d’appartenance. Et de conclure : «Pour réactiver la solidarité et la citoyenneté, comme des référents mobilisateurs de la jeunesse, il s’agit de favoriser la création de réseaux, d’œuvrer à travers ces réseaux à renouer continuellement les liens sociaux dans leurs dimensions familiale, sociale et civique et de s’efforcer de donner les moyens aux jeunes adolescents d’y accéder». Parmi ces réseaux, l’université, lieu privilégié du dialogue. À l’université, dira Adel Akl, l’adolescent aspire à la liberté et convoite la libération à l’aide de ses professeurs. Et c’est grâce à eux que s’opère la prise de conscience. «À l’université, la démocratie triomphe sur l’autoritarisme en faisant régner le dialogue et la rationalité. L’université est productrice d’élites qui se préparent à affronter les défis de l’avenir», conclut le psychiatre.
La crise de l’adolescence, et ses répercussions sur la psyché des jeunes, a fait l’objet de plusieurs interventions lors de ce premier Congrès international de psychologie. «Parler d’une crise d’identité liée à une crise d’identification chez l’adolescent contemporain semble non seulement logiquement permis mais, surtout, un fait dégagé à travers les études sur le terrain», dira le Dr Christine Nassar. Ainsi, la crise d’identité ressentie et observée chez l’adolescent contemporain, le Libanais en particulier, semble profondément rattachée à une crise d’identification liée, d’un côté à l’échec de l’autorité parentale, paternelle en premier lieu, et d’un autre côté à celui de l’instituteur ainsi qu’à celui de toute autorité sociale susceptible d’assurer aux jeunes en...