Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Philippines Combats meurtriers entre l'armée et les séparatistes islamistes

De nouveaux affrontements dans le sud des Philippines, depuis plus de 20 ans le théâtre de combats séparatistes, ont fait au moins 93 morts depuis samedi dernier, entre l’armée et une guérilla musulmane, alors qu’un autre groupe retient depuis fin mars 31 personnes en otages. Les forces armées ont abattu 41 rebelles lors d’une offensive massive lancée mardi sur l’île de Mindanao, a annoncé hier un porte-parole militaire, le major Johnny Macanas. Mais au total, ce sont 70 guérilleros musulmans et 23 soldats qui ont été tués dans ces combats qui ont commencé samedi dans la province de Lanao del Norte sur l’île de Mindanao, selon l’armée. Les combats continuaient hier à faire rage entre soldats et maquisards du Front Moro islamique de libération (MILF) autour d’une de ses places fortes à Camp Bilal. La veille, l’armée avait engagé avions, hélicoptères et artillerie dans une offensive de grande ampleur, au lendemain d’une coupure massive d’électricité sur l’île, peuplée de 16 millions d’habitants. L’armée a accusé le MILF d’avoir saboté une centrale thermique se trouvant dans la zone des combats. Cette offensive a pour but de déloger les rebelles de cinq villes dont ils ont pris le contrôle. Au cours de l’opération, 41 rebelles ont été tués lorsque l’armée a pris le contrôle de six avant-postes proche de Camp Bilal près des villes de Munai et Maigo. Le capitaine Noel Detoyato, porte-parole militaire à Manille, a indiqué hier que trois avant-postes supplémentaires ont ensuite été repris. Le commandant des forces militaires pour le sud des Philippines, le général Diomedio Villanueva, a reconnu mardi que les guérilleros du MILF contrôlaient la moitié de la ville de Baloi et que les autorités locales avaient abandonné les villes de Munai, Tambo, Matungao et Tangkal à leur sort. Des séparatistes musulmans luttent depuis plus de 20 ans pour la création à Mindanao, un territoire grand comme le Portugal, d’un État islamique indépendant. Le MILF, principal mouvement de cette guérilla, compte environ 15 000 membres. Les Philippines sont majoritairement catholiques, mais une importante minorité musulmane vit à Mindanao. Un second groupe de rebelles musulmans, moins important, le groupe Abu Sayyaf, retient depuis le 20 mars 31 personnes en otages sur l’île de Basilan (sud). Il a menacé de décapiter les otages de sexe masculin si le gouvernement ne dépêchait pas sur place avant jeudi 13 avril 06h00 (22h00 GMT hier) une star locale de cinéma convertie à l’islam, Robin Padilla, pour servir de médiateur. Le président philippin Joseph Estrada, lui-même ancien acteur, a accepté hier que Robin Padilla se rende à Basilan, après avoir estimé dans un premier temps qu’il n’avait pas les qualités requises pour mener une négociation. «Mes frères, je suis ici maintenant. S’il vous plaît, attendez-moi et ne faites pas de mal à nos visiteurs», a déclaré Robin Padilla à une radio locale peu après avoir atterri à Basilan. Le jeune acteur, surnommé le «James Dean des Philippines» pour ses rôles de rebelle, vient juste de sortir de prison où il avait été condamné pour possession illégale d’armes. Un porte-parole du groupe Abu Sayyaf, Abu Ahmad, a indiqué que l’arrivée de l’acteur mettait un terme au compte à rebours. Ces rebelles musulmans avaient pris en otages une cinquantaine de personnes, professeurs et étudiants de deux écoles catholiques, à la suite d’une attaque manquée d’une caserne. Une vingtaine d’otages ont été libérés depuis en échange de nourriture et de médicaments.
De nouveaux affrontements dans le sud des Philippines, depuis plus de 20 ans le théâtre de combats séparatistes, ont fait au moins 93 morts depuis samedi dernier, entre l’armée et une guérilla musulmane, alors qu’un autre groupe retient depuis fin mars 31 personnes en otages. Les forces armées ont abattu 41 rebelles lors d’une offensive massive lancée mardi sur l’île de Mindanao, a annoncé hier un porte-parole militaire, le major Johnny Macanas. Mais au total, ce sont 70 guérilleros musulmans et 23 soldats qui ont été tués dans ces combats qui ont commencé samedi dans la province de Lanao del Norte sur l’île de Mindanao, selon l’armée. Les combats continuaient hier à faire rage entre soldats et maquisards du Front Moro islamique de libération (MILF) autour d’une de ses places fortes à Camp Bilal. La...