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Actualités - Chronologie

Emploi Les Etats-Unis auront besoin de 1.6 million d'informaticiens

L’économie américaine va générer 1,6 million d’emplois supplémentaires d’informaticiens d’ici à janvier 2001, dont 850 000 ne pourront pas être pourvus, selon une étude présentée hier dans le Wall Street Journal. Le besoin d’emplois qualifiés reste largement supérieur aux effectifs disponibles sur le marché, soit environ 10 millions de personnes, souligne l’étude réalisée par l’Association américaine des technologies de l’information (Information Technology Association of America, ITAA). «L’économie évolue beaucoup plus vite que le système éducatif», a relevé le président de l’Association, Harris Miller, dans le quotidien. «Le secteur des technologies de l’information représente aujourd’hui une bien plus grande part de la force totale de travail qu’on ne l’imaginait», a poursuivi M. Miller. «L’avenir de l’économie américaine va dépendre des effectifs disponibles» en informaticiens, a-t-il mis en garde. Les entreprises ont surtout besoin de programmeurs, de développeurs de bases de données et de spécialistes de l’assistance technique, selon l’étude. L’enquête, une des plus vastes sur le sujet, a été réalisée en décembre et janvier auprès de 200 entreprises du secteur des hautes technologies et 500 entreprises non technologiques. Par ailleurs, le patron d’IMB Allemagne, Erwin Staudt, a estimé hier dans un entretien au Berliner Zeitung que l’Allemagne n’est pas une terre d’accueil pour informaticiens étrangers en raison des formalités administratives complexes pour l’octroi de visas de travail et d’une campagne hostile des chrétiens-démocrates en Rhénanie. «Les autorisations de travail pour des spécialistes en informatique doivent être simplifiées le plus possible. Avec une réglementation compliquée comme celle prévue à l’origine par Walter Riester (ministre social-démocrate du Travail), nous effrayons les candidats potentiels», a estimé M. Staudt. À la question : pensez-vous que les 20 000 informaticiens étrangers hors Union européenne (quota pour lequel le chancelier Gerhard Schröder a accordé l’octroi de visas de travail) vont en effet venir, M. Staudt a répondu : «Ce serait très important, mais honnêtement, je me demande si l’Allemagne est le pays le plus attractif». Selon lui, «les Indiens ou nos voisins d’Europe de l’Est préfèrent aller aux États-Unis ou en Angleterre». Car les Américains envoient aux élites étrangères un signe très clair de bienvenue qui n’est pas perceptible en Allemagne, a ajouté M. Staudt. La campagne lancée par le ministre pour l’Avenir de l’État régional de Rhénanie du Nord-Westphalie (ouest), le chrétien-démocrate (CDU) Jürgen Rüttgers, contre le recrutement d’informaticiens étrangers, «n’améliore pas le climat et nuit à nos entreprises», a dit le patron d’IMB Allemagne. Celui-ci estime aussi que l’octroi à des informaticiens étrangers hors UE de visas de travail d’une durée de trois à cinq ans, comme l’envisage le gouvernement social-démocrate/écologiste, devrait s’inscrire dans le cadre d’une loi sur le contrôle de l’immigration.
L’économie américaine va générer 1,6 million d’emplois supplémentaires d’informaticiens d’ici à janvier 2001, dont 850 000 ne pourront pas être pourvus, selon une étude présentée hier dans le Wall Street Journal. Le besoin d’emplois qualifiés reste largement supérieur aux effectifs disponibles sur le marché, soit environ 10 millions de personnes, souligne l’étude réalisée par l’Association américaine des technologies de l’information (Information Technology Association of America, ITAA). «L’économie évolue beaucoup plus vite que le système éducatif», a relevé le président de l’Association, Harris Miller, dans le quotidien. «Le secteur des technologies de l’information représente aujourd’hui une bien plus grande part de la force totale de travail qu’on ne l’imaginait», a poursuivi M....