Koweit Démantèlement d'un groupe extrémiste après une agression contre une jeune fille
le 10 avril 2000 à 00h00
Les assaillants d’une étudiante non voilée qui ont été arrêtés au Koweït font partie d’un groupe extrémiste, al-Takfir wal Hijra, selon le ministre de l’Intérieur cité dimanche par le journal al-Qabas. Le ministre, cheikh Mohammad Khaled el-Sabah, n’a pas précisé le nombre de personnes arrêtées, mais selon le journal, près de douze islamistes ont été appréhendés et certains ont reconnu avoir attaqué la jeune fille mercredi dernier et être responsables d’autres incidents. Parmi eux, figurent trois militants islamistes qui avaient été arrêtés l’an dernier pour avoir battu un professeur de l’Université du Koweït et l’avoir forcé à signer une confession selon laquelle il se livrait à des «actes immoraux», ajoute le quotidien. Le groupe al-Takfir wal Higra, qui s’était fait connaître en Égypte dans les années 70, estime que la société actuelle ne se conforme pas à l’islam et appelle les croyants à revenir aux sources de la religion. Au Koweït, ses membres sont communément désignés sous le nom de groupe de flagellation dans le désert, ses partisans étant accusés d’avoir au cours des dernières années kidnappé et emmené dans le désert, où ils les ont battus, plusieurs travailleurs expatriés qu’ils accusaient d’actes «immoraux». Le ministre, à qui l’on demandait si le Koweït courait le risque de devenir une deuxième Algérie, a répondu que les libertés étaient «garanties au Koweït et la loi est claire à ce sujet». «Le nombre de ces groupes n’est qu’une poignée, mais ils peuvent augmenter. Notre rôle se termine lorsque nous livrons leurs membres à la justice», a-t-il ajouté.
Les assaillants d’une étudiante non voilée qui ont été arrêtés au Koweït font partie d’un groupe extrémiste, al-Takfir wal Hijra, selon le ministre de l’Intérieur cité dimanche par le journal al-Qabas. Le ministre, cheikh Mohammad Khaled el-Sabah, n’a pas précisé le nombre de personnes arrêtées, mais selon le journal, près de douze islamistes ont été appréhendés et certains ont reconnu avoir attaqué la jeune fille mercredi dernier et être responsables d’autres incidents. Parmi eux, figurent trois militants islamistes qui avaient été arrêtés l’an dernier pour avoir battu un professeur de l’Université du Koweït et l’avoir forcé à signer une confession selon laquelle il se livrait à des «actes immoraux», ajoute le quotidien. Le groupe al-Takfir wal Higra, qui s’était fait connaître en...
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