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Actualités - Chronologie

Banques Le CCF passe sous pavillon britannique mais sauve son honneur

Condamné à perdre son indépendance, le Crédit Commercial de France (CCF), 7e banque française, a sauvé son honneur en acceptant de se vendre, mais très cher, et en choisissant son maître, le géant britannique de la banque HSBC. «Cette opération, soudaine dans son annonce, a été mûrement réfléchie et négociée», a déclaré le président du CCF Charles de Croisset, en préambule d’une conférence de presse conjointe avec le patron de HSBC, John Bond. Le groupe britannique, numéro deux mondial par la capitalisation boursière qui atteint 103 milliards de dollars (107,83 mds d’euros), va payer quelque 72 milliards de francs (11 mds EUR) pour acquérir la totalité du CCF via une offre publique d’achat et d’échange. John Bond a pointé «la vision partagée» des deux groupes (convergence des politiques de croissance et de rentabilité, forte complémentarité des activités, excellente compatibilité des cultures d’entreprise...). Reconnaissant avoir regardé d’autres dossiers d’acquisitions dans les pays de la zone euro, M. Bond a affirmé que «le CCF était pour HSBC le meilleur partenaire possible». «Nous étions indépendants et nous croyions à notre avenir mais nous sommes aussi réalistes. Quitte à perdre notre indépendance, nous voulions une offre amicale et une opération comportant un avenir qui soit aussi bon pour nos actionnaires que pour nos équipes, nos clients et la place de Paris», a poursuivi M. de Croisset. Et c’est précisément le cas. Pour les actionnaires, HSBC propose soit une OPA en numéraire au prix de 150 euros par action, ce qui représente une prime de 16,9 % sur la base du cours du CCF à la clôture vendredi, soit une OPE (13 actions HSBC contre 1 CCF), ce qui fait ressortir une prime de 25,2 %. Au total, le CCF est acheté 3,5 fois son actif comptable. Les grands actionnaires du CCF ont d’ailleurs tous annoncé qu’ils apporteraient leurs titres, y compris le bancassureur néerlandais ING, prétendant éconduit par le CCF. Bon perdant, il a indiqué qu’il se réjouissait de l’opération, qui lui permettra au passage d’engranger une belle plus-value de 900 millions d’euros (5,9 mds de FF).
Condamné à perdre son indépendance, le Crédit Commercial de France (CCF), 7e banque française, a sauvé son honneur en acceptant de se vendre, mais très cher, et en choisissant son maître, le géant britannique de la banque HSBC. «Cette opération, soudaine dans son annonce, a été mûrement réfléchie et négociée», a déclaré le président du CCF Charles de Croisset, en préambule d’une conférence de presse conjointe avec le patron de HSBC, John Bond. Le groupe britannique, numéro deux mondial par la capitalisation boursière qui atteint 103 milliards de dollars (107,83 mds d’euros), va payer quelque 72 milliards de francs (11 mds EUR) pour acquérir la totalité du CCF via une offre publique d’achat et d’échange. John Bond a pointé «la vision partagée» des deux groupes (convergence des politiques de...