Corruption et biens culturels sujets sensibles du sommet
le 03 avril 2000 à 00h00
La lutte contre la corruption et la restitution des biens culturels pris aux Africains pendant la colonisation sont deux sujets sensibles sur lesquels s’opposent l’Union européenne et l’Afrique. Les projets de textes qui seront adoptés par les chefs d’État et de gouvernement européens et africains reflètent ces divergences. Si la lutte contre la corruption est reconnue comme indispensable par les deux parties, les Africains ont des réserves sur une formulation que les Européens voudraient voir figurer dans la déclaration et le plan d’action définitifs. Cette formulation, encore sujette à discussion, stipule que les deux parties conviennent «de veiller à ce que les fonds acquis de manière illicite et placés dans les banques étrangères fassent l’objet d’enquête et soient renvoyés dans le pays dont ils proviennent». Cette formulation semble apparaître trop contraignante à la partie africaine qui insiste très souvent sur la nécessité de dénoncer les «corrupteurs» des pays industrialisés au même titre que les «corrompus» des pays en voie de développement. Sur la question des biens culturels, ce sont les Européens qui ont des réserves sur un des articles du projet de déclaration stipulant «qu’un accord devrait être atteint sur la restitution et le retour dans le pays d’origine de monuments historiques, d’objets d’art et de biens culturels». L’Union européenne, où de nombreux musées regorgent de biens pillés pendant la colonisation de l’Afrique par plusieurs de ses États membres, est opposée à une référence aussi directe à la restitution de ces biens. Elle lui préfère une formulation plus vague sur «la promotion, la protection et la mise en valeur du patrimoine culturel de l’Afrique».
La lutte contre la corruption et la restitution des biens culturels pris aux Africains pendant la colonisation sont deux sujets sensibles sur lesquels s’opposent l’Union européenne et l’Afrique. Les projets de textes qui seront adoptés par les chefs d’État et de gouvernement européens et africains reflètent ces divergences. Si la lutte contre la corruption est reconnue comme indispensable par les deux parties, les Africains ont des réserves sur une formulation que les Européens voudraient voir figurer dans la déclaration et le plan d’action définitifs. Cette formulation, encore sujette à discussion, stipule que les deux parties conviennent «de veiller à ce que les fonds acquis de manière illicite et placés dans les banques étrangères fassent l’objet d’enquête et soient renvoyés dans le pays dont ils...
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