Le président élu dément avoir envoyé un émissaire à Pékin
le 03 avril 2000 à 00h00
Le président élu de Taïwan, Chen Shui-bian, a démenti dimanche des informations selon lesquelles il aurait demandé au scientifique américain Jeremy Stone de se rendre à Pékin en tant que médiateur. Cette information, publiée par le Washington Post, est «sans fondement», a-t-il dit. Selon le Washington Post, Jeremy Stone, qui a aidé les États-Unis à conclure avec l’ex-Union soviétique un traité sur le contrôle des armements, a rencontré M. Chen et son conseiller proche, le prix Nobel de chimie Lee Yuan-tseh, avant de gagner Pékin vendredi. M. Stone, qui dirige la Fédération des scientifiques américains, est proche de M. Lee depuis des années, a indiqué le journal. M. Lee a démissionné de ses fonctions de président de l’Academica Sinica, la plus prestigieuse institution de recherches à Taïwan, quelques jours avant le scrutin du 18 mars pour apporter son soutien à M. Chen. Ce dernier, dont les vues indépendantistes en ont fait la bête noire de Pékin, a une fois élu, proposé à M. Lee le poste de Premier ministre, mais ce dernier a refusé. «Les relations des deux côtés du détroit (entre la Chine et Taïwan) doivent s’améliorer et se normaliser. Nous devons montrer une plus grande sincérité et notre bonne volonté à engager une détente entre les deux côtés du détroit», a affirmé M. Chen. «Il se peut qu’il y ait des gens qui voyagent entre Pékin, Shanghaï et Taipei. Je me rends compte que ces gens espèrent ainsi s’engager en faveur de la paix dans le détroit de Taïwan ainsi que de la sécurité et de la stabilité dans la région Asie-Pacifique», a-t-il ajouté. «Nous devons remercier ces gens pour leurs efforts et leur sincérité», a encore dit M. Chen. Le président élu a multiplié depuis son élection les gestes de bonne volonté à l’égard de Pékin. Les autorités chinoises ont de leur côté réitéré le dogme sur lequel elles fondent leur position : le principe d’une seule Chine. Selon ce principe, Pékin considère Taïwan comme une province rebelle – destinée à être réunifiée –, depuis la fin de la guerre civile en 1949 qui a vu la victoire des communistes sur les forces nationalistes, contraintes de fuir dans l’île. M. Chen a offert de «discuter» de ce principe, ce que Pékin rejette catégoriquement.
Le président élu de Taïwan, Chen Shui-bian, a démenti dimanche des informations selon lesquelles il aurait demandé au scientifique américain Jeremy Stone de se rendre à Pékin en tant que médiateur. Cette information, publiée par le Washington Post, est «sans fondement», a-t-il dit. Selon le Washington Post, Jeremy Stone, qui a aidé les États-Unis à conclure avec l’ex-Union soviétique un traité sur le contrôle des armements, a rencontré M. Chen et son conseiller proche, le prix Nobel de chimie Lee Yuan-tseh, avant de gagner Pékin vendredi. M. Stone, qui dirige la Fédération des scientifiques américains, est proche de M. Lee depuis des années, a indiqué le journal. M. Lee a démissionné de ses fonctions de président de l’Academica Sinica, la plus prestigieuse institution de recherches à Taïwan, quelques...
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