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Actualités - Chronologie

Kosovo Washington menace les miliciens albanais d'un recours à la force

Les États-Unis ont averti jeudi des miliciens albanais ayant des bases au Kosovo mais actifs en bordure de la province qu’ils risquaient d’avoir à faire face à des actions de la force multinationale de l’Otan (Kfor) s’ils ne déposaient pas les armes. Le porte-parole adjoint du département d’État James Foley a rappelé que la Kfor était déjà intervenue à la mi-mars contre des caches d’armes d’Albanais «extrémistes» dans l’est du Kosovo et qu’elle était «prête à agir de la même manière dans l’avenir» si nécessaire. M. Foley a répété la position du département d’État selon laquelle ces miliciens s’étaient engagés le 23 mars à cesser leurs activités. Selon le département d’État, lors d’une réunion tenue à Gnjilane, dans l’est du Kosovo, il avait été annoncé que les miliciens livreraient leurs armes et leurs uniformes, s’abstiendraient de recourir à la violence et s’intégreraient à la vie politique. «Nous n’avons pas vu de suite à ces engagements et nous en sommes très déçus», a-t-il déclaré. Les discussions du 23 mars avaient eu lieu à Gnjilane, dans l’est du Kosovo. Elles avaient impliqué des représentants des Albanais de la vallée de Presevo, limitrophe du Kosovo, en particulier des membres d’un groupe appelé Armée de libération de Presevo, Medvedja et Bujanovac (UCPMB). Quelque 70 000 Albanais vivent dans ces trois communes. Le représentant américain au Kosovo, Christopher Dell, et le chef politique de l’ancienne Armée de libération du Kosovo (UCK), Hashim Thaçi, avaient participé aux discussions, après lesquelles avait été annoncée la création d’un Conseil politique pour Presevo, Medvedja et Bujanovac comprenant des membres de l’UCPMB. Ce Conseil politique s’est déclaré opposé à l’action armée et favorable à une solution politique des tensions dans la vallée de Presevo. Sa création a été interprétée par les négociateurs comme une première étape vers une possible démilitarisation de l’UCPMB. Mais aucun des participants aux discussions, pas même le représentant américain, n’a fait état ni alors ni depuis d’un «engagement» formel de l’UCPMB à déposer les armes. M. Foley a déclaré que Washington était déterminé. «Nous sommes prêts à répondre à toute provocation et à toute violence venant de cette région», a-t-il dit. Les autres pays membres de l’Otan participant à la Kfor «partagent les préoccupations des États-Unis à ce sujet», a-t-il ajouté. Le porte-parole américain a précisé que cet avertissement «était également dirigé vers Belgrade», régulièrement accusée par Washington de semer le trouble dans les régions du Kosovo proches de la Serbie.
Les États-Unis ont averti jeudi des miliciens albanais ayant des bases au Kosovo mais actifs en bordure de la province qu’ils risquaient d’avoir à faire face à des actions de la force multinationale de l’Otan (Kfor) s’ils ne déposaient pas les armes. Le porte-parole adjoint du département d’État James Foley a rappelé que la Kfor était déjà intervenue à la mi-mars contre des caches d’armes d’Albanais «extrémistes» dans l’est du Kosovo et qu’elle était «prête à agir de la même manière dans l’avenir» si nécessaire. M. Foley a répété la position du département d’État selon laquelle ces miliciens s’étaient engagés le 23 mars à cesser leurs activités. Selon le département d’État, lors d’une réunion tenue à Gnjilane, dans l’est du Kosovo, il avait été annoncé que les miliciens...