Le sommet entre la Juventus Turin, leader, et la Lazio Rome, deuxième à six points, constitue la grande affiche de la 28e journée du championnat d’Italie de football. L’équipe turinoise, brutalement stoppée dans sa marche en avant par le Milan AC (0-2), lors de la journée précédente, a perdu une partie de son avantage, réduit à six points, sur la Lazio Rome victorieuse de l’AS Rome (2-1), dans le derby de la capitale. Les hommes de Carlo Ancelotti ne semblent toutefois pas touchés par cet échec, le second de leur saison, après celui subi à Lecce, lors de la 4e journée. Une victoire ce soir leur ouvrirait toutes grandes les portes du «scudetto» (titre national), et un match nul leur permettrait de conserver intacte leur marge de sécurité. «Ce sera un match très difficile et délicat, mais la Lazio ne se présentera pas en meilleure condition que nous, et, si nous l’emportons, nous nous assurerons un avantage décisif», a expliqué Ancelotti très confiant. Invaincue à domicile, où elle n’a concédé que deux matches nuls en 14 rencontres, la Juve offre toutes les garanties sur le plan défensif (15 buts encaissés, dont 7 à domicile), mais son attaque s’est montrée en revanche beaucoup moins efficace (40 buts, dont 26 à domicile). Pour sa part, la formation romaine, plus vulnérable en défense (26 buts encaissés, dont 13 à l’extérieur), est plus performante et a déjà inscrit 48 buts, dont 15 hors de Rome. «Nous sommes en course sur tous les fronts (championnat, Coupe d’Italie, Ligue des champions), et nous jouerons nos chances à fond dans les trois tournois», a commenté l’entraîneur suédois Sven Goran Eriksson. Le reste du programme de cette journée offre plusieurs autres motifs d’intérêt. Le Milan AC, qui s’est hissé à la troisième place à la faveur de sa victoire sur la Juve, effectue un déplacement particulièrement délicat dimanche à Parme, revenu à la 5e place après son succès de Cagliari (3-2). Espagne : le choc des extrêmes L’Inter Milan, stoppé à Lecce (0-1), en attendant la grande rentrée du Brésilien Ronaldo, veut se réhabiliter sur son terrain devant Reggina, 11e, alors que l’AS Rome cherche à interrompre, contre Udinese, 7e, une série de quatre défaites consécutives. Le Deportivo La Corogne tentera de conserver la tête de la Liga dimanche à l’extérieur, contre la lanterne rouge, le FC Séville, alors que son plus proche rival, le FC Barcelone, accueille Valence lors du choc de la 31e journée du championnat d’Espagne de football ce week-end. Le FC Séville et le Deportivo jouent gros. Alors que les Galiciens, premiers avec deux points d’avance sur le Barça, veulent absolument gagner pour continuer à rêver du titre, le FC Seville, dernier, se doit de vaincre pour entretenir l’espoir du maintien. Le choc sera également rude au Camp Nou, où le FC Barcelone accueille un des gros bras de la Liga, le FC Valence, qui lutte pour revenir dans le trio de tête. Décimé par les blessures, le club valencien reste sur deux victoires dans l’antre du Barça, alors que la plupart des hommes de Van Gaal ont joué mercredi en match international. Juste derrière, Saragosse, troisième, attend comme le Depor un adversaire en situation précaire, le Betis (17e et premier non relégable). Les hommes de Guus Hiddink n’ont pas le loisir de perdre des points tandis que Saragosse lutte pour le titre. Quant au Real Madrid, il tire ses dernières munitions : «Si on ne gagne pas contre la Real Sociedad, on sera décroché de la lutte pour le titre», reconnaît le milieu de terrain espagnol Guti qui sait que le Real n’aura pas la partie facile face au club basque qui lutte pour sa survie (16e à égalité de points avec le Betis). Le constat est similaire pour le dernier prétendant Alavès, 5e. Le club de Vitoria se rend à Santander qui ne compte qu’un point d’avance sur le Betis et qui a occupé une place de relégable pendant une bonne partie de la saison. La mise est aussi importante pour l’Atletico Madrid et l’Athletic Bilbao. Le club madrilène doit se sortir de la zone de relégation alors que l’Athletic, longtemps candidat à l’Europe, reste sur sept matches sans victoire et doit désormais penser à assurer son maintien. Oviedo, relégable, peut également se sortir du trou à la faveur d’une victoire contre Malaga, 11e. Dans le milieu du tableau, alors que 12 points seulement séparent le premier relégable de l’Europe, le Celta accueille Valladolid, Majorque reçoit l’Espanyol et Numancia se déplace chez le Rayo Vallecano. Manchester United sur sa lancée Manchester United devrait continuer sa marche inexorable vers un nouveau titre de champion d’Angleterre de football, aujourd’hui contre West Ham (8e), pour le compte de la 31e journée, sauf faux pas imprévisible à trois jours du choc contre le Real Madrid en Ligue des champions. Invaincus cette saison à Old Trafford, les Red Devils sont au complet, car Ryan Giggs, Ole Gunnar Solskjaer, Henning Berg, Jaap Stam et Mark Bosnich sont revenus indemnes de leurs déplacements aux quatre coins de l’Europe, en milieu de semaine, avec leur sélection nationale respective. Avec 67 points, soit sept d’avance sur Leeds, une copieuse différence de buts et seulement huit matches à jouer, Sir Alex Ferguson peut voir venir, d’autant qu’il a évité à ses joueurs, en déclarant forfait pour la Coupe d’Angleterre, des matches à rallonge ou à rejouer en supplément de programme. Manchester peut donc se concentrer sur deux objectifs : le championnat et l’Europe. Ce n’est pas le cas de Chelsea (5e), qui court toujours après un triplé de plus en plus improbable et va vivre une semaine éprouvante : Leeds (2e) ce soir à Elland Road, le FC Barcelone mercredi à Stamford Bridge, et enfin Newcastle à Wembley dimanche, en demi-finale de la «Cup». Leeds compte une fois de plus sur son homme en forme du moment, le jeune international australien Harry Kewell, qui vient de marquer à chaque fois un but lors des six derniers matches. Chelsea, 52 points, qui marque plus facilement ailleurs qu’en Angleterre, ne peut plus se permettre de perdre des points dans la course à l’Europe. L’autre membre éminent du trio de tête, Liverpool, se déplace à Coventry (14e), laminé la semaine dernière par Arsenal, mais beaucoup plus délicat à manœuvrer dans son stade. Le manager français des Reds, Gérard Houllier, devrait aligner d’entrée Michael Owen, dont la convalescence se termine progressivement, après deux mois d’absence. Le derby londonien du jour oppose Wimbledon (16e) à Arsenal (4e), qui vient d’enchaîner quatre victoires consécutives, deux en championnat et deux en Coupe de l’UEFA. Mais les Dons font partie des quatre équipes à avoir ramené quelque chose d’Highbury cette saison, un point à l’issue d’un match nul en décembre (1-1). Le PSG pour une troisième finale Spécialiste de l’épreuve, le Paris Saint-Germain tentera aujourd’hui face à Bastia de se qualifier pour sa troisième finale de la Coupe de la Ligue. Les Parisiens, qui avaient déjà battu les Corses en finale au Parc des Princes en 1995, avaient également conquis le trophée en 1998. Le PSG s’est forgé une réputation de redoutable adversaire dans ces épreuves à élimination directe puisque depuis six ans il a disputé six finales : deux Coupes de la Ligue, deux Coupes de France et deux Coupes des coupes. Les Corses, eux, ne comptent qu’une seule Coupe de France conquise en 1981 face au Saint-Étienne de Michel Platini. Le vainqueur de ce match sera opposé à celui de l’autre demi-finale Red Star-Gueugon prévue lundi. La finale se disputera le 22 avril au Stade de France. De la finale de 1995, les seuls rescapés sont le capitaine bastiais Laurent Casanova et l’entraîneur Frédéric Antonetti, et le gardien parisien Bernard Lama. Mais comme il y a six ans, Lama sera à nouveau sur le banc, Dominique Casagrande étant titulaire pour cette compétition. Les Corses, invaincus à domicile, n’ont en revanche pas encore remporté le moindre match à l’extérieur cette saison en championnat. Mais ils restent sur une victoire en quart de finale face à l’Olympique Lyon au stade Gerland. «Battre Lyon chez eux alors que nous n’avons pas gagné un seul match de championnat à l’extérieur prouve que nous sommes très motivés pour cette Coupe», a dit Casanova. «Il y a toujours eu beaucoup de passion ici en Corse pour tout ce qui concerne les épreuves de Coupe», a précisé Antonetti.
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