Andre Agassi revient de loin : le numéro un mondial a sauvé quatre balles de match devant le Britannique Tim Henman, dont le bras a tremblé au moment décisif, avant de finir par arracher la victoire 7-5, 1-6, 7-6 (12/10), mercredi après-midi à Key Biscayne. L’Américain a souffert pendant deux heures trente-trois minutes dans la chaleur humide du central de Key Biscayne avant d’assurer sa qualification pour les demi-finales d’une épreuve dont il détient, avec trois succès, le record de victoires. Prochain obstacle maintenant pour le Kid de Las Vegas, assuré, à défaut de victoire à Key Biscayne, de reprendre la tête du classement de l’année de l’ATP au Russe Yevgueni Kafelnikov, le Brésilien Gustavo Kuerten (no 6), dont le lift a eu facilement raison en soirée du Sud-Africain Wayne Ferreira 6-3, 6-1 en à peine 58 minutes. Le premier set, avec un Henman peu heureux au service (46 % de première balle), mais solide en retour et au fond du court et décisif à la volée, tournait à l’avantage de l’Américain, qui concédait bien une fois sa mise en jeu mais prenait deux fois le service du britannique pour s’assurer le gain de la manche 7-5 en 51 minutes. Quatre balles de match Henman, retrouvant sa première balle, effectuait une superbe démonstration de tennis offensif dans la seconde manche qu’il remportait 6-1 en une demi-heure. La qualité du jeu baissait dans la troisième, les deux joueurs accusant la chaleur et la fatigue. Henman, qui avait dû sauver 7 balles de break, se retrouvait toutefois en position favorable, servant pour le match à 5-4 en sa faveur après avoir fait le break au 7e jeu. «Il a très bien joué les points importants quand il était mené, mais bien moins bien quand il a été en position de conclure», devait remarquer Agassi. Une double faute, un revers gagnant d’Agassi et c’était une première occasion manquée pour Henman. La partie se dénouait au tie-break, où Henman devait compter pas moins de quatre occasions de conclure, perdant la première d’une volée dans la filet, Agassi sauvant les deux suivantes et Henman gaspillant la dernière d’une double faute. «J’en avais fait d’autres dans le match (11 au total), mais là ce n’était pas le moment idéal», devait-il constater. Agassi, qui n’en demandait pas tant, finissait par arracher la victoire 12/10 d’un passing de revers sur une montée bien faiblarde du Britannique. «Il n’y a pas de doute, j’ai vraiment eu de la chance de pouvoir revenir et gagner le match», a-t-il reconnu. «J’ai gagné plus de jeu, gagné plus de points (117 contre 114), mais au bout du compte pas les plus importants et la frustration d’avoir perdu est de loin mon sentiment dominant maintenant», a déclaré Henman. Agassi bénéficiera d’une bonne journée de repos pour récupérer avant sa demi-finale contre Kuerten, un joueur qu’il a dominé sans perdre un set lors de leur quatre dernières rencontres, dont trois fois en 1999. Le Brésilien, qui avait dû sauver une balle de match au 2e tour contre le Français Arnaud Clément avant de continuer sa route dans le tournoi, compte bien deux victoires sur l’Américain, mais c’était en 1997, l’année de sa victoire à Roland Garros et de la plongée d’Agassi dans les profondeurs du classement ATP. Dans le tournoi féminin, la Suissesse Martina Hingis, victorieuse 6-3, 6-1 sans trop de difficulté de la Sud-Africaine Amanda Coetzer, une joueuse qui ne l’a plus battue depuis 1997, n’est qu’à une étape de la finale, où elle devrait retrouver l’Américaine Lindsay Davenport pour en découdre de la place de première joueuse mondiale. Sur sa route, Hingis trouvera en demi-finale l’Américaine Monica Seles, qui n’a pas connu plus de problèmes contre sa compatriote Amy Frazier dominée 6-0, 6-3, mais qui reconnaît qu’Hingis et Davenport, qui affrontait en soirée la Française Sandrine Testud, jouent actuellement un cran au-dessus des autres. Déclarations • Andre Agassi (USA/n°1, vainqueur de Tim Henman) : «C’était un match physiquement très dur. Il faisait chaud et humide. Cela n’a pas été un match facile, ce fut un combat pour tous les deux. Dans le troisième set j’ai eu beaucoup d’opportunités. Et tout d’un coup il a un break d’avance. J’étais un peu découragé et mon but était alors de l’obliger à servir pour le match, l’obliger à bien jouer pour gagner. J’ai eu de la chance de pouvoir revenir et gagner le match, il n’y a pas de doute. Il a vraiment bien joué et s’est bien battu pour rester dans le match alors qu’il aurait pu lui échapper au début du second et aussi au début du troisième. Il a bien joué sur les points importants quand il était mené, moins bien quand cela a été à lui de conclure». • Tim Henman (G-B/ no 10, battu par Agassi) : «je crois avoir fait un bon match. Mon jeu s’est manifestement amélioré. Mais en ce moment-là chose la plus importante est gagner ou perdre. La double faute sur la balle de match. Quand on sert contre un vent aussi fort, la marge d’erreur est plutôt faible. J’avais fait des doubles fautes avant. Là ce n’était pas le moment idéal. Je n’ai pas trop à me plaindre de la manière dont j’ai joué. J’avais mon plan de jeu à suivre si je voulais battre Agassi. Je l’ai suivi. À la sortie cela n’a pas tout à fait suffi». Venus Williams envisagerait d’abandonner le tennis La joueuse noire américaine Venus Williams, troisième au classement mondial mais qui n’a plus joué depuis novembre en raison de tendinites au poignet, envisagerait d’abandonner le tennis, selon son père. Richard Williams, cité par le Miami Herald jeudi, a indiqué qu’il ne serait pas surpris si sa fille aînée décidait de prendre sa retraite de joueuse. «Je ne serais pas surpris non plus si elle décidait le contraire à cause de son amour du jeu», a-t-il ajouté. Il y a quelques jours M. Williams, qui est également l’entraîneur de ses deux championnes de fille, Venus et Serena, avait affirmé que son aîné, dont la rentrée en compétition est en principe prévue le 1er mai à Hambourg, n’envisageait pas d’abandonner le sport qui a fait sa fortune, mais qu’il lui conseillait de prendre une année entière de repos pour se consacrer à ses études. «Elle est en voie de prendre des décisions de premier plan», a déclaré, selon le Miami Herald, M. Williams, qui a précisé que sa fille ferait une annonce publique dans une semaine. «Le tennis n’est qu’un travail temporaire et je la pousse à ne pas jouer du tout cette année et à continuer ses études», a-t-il ajouté. «Cela me ferait de la peine de la voir être obligée d’obtenir un emploi de commentateur ou d’entraîneur». Numéro trois mondiale depuis août dernier, Venus Williams, à 19 ans, a gagné, en trois années de tennis professionnel, plus de 4,5 millions de dollars de prix, sans compter les revenus apportés par les contrats publicitaires. «J’aimerais qu’elle approfondisse sa connaissance des langues étrangères et ses études de mode et se consacre à ses investissements financiers», a encore déclaré M. Williams, un spécialiste des déclarations à l’emporte pièce, dont les propos ont été accueillis avec scepticisme sur le circuit du tennis féminin. «Je ne prendrais pas ce qu’il dit trop sérieusement», a souligné l’Américaine Lindsay Davenport, numéro deux mondiale et grande favorite du tournoi de Miami que Venus Williams avait remporté en 1998 et 1999. «Je ne serais pas du tout surprise de la voir jouer à nouveau rapidement», a-t-elle dit.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Andre Agassi revient de loin : le numéro un mondial a sauvé quatre balles de match devant le Britannique Tim Henman, dont le bras a tremblé au moment décisif, avant de finir par arracher la victoire 7-5, 1-6, 7-6 (12/10), mercredi après-midi à Key Biscayne. L’Américain a souffert pendant deux heures trente-trois minutes dans la chaleur humide du central de Key Biscayne avant d’assurer sa qualification pour les demi-finales d’une épreuve dont il détient, avec trois succès, le record de victoires. Prochain obstacle maintenant pour le Kid de Las Vegas, assuré, à défaut de victoire à Key Biscayne, de reprendre la tête du classement de l’année de l’ATP au Russe Yevgueni Kafelnikov, le Brésilien Gustavo Kuerten (no 6), dont le lift a eu facilement raison en soirée du Sud-Africain Wayne Ferreira 6-3, 6-1 en à peine...