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Actualités - Chronologie

Amnesty International exige une enquête sur les exactions

Amnesty International a appelé hier l’Onu et le Conseil de l’Europe à mener une enquête internationale sur «les meurtres, les tortures et les persécutions subies par la population tchétchène». «La communauté internationale doit agir», a lancé Maria Kazarova, responsable de la section russe d’Amnesty International, de retour à Moscou après un second voyage en Ingouchie, une république caucasienne russe voisine de la Tchétchénie indépendantiste. «La commission de l’Onu des droits de l’homme et l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe doivent prendre des mesures nécessaires pour mener une enquête internationale sur des meurtres, des tortures, des viols, des persécutions et les mauvais traitements des civils tchétchènes», a-t-elle dit. «Les crimes commis par des Tchétchènes – les prises d’otages, les assassinats – doivent également faire objet d’une enquête internationale», a ajouté la responsable. Le rapport d’Amnesty International sur la Tchétchénie, rédigé en décembre dernier, fait état de quelques cas de «violation du droit international humanitaire par les groupes de Tchétchènes armés», rapportés le plus souvent par des sources officielles russes. Human Rights Watch a également dénoncé en décembre dernier les exactions commises par les combattants tchétchènes. Le rapport d’Amnesty International cite entre autres des cas où les combattants tchétchènes ont utilisé des civils comme «boucliers humains» face aux forces russes, ou les ont forcés à creuser des tranchées, ou encore les ont empêchés de quitter la zone des combats. «Plusieurs militaires russes capturés par les Tchétchènes au cours d’un combat le 2 décembre à Ourous-Martan (sud-ouest), ont été égorgés», selon le rapport, citant le témoignage d’un correspondant de la radio Svoboda. «Amnesty International appelle le président russe Vladimir Poutine à faire preuve de sa fidélité au droit, et à contribuer à une enquête internationale, conformément aux engagements pris par la Russie». Les enquêteurs internationaux doivent notamment avoir accès à tous les «camps de filtration» existant en Tchétchénie, que les autorités russes «cachent aux défenseurs des droits de l’homme», a déclaré Mme Kazarova. «Hormis le tristement célèbre Tchernokozovo, plusieurs autres camps de filtration fonctionnent en Tchétchénie», notamment celui d’Ourous-Martan, installé dans une cave de l’administration militaire russe. D’autres camps de filtration «secrets» se trouvent près du village de Tolstoï-Iourt (nord), dans le village de Gorogorski (nord-est), dans une ancienne laiterie, et deux autres, PAP-1 et PAP-2 à Grozny, capitale de la Tchétchénie, dans une usine d’automobiles, selon cette source. Tous les témoignages recueillis par les représentants d’Amnesty International dans le Caucase sont anonymes, leurs auteurs «craignant pour leur sécurité», mais Amnesty affirme «disposer de leurs noms et adresses». Les témoins, dont une adolescente de 14 ans, «ex-détenus des camps de filtration», ont dénoncé avoir été systématiquement battus, violés et torturés par des policiers russes.
Amnesty International a appelé hier l’Onu et le Conseil de l’Europe à mener une enquête internationale sur «les meurtres, les tortures et les persécutions subies par la population tchétchène». «La communauté internationale doit agir», a lancé Maria Kazarova, responsable de la section russe d’Amnesty International, de retour à Moscou après un second voyage en Ingouchie, une république caucasienne russe voisine de la Tchétchénie indépendantiste. «La commission de l’Onu des droits de l’homme et l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe doivent prendre des mesures nécessaires pour mener une enquête internationale sur des meurtres, des tortures, des viols, des persécutions et les mauvais traitements des civils tchétchènes», a-t-elle dit. «Les crimes commis par des Tchétchènes – les prises...