Iran Un intellectuel va comparaître pour dénonciation d'un Etat dans l'Etat
le 30 mars 2000 à 00h00
Un partisan du président iranien Mohammad Khatami, qui avait évoqué l’existence d’un «organisme paragouvernemental» à l’origine des actes de violence dans le pays, a été convoqué au tribunal révolutionnaire de Téhéran, a rapporté hier la presse. Emadeddine Baghi, journaliste considéré comme l’un des théoriciens du courant réformateur, avait affirmé qu’un cercle para-étatique serait à l’origine des actes de violences, dont l’attentat contre le dirigeant réformateur Saïd Hajarian le 12 mars. «Différents agents de plusieurs organismes d’État ont créé un cercle paragouvernemental qui a une présence à la fois chez les pasdaran (les gardiens de la révolution), à la police, au ministère des Renseignements et à la radio-télévision d’État», avait affirmé M. Baghi. Dans une déclaration rapportée par la presse réformatrice, M. Baghi a affirmé avoir été auparavant convoqué par le ministère des Renseignements. M. Baghi «ira au tribunal révolutionnaire au début de la semaine» prochaine, a indiqué la presse, citant des sources proches du journaliste. M. Baghi avait aussi reproché au ministre des Renseignements Ali Younessi de chercher à enterrer l’affaire Hajarian. Emadeddine Baghi, âgé d’une quarantaine d’années, vient de publier un livre sur la «tragédie de la démocratie en Iran» dans lequel il évoque longuement l’affaire des meurtres d’intellectuels et d’opposants fin 1998.
Un partisan du président iranien Mohammad Khatami, qui avait évoqué l’existence d’un «organisme paragouvernemental» à l’origine des actes de violence dans le pays, a été convoqué au tribunal révolutionnaire de Téhéran, a rapporté hier la presse. Emadeddine Baghi, journaliste considéré comme l’un des théoriciens du courant réformateur, avait affirmé qu’un cercle para-étatique serait à l’origine des actes de violences, dont l’attentat contre le dirigeant réformateur Saïd Hajarian le 12 mars. «Différents agents de plusieurs organismes d’État ont créé un cercle paragouvernemental qui a une présence à la fois chez les pasdaran (les gardiens de la révolution), à la police, au ministère des Renseignements et à la radio-télévision d’État», avait affirmé M. Baghi. Dans une déclaration...
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