Indonésie Le clergé musulman pour le maintien de l'interdiction du communisme
le 25 mars 2000 à 00h00
La plus haute autorité de l’islam indonésien a exhorté les autorités à maintenir l’interdiction légale qui frappe le communisme et son enseignement, bannis en Indonésie depuis 1966. «Le communisme doit rester interdit en Indonésie car il promeut l’athéisme», a déclaré, selon le quotidien The Jakarta Post, M. Amidhan, le président du Conseil national des oulamas (MUI), la plus haute autorité islamique du pays. Tout débat public sur l’opportunité de lever l’interdiction doit immédiatement cesser car il ne peut que créer la confusion parmi les musulmans qui représentent 80 % de la population, a ajouté en substance M. Amidhan. Le président Abdurrahman Wahid a, la semaine dernière, ouvert ce débat sur l’un des sujets les plus sensibles de l’histoire indonésienne, en déclarant ne pas être opposé à ce que soient clarifiées les circonstances du coup d’État de 1965. Cette déclaration a conduit en début de semaine Amien Raïs, président de l’Assemblée du peuple, à évoquer la possibilité d’une convocation de M. Wahid afin qu’il s’explique devant les parlementaires. «Gus Dur – le titre javanais de M. Wahid – doit impérativement dire s’il a fait cette déclaration en tant que président ou à titre personnel», a ainsi demandé M. Raïs, lui-même dirigeant musulman fondamentaliste. La répression de ce qui était, selon la thèse officielle, une tentative de coup d’État du Parti communiste indonésien (PKI), a permis au général Suharto, alors à la tête des forces stratégiques et avec l’aide des États-Unis, de s’installer au pouvoir.
La plus haute autorité de l’islam indonésien a exhorté les autorités à maintenir l’interdiction légale qui frappe le communisme et son enseignement, bannis en Indonésie depuis 1966. «Le communisme doit rester interdit en Indonésie car il promeut l’athéisme», a déclaré, selon le quotidien The Jakarta Post, M. Amidhan, le président du Conseil national des oulamas (MUI), la plus haute autorité islamique du pays. Tout débat public sur l’opportunité de lever l’interdiction doit immédiatement cesser car il ne peut que créer la confusion parmi les musulmans qui représentent 80 % de la population, a ajouté en substance M. Amidhan. Le président Abdurrahman Wahid a, la semaine dernière, ouvert ce débat sur l’un des sujets les plus sensibles de l’histoire indonésienne, en déclarant ne pas être opposé à ce...
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