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Actualités - Reportages

Une banque nationale de cornées dans la capitale(photo)

Sous la tutelle du ministère de la Santé, la première banque nationale de cornées a vu le jour, il y a quelques mois, dans le secteur de la Quarantaine. Jouxtant l’hôpital public, cet établissement a bénéficié des aides octroyées par l’Organisation mondiale de la santé, la Fondation de l’émir Abd-el Aziz pour les non-voyants et, notamment, le ministère libanais de la Santé. Jouissant de la coopération de plusieurs ONG locales, la banque de cornées, qui fait partie du programme de la Commission nationale de greffes et de transplantations d’organes, dispose d’un mécanisme complet pour assurer l’organisation du recueil et de la distribution des cornées aux malades en attente d’un greffon. «Contrairement aux autres organes ( foie, cœur, poumon), qui sont greffés très rapidement après le prélèvement, explique le Dr Élias Warrak, ophtalmologue et spécialiste dans la chirurgie-laser de la cornée et de la cataracte et notamment directeur et représentant de la Banque auprès du ministère de la Santé, les cornées, considérées comme étant des tissus humains (moelle osseuse, os, vaisseaux , peau, valves cardiaques), ont la propriété de se conserver, dans les conditions adéquates, pour une durée qui peut aller jusqu’à six heures». Cette caractéristique des cornées favorise les dons d’organes du fait que les familles ne sont pas confrontées au problème éthique de la mort cérébrale, fait remarquer le Dr Warrak. Les cornées sont, en outre, scrupuleusement contrôlées. «C’est l’une des priorités de notre établissement, qui s’assure de la conformité des greffons en examinant, scrupuleusement, toutes les cellules d’une seule cornée et en effectuant, d’autre part, les analyses sanguines nécessaires (VIH, hépatite), effectuées sur des prélèvements du donneur», affirme l’ophtalmologue. Quant à la «carte de donneur», on peut la retirer automatiquement du local de la banque après avoir rempli les formulaires de consentement. Par ailleurs, et après que la banque prend contact avec le médecin traitant du malade et lui communique la disponibilité du greffon, le recerveur n’assume que les frais de préservation des cornées ( entre 100 et 150 US dollars), tenant compte de la gratuité des greffons et de l’assurance médicale dont bénéficie la personne concernée. Les campagnes de sensibilisation et d’éducation de la population étant fondamentales dans ce domaine, il est impératif, souligne le Dr Warrak , de faire examiner les yeux des enfants dès les premières semaines après la naissance pour déceler les malformations congénitales. En effet, une cataracte non détectée aux premiers mois de la vie peut entraîner une perte de vision jusqu’à 80 %. Notons que la cornée assume les deux tiers du pouvoir de réfraction de l’œil, le cristallin en assumant le dernier tiers.
Sous la tutelle du ministère de la Santé, la première banque nationale de cornées a vu le jour, il y a quelques mois, dans le secteur de la Quarantaine. Jouxtant l’hôpital public, cet établissement a bénéficié des aides octroyées par l’Organisation mondiale de la santé, la Fondation de l’émir Abd-el Aziz pour les non-voyants et, notamment, le ministère libanais de la Santé. Jouissant de la coopération de plusieurs ONG locales, la banque de cornées, qui fait partie du programme de la Commission nationale de greffes et de transplantations d’organes, dispose d’un mécanisme complet pour assurer l’organisation du recueil et de la distribution des cornées aux malades en attente d’un greffon. «Contrairement aux autres organes ( foie, cœur, poumon), qui sont greffés très rapidement après le...