Etats-Unis Hillary s'inquiète des psychotropes administrés aux enfants
le 22 mars 2000 à 00h00
La Première dame des États-Unis a marqué une pause dans sa campagne électorale pour annoncer le lancement d’une étude sur l’administration à des enfants parfois âgés de seulement deux ans de psychotropes tels que le Prozac ou la Ritaline. Hillary Rodham Clinton a affirmé qu’elle ne cherchait pas à «couler» ces médicaments mais que la situation soulève des questions troublantes. «Pourquoi n’allions-nous pas mieux l’administration de médicaments à une thérapie familiale et à d’autres traitements du comportement ?», a-t-elle demandé. Mme Clinton a annoncé que cinq millions de dollars seraient consacrés par l’Institut national de la santé mentale à une étude sur l’impact des psychotropes sur les enfants de moins de sept ans. Le Journal of the American Medical Association a révélé le mois dernier que le nombre d’enfants d’âge préscolaire sous antidépresseur avait progressé de plus de 200 % entre 1991 et 1995. Le nombre d’enfants de deux à quatre ans auxquels sont administrés des stimulants tels que la Ritaline a plus que doublé. Impact mal connu Le nombre d’enfants de moins de cinq ans prenant de la Clonidine, utilisée pour corriger le manque de concentration, l’hyperactivité ou un comportement perturbé, a été multiplié par 28. L’étude, qui porte sur 200 000 patients dans trois régions des États-Unis, indique aussi que l’impact de ces médicaments sur de jeunes enfants n’a pas été étudié avec rigueur. Un éditorial du Jama dénonçait la disparition des polycliniques d’autrefois, où coopéraient des pédiatres, des psychiatres et des experts en thérapie comportementale et familiale. À la place, «il semble que les enfants perturbés sont de plus en plus souvent soumis à un traitement pharmacologique rapide et peu cher». Eli Lilly and Co., qui produit le Prozac, s’est également déclaré préoccupé par l’administration croissante de ce type de médicaments à de jeunes enfants alors que «l’on connaît beaucoup trop peu de choses dans le domaine comportemental en pédiatrie».
La Première dame des États-Unis a marqué une pause dans sa campagne électorale pour annoncer le lancement d’une étude sur l’administration à des enfants parfois âgés de seulement deux ans de psychotropes tels que le Prozac ou la Ritaline. Hillary Rodham Clinton a affirmé qu’elle ne cherchait pas à «couler» ces médicaments mais que la situation soulève des questions troublantes. «Pourquoi n’allions-nous pas mieux l’administration de médicaments à une thérapie familiale et à d’autres traitements du comportement ?», a-t-elle demandé. Mme Clinton a annoncé que cinq millions de dollars seraient consacrés par l’Institut national de la santé mentale à une étude sur l’impact des psychotropes sur les enfants de moins de sept ans. Le Journal of the American Medical Association a révélé le mois dernier...
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