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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : développement de l'offre du dollar

L’offre du dollar, de rare qu’elle était, s’est développée hier à Beyrouth dans un marché manifestant à nouveau quelque regain d’intérêt pour les placements en livre libanaise. À cela aurait contribué, selon les milieux cambistes de la place, la perspective de chances accrues de paix dans la région après l’annonce du sommet Clinton-Assad dimanche prochain à Genève. En effet, la propension du marché à l’offre du billet vert à des fins de placement en actifs libanais ne s’est pas démentie, avec comme corollaire le repli de cette monnaie dans les échanges interbancaires de 1 507,00/1 508,00 LL à l’ouverture, à 1 504,00/1 505,00 LL en clôture, dans des échanges relativement étoffés, dépassant quelque dix millions de dollars, entièrement négociés à l’achat et à la vente par les établissements de crédit. Dans cette évolution, la Banque du Liban (BDL), qui est restée en dehors du marché, a continué de proposer le dollar à l’achat à 1 501,00 LL et à la vente à 1 514,00 LL, pour le faire clôturer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Dollar soutenu après le relèvement des taux par la Fed À l’étranger, le dollar a été soutenu hier par la décision de la Réserve fédérale américaine (Fed) de relever d’un quart de point en pourcentage de son taux directeur sur les fonds fédéraux (Fed Funds) à 6,00 %, soit dans une proportion ne compromettant pas la croissance de l’économie aux États-Unis. Cette décision, qui a été accueillie avec soulagement par la communauté financière, a donc neutralisé les effets déprimants d’autres facteurs qui avaient pesé sur la tenue du billet vert au courant de la journée. À cet égard, les opérateurs, qui étaient sensibilisés par l’annonce dans la matinée d’une nette amélioration du climat des affaires en Allemagne tel qu’illustré par la hausse de l’indice IFO de 100,20 points en janvier à 100,90 points le mois dernier, se sont montrés indifférents ensuite vis-à-vis de cet indicateur, après l’ouverture en hausse de Wall Street dans la perspective d’un relèvement des taux américains dans une proportion déjà anticipée par le marché. Cela d’autant qu’il s’est avéré que le déficit commercial américain en janvier ne devait guère œuvrer en faveur d’un resserrement monétaire plus sévère. Certes, l’aggravation de ce déficit de 13,86 % à 28,01 milliards de dollars contre 24,60 milliards en décembre 1999, à la suite de la baisse des exportations américaines de 1,8 % à 84,06 milliards de dollars et de la hausse des importations de 1,7 % à 112,07 milliards de dollars, est venue donc empêcher le comité de politique monétaire de la Fed d’augmenter davantage le coût du crédit pour les entreprises américaines au risque d’entraîner un ralentissement sévère de l’économie qui ne tarderait pas à se répercuter négativement sur les marchés boursiers américains et déclencher par ricochet une chute du billet vert. Pourtant, les opérateurs, qui ont finalement bien entouré le dollar, se sont montrés plus ou moins gourmands en sterling, incités à l’achat de cette monnaie par la présentation d’un budget britannique, considéré comme relativement serré, dans un contexte d’une faible inflation et d’excédents dans les finances publiques tels que relevés par le chancelier de l’Échiquier, Gordon Brown. Compte tenu donc de toutes ces considérations, le billet vert devait se négocier finalement à New York sur un ton ferme face aux autres grandes monnaies, à l’exception toutefois du sterling, comme suit : – 0,9650 pour un euro contre 0,9730, la veille – 1,5725 pour un sterling contre 1,5690 – 2,0270 DM contre 2,0105 – 6,7975 FF contre 6,7430 – 1,6690 FS contre 1,6570 – 2 006,50 lires contre 1 990,40 – 107,05 yens contre 106,35. Bourse de Beyrouth : en baisse sous la conduite de la Banque Audi À la Bourse de Beyrouth, la baisse des actions C de la Banque Audi dans une proportion plus grande que la hausse conjuguée des actions A de Solidere et C de la Byblos Bank a pesé hier sur l’ensemble de la cote libanaise. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a abandonné 0,85 % à 70,15 points, ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires qui a perdu 1,85 % à 160,98 points. Pourtant, ce mouvement s’est produit dans un marché très restreint avec au total 11 393 actions négociées d’une valeur globale de 69 452 dollars. Wall Street soulagée par la décision de la Fed Sur les places boursières internationales, Wall Street a accueilli avec soulagement la décision de la Fed de relever ses taux directeurs d’un quart de point en pourcentage à 6,00 % et son taux d’escompte dans une même proportion à 5,50 %. En effet, la tendance de la veille s’est poursuivie avec un retour en grâce des valeurs phares de la «vieille économie», largement représentées par l’indice Dow Jones des vedettes industrielles (DJIA) au détriment des secteurs en pleine ébullition de la haute technologie, de l’Internet et de la biotechnologie, représentatifs de la «nouvelle économie» et dont les grands noms sont cotés sur le Nasdaq. Sur le marché obligataire, le rendement de l’obligation du Trésor américain à 30 ans est revenu à moins de 6,00 %, après le geste de la Fed, laissant croire que les inquiétudes sur l’inflation pourraient être un peu exagérées, malgré que «la croissance de la demande va continuer à dépasser celle de l’offre, générant quelques déséquilibres inflationnistes et mettant en danger l’expansion économique record», comme l’a indiqué le communiqué de la Fed. Cela étant, le Nasdaq est parvenu à réduire ses pertes, alors que le DJIA a continué sur sa lancée de la veille, remontant d’un plus bas à 10 603,61 points à un plus haut à 10 851,49 points, avant d’afficher en préclôture 10 830,55 points, en hausse de 150,31 points sur la veille. Baisse des Bourses européennes Le repli des valeurs de la technologie, des médias et des télécoms a pesé hier sur les Bourses européennes, qui ont cependant limité les pertes en clôture, alors que les marchés s’attendaient à un relèvement imminent des taux d’intérêt par la Réserve fédérale américaine. L’indice CAC 40 a cédé 0,5 % à Paris, le Dax 0,82 % à Francfort et le FTSF 100 0,1 % à Londres. La Bourse de Madrid a perdu 0,44 %, celle de Bruxelles 1,81 % et celle de Milan 1,36 %. Amsterdam et Zurich ont en revanche clôturé en hausse, de 0,14 % et 1,39 % respectivement. De même, l’EuroStoxx 500 des valeurs vedettes de la zone euro a abandonné 0,39 % tandis que l’Eurotop 300, paneuropéen, a progressé de 0,1 %. L’ouverture du Nasdaq en forte baisse à New York, après sa dégringolade de 3,92 % lundi, a renforcé les pressions à la vente dans le secteur de la «nouvelle économie», dans un climat d’inquiétudes grandissantes sur les valorisations des valeurs très volatiles liées à Internet. La remontée du Nasdaq a permis de limiter les dégâts sur les places européennes. L’annonce surprise d’un déficit commercial à un niveau record aux États-Unis en janvier n’a fait que renforcer les spéculations sur une hausse d’un quart de point du taux des fonds fédéraux, actuellement de 5,75 %. Les valeurs liées à Internet ont subi le gros des attaques. Lastminute.com, la dernière-née du secteur sur la place de Londres, est tombée en-dessous de son cours d’introduction, minée par des craintes de survalorisation de cette start-un déficitaire. Lastminute a fini à 325 pence, en baisse de 18,30 %, contre un cours d’introduction de 380 pence. De même à Amsterdam, le fournisseur de services World Online a fini très en-deçà de son cours d’introduction de la semaine dernière à 43 euros. Le titre a perdu 19,92 % à 29,95 euros, après avoir déjà décroché de 13,4 % la veille. Quant à Liberty Surf, premier fournisseur de services français à être coté, également depuis la semaine dernière, il a fini à 68,40, en retrait de 9,04 % mais au-dessus de son cours d’introduction de 41 euros. Son concurrent italien Tiscali a cédé 10,61 % à 72,75 euros et l’espagnol Terra Networks 8,9 % à 90,95, après une chute de 7 % lundi. Parmi les grosses technologiques, l’allemande Siemens a rétrogradé de 2,36 % à 69,90 euros, en correction après son bond de 10 % de la veille et le suédois Ericsson a abandonné 2,23 % à 832. Parmi les valeurs de l’économie traditionnelle, le groupe agro-alimentaire français Danone a fini en légère baisse de 0,28 % à 215,30 euros, après avoir progressé en séance sur l’annonce de la mise en place d’une plate-forme électronique commune avec Nestlé. Nestlé, pour sa part, a fini en hausse de 1,3 % à 2 944 francs suisses. Dans le reste de la cote, British American Tobacco, au deuxième rang mondial des fabricants de cigarettes, a chuté de 7,95 % à 305 pence après la récente euphorie sur le titre, atteint par des informations sur un nouveau coup porté au secteur par la justice américaine. Tokyo : en hausse La Bourse de Tokyo a terminé en hausse de 0,2 % mardi, une partie des valeurs technologiques étant restées vigoureuses en dépit de la chute la veille du Nasdaq à New York, selon des sources de marché. L’indice de référence Nikkei-225 a clôturé sur un gain de 36,04 points par rapport à la clôture de vendredi à 19 602,36 points. Le marché était fermé lundi, jour férié au Japon. «Quelques valeurs technologiques ont gagné du terrain, poussant le Nikkei à la hausse», a indiqué Kazue Mayuzumi, analyste senior à Nikko Securities. «En particulier, NTT Data Corp. a terminé en hausse, compensant les baisses de Sony Corp. et d’autres». Les achats sont surtout survenus au cours de la dernière heure de cotation sur des rachats de contrats à terme, «soutenant tout le marché», a ajouté M. Mayuzumi. En revanche, l’indice élargi Topix a baissé pour la première fois depuis les cinq dernières séances, abandonnant 1,67 point, soit 0,1 %, à 1 672,55. Le montant des transactions a porté sur 651,6 millions de titres échangés contre 739,2 millions vendredi dernier. La Bourse avait montré des signes de faiblesse au cours de la matinée à la suite du plongeon de 4 % du Nasdaq la veille à Wall Street où le Dow Jones Industrial Average a pourtant limité les dégâts en terminant en hausse de 0,8 %. La chute du Nasdaq a incité les investisseurs à prendre leurs bénéfices sur les valeurs technologiques, a estimé Tatsuo Kurokawa, analyste senior à Nomura Securities. Les ventes se sont surtout concentrées sur les valeurs très prisées des technologies de l’information et des principales électriques.
L’offre du dollar, de rare qu’elle était, s’est développée hier à Beyrouth dans un marché manifestant à nouveau quelque regain d’intérêt pour les placements en livre libanaise. À cela aurait contribué, selon les milieux cambistes de la place, la perspective de chances accrues de paix dans la région après l’annonce du sommet Clinton-Assad dimanche prochain à Genève. En effet, la propension du marché à l’offre du billet vert à des fins de placement en actifs libanais ne s’est pas démentie, avec comme corollaire le repli de cette monnaie dans les échanges interbancaires de 1 507,00/1 508,00 LL à l’ouverture, à 1 504,00/1 505,00 LL en clôture, dans des échanges relativement étoffés, dépassant quelque dix millions de dollars, entièrement négociés à l’achat et à la vente par les établissements...