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Actualités - Chronologie

Les principaux points des négociations israélo-syriennes

Les négociations entre Israël et la Syrie portent sur cinq grands dossiers : – Le Golan : occupé par Israël depuis la guerre des Six- Jours de juin 1967 et annexé de facto en 1981, ce plateau basaltique de 1 150 km2 est habité par quelque 17 000 colons israéliens et autant de Druzes qui n’ont pas voulu renoncer à leur nationalité syrienne. Il constitue un atout stratégique à cause de sa proximité de la capitale syrienne, à une soixantaine de kilomètres, et du fait qu’il domine la vallée israélienne du «Doigt de la Galilée». Les Syriens ont toujours exigé qu’Israël évacue le plateau jusqu’aux lignes d’armistice du 4 juin 1967, affirmant avoir reçu une promesse en ce sens du Premier ministre travailliste Yitzhak Rabin, cinq mois avant son assassinat en novembre 1995. En 1995, Israël avait laissé entendre qu’il serait prêt à se retirer du Golan jusqu’à la frontière internationale en échange d’un accord de paix et d’arrangements de sécurité. La différence ne porte que sur quelques km2, mais un retour aux lignes du 4 juin 1967 donnerait à la Syrie l’accès au lac de Tibériade, principal réservoir d’eau d’Israël. L’ampleur du retrait est devenue au fil des ans une pierre d’achoppement empêchant la reprise du dialogue. – Arrangements en matière de sécurité : Israël veut la mise en place de stations de préalerte sur le plateau du Golan et la création de zone démilitarisée en profondeur. Il souhaite le maintien de forces israéliennes sur le mont Hermon, qui domine le Golan, un système qui serait considéré comme «les yeux et les oreilles» d’Israël. La Syrie propose en revanche un système de surveillance aérien et spatial, selon des informations publiées dans la presse arabe. Elle exige que des zones démilitarisées s’étendent également du côté israélien de la frontière en vertu du principe de réciprocité. – La normalisation diplomatique : l’État hébreu attend d’un accord de paix une normalisation en bonne et due forme des relations entre les deux pays, comprenant un échange d’ambassades, des relations commerciales et touristiques et non une «paix froide». – L’eau : Israël, aux prises comme les autres pays de la région avec un déficit chronique en matière d’eau, veut obtenir de Damas la garantie qu’un retrait du plateau n’aura pas de conséquences sur son approvisionnement en eau, dont plus d’un tiers vient du Golan, par les affluents du Jourdain. – Le Liban : M. Barak s’est engagé à retirer les troupes israéliennes du Liban-Sud d’ici au 7 juillet prochain, de préférence dans le cadre d’un accord avec la Syrie, qui maintient 35 000 hommes au Liban. Il n’a pas écarté un retrait sans accord. Israël veut que la Syrie empêche des attaques contre Israël après un retrait du Liban-Sud et qu’elle neutralise la milice du Hezbollah, fer de lance de la résistance contre l’occupation israélienne.
Les négociations entre Israël et la Syrie portent sur cinq grands dossiers : – Le Golan : occupé par Israël depuis la guerre des Six- Jours de juin 1967 et annexé de facto en 1981, ce plateau basaltique de 1 150 km2 est habité par quelque 17 000 colons israéliens et autant de Druzes qui n’ont pas voulu renoncer à leur nationalité syrienne. Il constitue un atout stratégique à cause de sa proximité de la capitale syrienne, à une soixantaine de kilomètres, et du fait qu’il domine la vallée israélienne du «Doigt de la Galilée». Les Syriens ont toujours exigé qu’Israël évacue le plateau jusqu’aux lignes d’armistice du 4 juin 1967, affirmant avoir reçu une promesse en ce sens du Premier ministre travailliste Yitzhak Rabin, cinq mois avant son assassinat en novembre 1995. En 1995, Israël avait laissé...