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Actualités - Chronologie

Rupture diplomatique depuis 20 ans et embargo économique total

La décision des États-Unis, d’alléger les sanctions économiques contre l’Iran, est le premier assouplissement de l’embargo économique total décrété contre l’Iran en 1995. Aux yeux des États-Unis, l’opposition de l’Iran au processus de paix israélo-arabe et son soutien au terrorisme international sont jusqu’à présent l’obstacle à la levée de ces sanctions, qui interdisent notamment aux compagnies pétrolières américaines tout commerce avec l’Iran. L’embargo a d’ailleurs été prorogé le 13 mars de cette année par le président Bill Clinton. Cette ouverture dans les relations économiques intervient alors que les deux pays ont rompu leurs relations diplomatiques depuis vingt ans. La rupture est survenue lors de la révolution islamique, après la prise en otage du personnel de l’ambassade américaine à Téhéran le 4 novembre 1979. Une soixantaine de personnes avaient été retenues prisonnières pendant 444 jours au sein de l’ambassade par des étudiants islamiques qui exigeaient l’extradition du Chah, Mohamed Reza Pahlavi, soigné aux États-Unis. Les otages n’avaient été libérés que le 20 janvier 1981, le jour même de l’investiture du président Ronald Reagan. Après la mort en 1989 de l’ayatollah Khomeiny, adversaire irréductible du «grand satan», puis la guerre du Golfe en 1991, les États-Unis, absents pendant une décennie, étaient redevenus l’un des principaux partenaires économiques de l’Iran. Les compagnies américaines achetaient en 1994 près du tiers du brut iranien, tandis que les États-Unis étaient le quatrième fournisseur de l’Iran. Les échanges directs ou indirects américano-iraniens s’étaient élevés à plus de quatre milliards de dollars au cours de cette même année. Une ébauche d’ouverture politique s’était dessinée : le 27 janvier 1993, pour la première fois depuis 1979, une délégation officielle iranienne se rendait aux États-Unis. Mais un mois plus tard, le 26 février, Téhéran était mis en cause par les États-Unis lors de l’attentat contre le World Trade Center à New York (6 morts et un millier de blessés), commis par des extrémistes musulmans. En mars 1995, la Maison-Blanche annulait un accord pétrolier sans précédent d’un milliard de dollars entre l’Iran et une compagnie pétrolière américaine. Le 10 mai suivant, à l’issue d’un sommet Clinton-Eltsine au Kremlin, la Russie renonçait à livrer à l’Iran une centrifugeuse susceptible d’enrichir l’uranium, utile pour fabriquer la bombe atomique. Le 6 juin entrait en vigueur un embargo commercial et financier total contre l’Iran, décrété le 30 avril par le président Bill Clinton. Le Congrès et le Sénat américains ont adopté un an plus tard, le 19 juin 1996, des sanctions contre les sociétés, quelle que soit leur nationalité, qui investissent dans les secteurs pétrolier ou gazier en Iran. Depuis son élection en mai 1997, le président Khatami préconise la détente, encouragée depuis le 18 février dernier par la victoire des réformateurs iraniens aux législatives. Seuls quelque 150 Américains expatriés travaillent actuellement en Iran, mais 7 000 Iraniens ayant la nationalité américaine vivent dans ce pays.
La décision des États-Unis, d’alléger les sanctions économiques contre l’Iran, est le premier assouplissement de l’embargo économique total décrété contre l’Iran en 1995. Aux yeux des États-Unis, l’opposition de l’Iran au processus de paix israélo-arabe et son soutien au terrorisme international sont jusqu’à présent l’obstacle à la levée de ces sanctions, qui interdisent notamment aux compagnies pétrolières américaines tout commerce avec l’Iran. L’embargo a d’ailleurs été prorogé le 13 mars de cette année par le président Bill Clinton. Cette ouverture dans les relations économiques intervient alors que les deux pays ont rompu leurs relations diplomatiques depuis vingt ans. La rupture est survenue lors de la révolution islamique, après la prise en otage du personnel de l’ambassade...