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Actualités - Chronologie

Japon L'économie nippone est entrée en récession technique fin 1999

Le Japon est vraisemblablement entré en récession technique au dernier trimestre de 1999, enregistrant un deuxième recul trimestriel consécutif du Produit intérieur brut (PIB), mais la deuxième économie mondiale devrait voir le bout du tunnel cette année, selon les analystes. Les économistes les plus optimistes prévoient une baisse de 0,2 % pour le PIB entre octobre et décembre – troisième trimestre de l’exercice fiscal japonais – par rapport aux trois mois précédents, alors que les pessimistes tablent sur une chute pouvant atteindre 1,9 %. «On peut parler de récession technique puisqu’il s’agira du deuxième trimestre consécutif de baisse» après un recul de 1 % entre juillet et septembre, a indiqué Matthew Poggi, économiste chez Lehman Brothers à Tokyo, qui prévoit une baisse de 1,1 %. Le directeur général de l’Agence de planification économique (EPA) Taichi Sakaiya avait inquiété les marchés début février en annonçant «un chiffre assez fortement négatif» pour l’évolution du PIB au dernier trimestre de 1999. Essentiellement, en raison de la suppression de nombreuses primes de fin d’année et aux inquiétudes liées au passage à l’an 2000 qui ont découragé les consommateurs. Au Japon, la consommation privée pèse pour environ 60 % du PIB total et peut brusquement chuter lorsque la situation sur le marché de l’emploi se détériore ou lorsque les revenus des ménages se contractent. Le ministre des Finances Kiichi Miyazawa a cependant adopté un ton rassurant vendredi, soulignant qu’une reprise de l’économie devrait être visible dès le trimestre en cours, qui se termine le 31 mars. «Il faut arrêter de s’inquiéter excessivement (à propos du quatrième trimestre de 1999), parce que le PIB va s’améliorer entre janvier et mars, même si le chiffre pour octobre-décembre sera mauvais», a déclaré M. Miyazawa. Une hausse au premier trimestre 2000 (dernier de l’exercice fiscal) devrait permettre au Premier ministre de centre-droit Keizo Obuchi de remplir son objectif d’une modeste progression de 0,6 % sur l’exercice. Les économistes ont malgré tout relativisé l’importance des chiffres du PIB. Ils ont estimé qu’ils ne sont qu’un pâle reflet de l’état véritable de l’économie nippone, parce qu’ils sont publiés tardivement et font l’objet d’amples révisions quelques mois plus tard. «Si l’on veut se faire une idée des performances économiques (du Japon), le PIB n’aide pas vraiment. Il vaut sans doute mieux utiliser des indicateurs liés à l’offre comme la production industrielle», a estimé Matthew Poggi. Les calculs effectués par l’EPA «ne captent pas bien les tendances de la nouvelle économie et la consommation dans ces secteurs, par exemple les ventes de téléphones portables ou d’ordinateurs», a-t-il encore noté. En l’absence de nouvelles réformes structurelles et d’une plus grande ouverture de l’économie aux investissements étrangers, il est improbable, selon les experts, que le Japon connaisse un rebond similaire à ses voisins asiatiques, comme par exemple la Corée du sud.
Le Japon est vraisemblablement entré en récession technique au dernier trimestre de 1999, enregistrant un deuxième recul trimestriel consécutif du Produit intérieur brut (PIB), mais la deuxième économie mondiale devrait voir le bout du tunnel cette année, selon les analystes. Les économistes les plus optimistes prévoient une baisse de 0,2 % pour le PIB entre octobre et décembre – troisième trimestre de l’exercice fiscal japonais – par rapport aux trois mois précédents, alors que les pessimistes tablent sur une chute pouvant atteindre 1,9 %. «On peut parler de récession technique puisqu’il s’agira du deuxième trimestre consécutif de baisse» après un recul de 1 % entre juillet et septembre, a indiqué Matthew Poggi, économiste chez Lehman Brothers à Tokyo, qui prévoit une baisse de 1,1 %. Le directeur...