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Actualités - Chronologie

Les jeunes ne comptent que sur eux-mêmes pour réussir dans la vie

Les Russes de 20 ans, étudiants d’universités prestigieuses ou habitants de petites localités sans instruction, attendent peu de choses du candidat favori de la présidentielle Vladimir Poutine et comptent surtout sur eux-mêmes pour réussir dans la vie, contrairement à leurs parents. Kira Smolina, 22 ans, étudiante en langue et en communication à Saint-Pétersbourg (nord), préfère Poutine aux autres candidats. Mais sans illusion : «Peu importe pour qui nous votons, cela ne changera rien. On ne peut pas faire confiance à l’État. Il faut compter sur soi-même», affirme-t-elle. «Je suis contente de ma vie. Tout dépend de moi», dit Kira qui n’attend pas grand-chose de la société pour son avenir. «Ceux qui ont des complexes sont désespérés. Mais des jeunes intelligents trouveront toujours leur place dans la vie», soutient Nikolaï Iakovlev, 19 ans, étudiant de l’institut minier à Moscou. Optimistes et ambitieux, les jeunes Russes cherchent généralement à travailler dans le privé pour leur épanouissement personnel autant que pour assouvir leur soif de biens matériels. «Je ne veux pas travailler dans un établissement public où la personnalité s’efface» comme à l’époque soviétique, explique Evguéni Boïtsov, 23 ans, habitant d’Ivanovo (nord-est), juriste diplômé, mais qui travaille actuellement comme expéditeur dans une entreprise privée. Alexeï Karakhan, 18 ans, étudiant et journaliste au quotidien économique Kommersant, dispose d’un téléphone portable (ce qu’il ne pouvait espérer il y a quelques années) et envisage d’acheter une voiture cet été (rêve impossible pour son âge à l’époque soviétique). «Je veux être riche et avoir ma propre affaire», affirme le jeune homme qui a une confiance absolue dans Poutine. Dans les petites villes de province et à la campagne, les aspirations des jeunes sont beaucoup plus modestes. Ania, 20 ans, couturière et comptable dans le petit village d’Ivatino (est) est désespérée. Faute d’argent, elle n’a pas pu quitter son village pour entrer à l’université et elle aide aujourd’hui ses parents à cultiver des pommes de terre. Son rêve est de déménager à Moscou pour trouver un travail de vendeuse dans un kiosque, à 50 dollars par mois. Grigori, 21 ans, de Tioumen (Sibérie) estime n’avoir aucune perspective dans sa ville natale, mais il se contente de son salaire de 150 dollars par mois en tant qu’ingénieur débutant à Sourgoutstroïgaz, dans l’industrie pétrolière. Dans l’ensemble, les jeunes n’attendent pas de changements majeurs d’une élection de Poutine, même si nombre d’entre eux disent admirer «son dynamisme, son intelligence et sa fermeté». «Il est jeune, c’est l’essentiel», résume Jenia Loukina, 19 ans, secrétaire de Saint-Pétersbourg. «Il ne promet pas des choses impossibles, mais explique que nous vivrons bien si nous travaillons bien», estime-t-elle. La guerre en Tchétchénie, lancée par M. Poutine et qui l’a fait grimper dans les sondages, ne suscite guère d’interrogations. «Je soutiens l’opération militaire en Tchétchénie, mais je ne voudrais pas être à la place des soldats qui font la guerre. Je préfère ne pas penser à cet aspect», lance cyniquement le journaliste Alexeï Karakhan. «Je préférerais une solution pacifique, mais finalement, ce n’est pas à moi d’en décider», dit timidement Iaroslava, 18 ans.
Les Russes de 20 ans, étudiants d’universités prestigieuses ou habitants de petites localités sans instruction, attendent peu de choses du candidat favori de la présidentielle Vladimir Poutine et comptent surtout sur eux-mêmes pour réussir dans la vie, contrairement à leurs parents. Kira Smolina, 22 ans, étudiante en langue et en communication à Saint-Pétersbourg (nord), préfère Poutine aux autres candidats. Mais sans illusion : «Peu importe pour qui nous votons, cela ne changera rien. On ne peut pas faire confiance à l’État. Il faut compter sur soi-même», affirme-t-elle. «Je suis contente de ma vie. Tout dépend de moi», dit Kira qui n’attend pas grand-chose de la société pour son avenir. «Ceux qui ont des complexes sont désespérés. Mais des jeunes intelligents trouveront toujours leur place dans la vie»,...