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Actualités - Chronologie

L'interception de fax aurait renseigné Belgrade sur les raids au Kosovo

Les responsables de l’Otan peuvent avoir fourni par inadvertance des renseignements l’an dernier au gouvernement serbe sur les frappes aériennes au Kosovo en faxant à leurs gouvernements des documents sur les plans de vol, a estimé hier à Hong Kong le porte-parole du Pentagone, Kenneth Bacon. «Nos analystes pensent qu’il s’agissait principalement d’un problème de négligences en matière de communications», a déclaré Kenneth Bacon, commentant les rapports de presse venus de Londres sur la présence présumée au commandement de l’Otan d’un espion qui aurait renseigné Belgrade pendant les deux premières semaines des frappes aériennes l’an dernier au Kosovo. «Nous pensons qu’un certain nombre de personnes peuvent avoir faxé vers leurs capitales des notes ou des commentaires sur les ordres de missions aériennes quotidiens» sur lesquelles elles étaient briefées, a expliqué le porte-parole du Pentagone qui accompagne le secrétaire américain à la défense William Cohen actuellement en tournée en Asie. Ces ordres de mission identifiaient les objectifs devant être pris pour cibles, a dit Kenneth Bacon qui a expliqué : «Les Serbes ont comme beaucoup d’autres pays des programmes d’interception de communications et une possibilité est qu’ils aient intercepté certains de ces fax et obtenu ainsi un aperçu des ordres de mission». À Londres hier, le Guardian, qui avait publié jeudi les premiers rapports sur cette affaire, écrit que l’Otan a reconnu l’existence d’un rapport secret américain suggérant la présence d’un espion dans l’alliance militaire atlantique au tout début de la guerre sur le Kosovo. Ce rapport, portant sur «Les leçons du Kosovo», a été rédigé par le général James McCarthy, maintenant à la retraite, indique le Guardian. C’est ce rapport qui doit faire l’objet d’une émission de la chaîne de télévision BBC dimanche. À Hong Kong le porte-parole Kenneth Bacon a indiqué que certains responsables à l’Otan souscrivaient encore à la thèse de l’espion et il a ajouté : «Personne ne peut affirmer avec certitude qu’il n’y avait pas un agent d’une sorte ou d’une autre, mais nous n’avons pas de preuve en la matière car, quand les procédures sur les plans de missions aériennes ont été modifiées, les problèmes ont disparu».
Les responsables de l’Otan peuvent avoir fourni par inadvertance des renseignements l’an dernier au gouvernement serbe sur les frappes aériennes au Kosovo en faxant à leurs gouvernements des documents sur les plans de vol, a estimé hier à Hong Kong le porte-parole du Pentagone, Kenneth Bacon. «Nos analystes pensent qu’il s’agissait principalement d’un problème de négligences en matière de communications», a déclaré Kenneth Bacon, commentant les rapports de presse venus de Londres sur la présence présumée au commandement de l’Otan d’un espion qui aurait renseigné Belgrade pendant les deux premières semaines des frappes aériennes l’an dernier au Kosovo. «Nous pensons qu’un certain nombre de personnes peuvent avoir faxé vers leurs capitales des notes ou des commentaires sur les ordres de missions...