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Actualités - Chronologie

Fischer scelle la normalisation entre Téhéran et Berlin(photo)

Le chef de la diplomatie allemande Joschka Fischer a scellé hier à Téhéran la normalisation des relations entre Téhéran et Berlin, que deux graves contentieux ont opposé ces dernières années. «Le président Mohammad Khatami est très populaire en Allemagne, qui attend avec impatience sa visite», a déclaré M. Fischer à l’issue d’une rencontre avec le président iranien. Berlin – qui est le premier partenaire industriel de l’Iran – «est prêt à mettre à profit ses moyens pour renforcer la coopération économique et culturelle avec l’Iran, et la rendre fructueuse», a ajouté M. Fischer. La date de la visite de M. Khatami n’a pas été fixée. Selon une source diplomatique, elle devrait se tenir «prochainement», sans doute au mois de mai. «La normalisation est acquise», a souligné cette source. Cette visite, qui serait la troisième en Europe de M. Khatami après celles à Rome et Paris, est évoquée depuis la libération, en janvier, de l’homme d’affaires Helmut Hofer, qui a passé 22 mois en prison pour une «liaison sexuelle» avec une Iranienne. Recevant son hôte allemand, M. Khatami a souligné que «la politique stratégique de l’Iran consistait à poursuivre la détente dans un climat de compréhension et de respect mutuel avec tous les pays du monde». Mais les relations germano-iraniennes ont aussi été contrariées par l’affaire du «Mykonos», du nom d’un restaurant berlinois où quatre opposants politiques à l’Iran avaient été tués en 1992. Cette affaire avait débouché sur la mise en cause en 1997 par un tribunal de Berlin du «plus haut sommet de l’État» iranien. «Nous espérons que tous ces malheureux événements survenus dans le passé ne se répéteront plus», a dit le ministre allemand lors d’une conférence de presse, émettant l’espoir que les relations soient désormais «basées sur une attention mutuelle à toutes les questions, y compris les plus controversées». «L’Iran est un pays stratégique, d’où l’importance que nous lui accordons», a ajouté M. Fischer. Il a précisé que, lors de son entretien avec M. Kharazi, le processus de paix au Proche-Orient, la lutte contre la drogue, le désarmement, mais aussi la question des droits de l’homme ont été évoqués. Dans tous ses entretiens, M. Fischer a insisté sur la «bonne tenue» des récentes législatives du 18 février et en a «félicité le gouvernement et le peuple» iraniens. Il s’est ouvertement réjoui de la victoire des réformateurs. Ces élections «se sont déroulées dans le cadre du régime islamique et ont été applaudies par tous les pays, notamment en Europe et aux États-Unis», a-t-il dit. Comme son homologue italien Lamberto Dini, qui était lundi dernier à Téhéran, M. Fischer a souhaité que l’Iran «joue un rôle stabilisateur» dans la région et «use de son influence» pour «faire avancer la paix» au Proche-Orient. Interrogé sur les Moudjahidine du peuple (opposition armée, basée à Bagdad), qui manifestent à chaque déplacement d’un dirigeant iranien en Europe et qui sont qualifiés de «terroristes» en Iran, M. Fischer a répondu : «Nous sommes contre le terrorisme, nous ne le soutenons pas et nous expulserons les terroristes d’Allemagne». Cette journée a été marquée par une manifestation d’anciens blessés de la guerre Iran-Irak (1980-88), ou de leurs proches, qui rendaient l’Allemagne «responsable» d’avoir aidé Bagdad à se procurer des armes chimiques. Le rassemblement a pris fin avec la promesse que ce sujet serait évoqué avec l’Allemagne.
Le chef de la diplomatie allemande Joschka Fischer a scellé hier à Téhéran la normalisation des relations entre Téhéran et Berlin, que deux graves contentieux ont opposé ces dernières années. «Le président Mohammad Khatami est très populaire en Allemagne, qui attend avec impatience sa visite», a déclaré M. Fischer à l’issue d’une rencontre avec le président iranien. Berlin – qui est le premier partenaire industriel de l’Iran – «est prêt à mettre à profit ses moyens pour renforcer la coopération économique et culturelle avec l’Iran, et la rendre fructueuse», a ajouté M. Fischer. La date de la visite de M. Khatami n’a pas été fixée. Selon une source diplomatique, elle devrait se tenir «prochainement», sans doute au mois de mai. «La normalisation est acquise», a souligné cette source. Cette...