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Actualités - Chronologie

Union européenne Euro : la Grèce fera acte de candidature demain

La Grèce fera officiellement acte de candidature à l’euro demain à Bruxelles, une demande à peine imaginable il y a deux ans mais qu’autorisent des progrès économiques fulgurants, selon les experts. Les grandes institutions internationales (FMI, OCDE, etc.) et les analystes financiers prédisent généralement un «oui» de l’Union européenne à la requête d’Athènes, mais assorti de la prise d’engagements par le 12e aspirant à l’euro. Outre la performance mitigée de la Grèce au regard des exigences européennes en matière d’inflation, des interrogations persistent en effet sur sa capacité à s’intégrer dans un système qui ne permet pas le moindre laxisme. À partir de demain, le dossier sera entre les mains d’examinateurs sourcilleux – la commission de Bruxelles et la Banque centrale européenne – qui feront leur recommandation en mai, selon les autorités grecques. La décision finale sera prise à Porto (Portugal), en juin, par les quinze chefs d’État et de gouvernement. «En quatre à cinq ans, le parcours accompli est extraordinaire», souligne un expert économique européen sous condition d’anonymat. De 1996 – date de l’arrivée au pouvoir du Premier ministre (socialiste) Costas Simitis – à aujourd’hui, l’inflation est passée de 8,2 % à 2,6 % (2,2 % selon le critère de Bruxelles), les déficits publics de 7,5 % du PIB à 1,9 %. Les taux d’intérêt à long terme oscillent entre 6 et 6,5 %, à peine plus que les taux allemands, référence de la zone euro. La dette de l’État diminue, lentement il est vrai (112 % du PIB en 1996, 103,5 % l’an dernier). Et pourtant, la Grèce n’est pas à la diète. Depuis 1997, la croissance dépasse 3 % l’an, la plus forte de l’UE sur cette période. De quoi doper la Bourse, où les valeurs ont progressé de 102 % en 1999. Mais un actif sur dix (10,5 % exactement) cherche du travail. Mesurés à l’aune de la décennie écoulée, les progrès sont encore plus frappants. En 1990, l’inflation dépassait 20 %, les déficits publics 16 % du PIB. De quoi nourrir l’image d’incorrigible cancre donnée par la presse anglo-saxonne.
La Grèce fera officiellement acte de candidature à l’euro demain à Bruxelles, une demande à peine imaginable il y a deux ans mais qu’autorisent des progrès économiques fulgurants, selon les experts. Les grandes institutions internationales (FMI, OCDE, etc.) et les analystes financiers prédisent généralement un «oui» de l’Union européenne à la requête d’Athènes, mais assorti de la prise d’engagements par le 12e aspirant à l’euro. Outre la performance mitigée de la Grèce au regard des exigences européennes en matière d’inflation, des interrogations persistent en effet sur sa capacité à s’intégrer dans un système qui ne permet pas le moindre laxisme. À partir de demain, le dossier sera entre les mains d’examinateurs sourcilleux – la commission de Bruxelles et la Banque centrale européenne –...