Le consortium aéronautique européen Airbus Industries a enregistré des pertes d’environ 344 millions d’euros (aux taux de change de vendredi) en 1999, en hausse de 68 % par rapport à 1998, selon les chiffres publiés par BAE Systems. Les comptes annuels de BAE (ex-British Aerospace) révèlent que le groupe britannique, qui détient 20 % du consortium, a vu sa part des pertes passer de 25 millions de livres en 1998 à 42 millions de livres en 1999. Si l’organisation centrale enregistre des pertes, les partenaires d’Airbus réalisent des bénéfices sur la fourniture au consortium des différents éléments des avions. BAE ne publie pas le montant de ces bénéfices. Le groupe britannique s’est montré très satisfait de la progression des ventes du constructeur européen, engagé dans une vive compétition avec l’américain Boeing. Airbus explique pour la plus grande part la progression du chiffre d’affaires de la division aviation civile de BAE (+18 % à 2,97 mds L) ainsi que la progression du carnet de commandes de celle-ci (+9 % à 13,1 mds L), précise le communiqué de BAE. Lors d’une conférence de presse à l’occasion de l’annonce des résultats annuels, le directeur général de BAE, John Weston, s’est dit confiant dans l’issue des négociations avec les partenaires d’Airbus sur la répartition du capital de la future société intégrée devant remplacer le Groupement d’intérêt économique (GIE). «Nous n’avons jamais été aussi optimistes depuis le début du processus», a-t-il déclaré. Le président du groupe, Dick Evans, a souligné que les autres partenaires auront à cœur de résoudre cette question avant la constitution effective de l’Eads, qui doit naître de la fusion des groupes français Aerospatiale-Matra, allemand Dasa et espagnol Casa. Ceux-ci ont pour objectif de lancer la nouvelle structure le 1er juillet. «Il est important pour l’Eads de résoudre la question Airbus», a-t-il déclaré en ajoutant que BAE avait également intérêt à voir le problème réglé rapidement. Les responsables de BAE se sont abstenus de tout commentaire sur la part qu’ils entendent obtenir au sein de la future société Airbus. L’année dernière, ils avaient laissé entendre qu’ils voulaient plus que les 20 % actuels de BAE, arguant de la plus forte rentabilité du groupe britannique. Les autres partenaires refusent une telle hypothèse. Mike Turner, directeur chargé d’Airbus au sein de BAE, a souligné que les partenaires avaient repris leurs négociations «depuis quelques semaines» et avaient pour la première fois, la semaine dernière, échangé des données financières sur leurs activités respectives avec le consortium, élément-clé pour la valorisation de leurs parts futures. John Weston a réfuté toute idée de départ d’Airbus: «Toute spéculation selon laquelle nous souhaiterions sortir d’Airbus est déplacée», a-t-il dit. Concernant la concurrence entre BAE et l’Eads pour conclure un accord de fusion avec l’italien Alenia, filiale de Finmeccanica, M. Weston a estimé que son groupe avait fait «une proposition très attractive» qu’il a toutefois refusé de détailler. L’italien devrait faire son choix dans les prochaines semaines, a-t-il dit. Le groupe britannique, dont le poids plus important dans la défense ne lui permet pas de proposer comme l’Eads la création d’une société commune à part égale avec Alenia, affirme offrir à celui-ci «des relations équilibrées» là où cela est possible et «des structures innovantes» dans les autres cas. BAE Systems a annoncé vendredi un bénéfice avant impôt de 790 millions de livres (1,29 md EUR), en hausse de 11,6 % par rapport à l’année précédente.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le consortium aéronautique européen Airbus Industries a enregistré des pertes d’environ 344 millions d’euros (aux taux de change de vendredi) en 1999, en hausse de 68 % par rapport à 1998, selon les chiffres publiés par BAE Systems. Les comptes annuels de BAE (ex-British Aerospace) révèlent que le groupe britannique, qui détient 20 % du consortium, a vu sa part des pertes passer de 25 millions de livres en 1998 à 42 millions de livres en 1999. Si l’organisation centrale enregistre des pertes, les partenaires d’Airbus réalisent des bénéfices sur la fourniture au consortium des différents éléments des avions. BAE ne publie pas le montant de ces bénéfices. Le groupe britannique s’est montré très satisfait de la progression des ventes du constructeur européen, engagé dans une vive compétition avec...