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Actualités - Chronologie

Yémen La médiation se poursuit pour libérer l'ambassadeur de Pologne

Des médiateurs yéménites tentaient hier d’obtenir la libération de l’ambassadeur de Pologne à Sanaa, alors que les forces de sécurité encerclaient la région où est séquestré depuis mercredi le diplomate. «La médiation se poursuit depuis jeudi et une équipe de médiateurs est en contact avec les ravisseurs pour tenter de les convaincre de laisser partir sain et sauf l’ambassadeur polonais» Krzysztof Suprowicz, a déclaré un notable tribal, sous le couvert de l’anonymat. Pour sa part, le Premier ministre yéménite Abdel Karim al-Iriyani a déclaré hier à la presse à Sanaa que «les autorités (concentraient) leurs efforts pour garantir la libération de l’ambassadeur polonais sain et sauf». Le gouvernement polonais a enjoint les autorités yéménites de «mettre en œuvre des mesures immédiates» pour la libération de M. Suprowicz, le premier ambassadeur jamais enlevé au Yémen. Le dignitaire tribal a ajouté qu’un «notable proche de la tribu des ravisseurs, Abdallah Atef, tentait depuis jeudi de négocier avec les auteurs du rapt mais ces derniers n’ont toujours pas donné suite à ses propositions». Le diplomate a été enlevé mercredi par des hommes armés de la tribu des el-Qiyari, qui fait partie de la puissante confédération des Khawlane et dont les membres ont enlevé dans le passé de nombreux étrangers pour faire pression sur les autorités, selon la police yéménite. L’ambassadeur a lui-même fait savoir qu’il était «sain et sauf», avait indiqué jeudi le vice-ministre polonais des Affaires étrangères, Radoslaw Sikorski. «L’ambassadeur a pris contact avec le ministère et je peux dire à la suite de cette conversation qu’il est sain et sauf», a déclaré M. Sikorski sur une radio privée à Varsovie, en précisant que les ravisseurs avaient permis au diplomate de se servir de leur téléphone satellitaire. Les forces de sécurité encerclent la région d’el-Yamaniatain où l’ambassadeur est détenu, à quelque 50 kilomètres à l’est de Sanaa. «Les forces de sécurité font tout pour empêcher les ravisseurs de transférer leur otage vers un endroit secret», a pour sa part indiqué un autre dignitaire tribal. «Dans le passé, les preneurs d’otages déplaçaient sans cesse leurs otages pour dérouter les autorités», a-t-il expliqué. Les ravisseurs de l’ambassadeur polonais demandent la libération d’un membre de leur tribu, cheikh Khaled el-Qiyari, arrêté mardi à l’aéroport de Sanaa à son retour de Jordanie pour des «raisons de sécurité», selon un responsable yéménite. Le chauffeur de l’ambassadeur a affirmé à une radio polonaise que «l’enlèvement a été commis par une dizaine de personnes» et s’est déroulé devant le cabinet de dentiste où s’était rendue sa fille. Les tribus sont coutumières du rapt d’étrangers pour obtenir des autorités la satisfaction de leurs revendications, le plus souvent de nature économique. Le dernier enlèvement a été celui d’un Américain, Kenneth White, qui travaillait pour une compagnie de services pétroliers et avait été libéré le 10 février, deux semaines après son enlèvement par une tribu dans l’est du pays. Les rapts d’étrangers se dénouent généralement sans effusion de sang. Mais fin décembre 1999, 16 touristes occidentaux avaient été enlevés par des militants islamistes et quatre d’entre eux (trois Britanniques et un Australien) avaient été tués lors de l’assaut donné par les forces de sécurité yéménites. Le chef d’un groupe islamiste, condamné à mort pour le rapt de ces touristes, Zine el-Abidine Abou Bakr el-Mehdar, alias «Aboulhassan», a été exécuté le 17 octobre dans le sud du pays.
Des médiateurs yéménites tentaient hier d’obtenir la libération de l’ambassadeur de Pologne à Sanaa, alors que les forces de sécurité encerclaient la région où est séquestré depuis mercredi le diplomate. «La médiation se poursuit depuis jeudi et une équipe de médiateurs est en contact avec les ravisseurs pour tenter de les convaincre de laisser partir sain et sauf l’ambassadeur polonais» Krzysztof Suprowicz, a déclaré un notable tribal, sous le couvert de l’anonymat. Pour sa part, le Premier ministre yéménite Abdel Karim al-Iriyani a déclaré hier à la presse à Sanaa que «les autorités (concentraient) leurs efforts pour garantir la libération de l’ambassadeur polonais sain et sauf». Le gouvernement polonais a enjoint les autorités yéménites de «mettre en œuvre des mesures immédiates» pour la...