Les Espagnols de l’Atletico Madrid et l’équipe française de Lens ont fait match nul 2 à 2 (1-1) en huitièmes de finale aller de la Coupe de l’UEFA, la double réplique de Jimmy Hasselbaink à Olivier Dacourt permettant néanmoins à Lens de réaliser une bonne opération, hier à Madrid. Les Lensois témoignaient au coup d’envoi plus de hargne que leurs adversaires, notamment par Dacourt, qui lançait Brunel pour inquiéter une première fois le gardien madrilène (6e). Nouma manquait ensuite de profiter d’une passe en retrait hasardeuse du milieu tchèque de l’Atletico, Radek Bejbl (9e). Le bon démarrage des Artésiens, aidés par des flottements dans le défense espagnole, allait se concrétiser logiquement: servi par Coridon, Dacourt effaçait plusieurs défenseurs et trompait Molina d’une balle piquée (1-0, 16e). La suite s’avérait plus difficile pour les Lensois. Sur un coup franc concédé à la limite des 16 mètres, le Néerlandais Jimmy Hasselbaink plaçait un coup franc à ras de terre qui contournait le mur et surprenait Warmuz (1-1, 24e). Les Lensois étaient sonnés et les Madrilènes, ragaillardis, repartaient à l’attaque, Aguilera étant à l’origine de plusieurs corners sur l’aile droite et forçant Warmuz à sortir à sa rencontre (43e). L’Atletico démarrait la deuxième période en se montrant encore menaçant, notamment par un tir de Santi, excentré à droite, qui était repoussé au premier poteau par un réflexe de Warmuz (47e). Lens concédait ensuite deux coups francs dangereux, dont un dans les 16 mètres (55e). Côté lensois, Dacourt obligeait Molina à se détendre à deux reprises (67e et 77e). Le deuxième but lensois allait venir par surprise sur un lob bien ajusté de Dacourt, après une passe en retrait de Coridon (1-2, 78e). Deux minutes plus tard, Hasselbaink soulevait encore le maigre public madrilène en reprenant victorieusement de la tête un centre d’Aguilera (2-2, 80e). Les Madrilènes poussaient une dernière fois par Valeron dont le tir détourné par un Lensois frôlait la lucarne gauche de Warmuz (89e). La Juve s’impose sur son terrain Pour sa part, la Juventus a battu le Celta Vigo sur le score de 1 à 0, et ceci malgré l’absence de Zidane. Annoncé initialement remplaçant, le milieu de terrain international français préférait de lui-même renoncer à affronter le club espagnol. Carlo Ancelotti, le technicien bianconero, allait même plus loin. En prévision des rencontres à venir, il laissait sur le banc Alessandro Del Piero, offrant sa chance à Jonathan Bachini. Son homologue espagnol, Victor Fernandez, n’avait prévu aucune surprise. C’est dans un schéma annoncé et classique que la formation galicienne entamait cette rencontre. Bien mal d’ailleurs. Pipo Inzaghi était tout près de trouver la faille (4). Il devait remettre ça quelques minutes plus tard (20). Le Celta avait bien du mal à ordonner son jeu en raison d’un pressing continu exercé sous les ordres d’Edgar Davids, un marathonien de premier choix pour la Juve. Il fallait attendre la 24e minute pour que la formation espagnole puisse enfin inquiéter Edwin Van Der Sar. Le Russe Alexander Mostovoï armait un tir d’une belle précision, que le gardien néerlandais avait toutes les peines du monde à détourner. C’est sur un score nul et vierge que s’achevait cette première période d’un niveau moyen. À la reprise, Del Piero effectuait son retour. Retour gagnant. Sur un coup franc, il plaçait le ballon sur la tête de Darko Kovacevic (49). But imparable pour le jeune José Manuel Pinto, trop court. Le match, sans atteindre un grand niveau, s’emballait. L’attaquant international israélien du Celta, Haim Revivo, tirait un coup franc que Van Der Sar boxait (65). Une minute plus tard Pipo Inzaghi était tout près de doubler la mise et Mostovoï fracassait son coup franc sur le poteau gauche du gardien de la Juve (68). Finalement, sans se montrer véritablement supérieure, la Juventus Turin s’imposait, comme la Fiorentina mercredi en Ligue des champions contre Valence, une autre formation espagnole défaite pas le froid réalisme italien. Nul flatteur pour Leeds United Dans une autre rencontre au sommet, l’AS Rome et la formation anglaise de Leeds United se sont séparées sur un score vierge (0-0). Ce nul, au terme d’une partie très enlevée, passionnante de bout en bout, est quelque peu flatteur pour les Anglais: l’équipe romaine, qui restait sur un échec face à la Juventus Turin, dimanche en championnat (2-1), méritait en effet mieux que ce résultat peu encourageant avant le retour à Leeds dans une semaine. Après un premier quart d’heure à l’avantage de Leeds, ponctué par une tête dangereuse de Bakke déviée en corner par le portier romain Antonioli, la formation de Fabio Capello a pris résolument la direction du jeu. Sous l’impulsion du Japonais Nakata, très actif au milieu du terrain, elle s’est assurée une large domination territoriale et plusieurs occasions de but. Mais les prouesses du gardien anglais Martyn, et une certaine maladresse dans la finition de Totti (à trois reprises) et de Delvecchio, ne lui ont pas permis d’obtenir la récompense de ses efforts. Le score à la mi-temps aurait pu être de 3, voir 4 à 0 si Martyn, qui s’est dit chanceux, n’avait réussi à repousser les tirs italiens. En seconde période, les Romains ont accentué la pression, mais Martyn s’est à nouveau opposé avec succès à des tentatives de Totti, Montella et Nakata. L’entraîneur Fabio Capello a accepté avec sportivité ce match nul de son équipe : «Je dois remercier toute l’équipe, qui s’est fort bien battue, avec beaucoup d’engagement, mais qui n’a pas eu de chance, face à une formation anglaise vraiment très forte».
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