Le dollar continuait à être offert à Beyrouth quoique dans une proportion ne dépassant pas le potentiel d’absorption par le marché de la demande commerciale, surtout après que la Banque du Liban (BDL) eut maintenu sa fourchette d’intervention inchangée entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente. C’est ainsi que le billet vert, tout en clôturant au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL comme depuis le 9 septembre dernier, devait être traité au bas de cette fourchette dans un marché sur lequel les offres l’ont emporté sur la demande en cette monnaie. Il s’est, en effet, échangé toute la journée entre 1 501,00 et 1 502,00 LL mais dans des volumes d’affaires très minces ne dépassant pas au total quelque sept millions de dollars entièrement négociés à l’achat et à la vente par les banques de la place sans aucune intervention de la BDL. L’euro s’est maintenu au-dessus de la parité face à un dollar hésitant À l’étranger, l’euro s’est maintenu au-dessus de la parité avec le dollar, hier, sur les marchés des changes internationaux pour la deuxième journée consécutive, pendant que le sterling et le yen présentaient des signes de faiblesse. La monnaie unique européenne, qui s’est néanmoins légèrement repliée en fin de journée face au billet vert sur des prises de bénéfices, continuait à profiter de l’optimisme du marché après s’être maintenue pendant deux jours d’affilée au-dessus d’un dollar. Elle a bénéficié également de la faiblesse du yen qui repartait à la baisse face au dollar aussi en raison d’inquiétude sur la santé de l’économie japonaise. Le dollar s’est néanmoins ressenti des déclarations du président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Alan Greenspan, devant la commission bancaire du Sénat. M. Greenspan a notamment estimé que la croissance américaine n’était pas tenable à ce rythme pour la seconde partie de l’année, laissant entendre, comme la semaine dernière devant la Chambre des représentants, que de nouvelles hausses des taux d’intérêt n’étaient pas exclues, ce qui n’a pas plu aussi à Wall Street. La journée a également été marquée par le repli de la livre sterling après la publication des minutes de la réunion du comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre des 9 et 10 février, qui ont révélé une discussion sur l’opportunité d’intervenir sur le marché pour affaiblir la devise britannique. À cet égard, les membres de ce comité se sont montrés beaucoup plus inquiets de la force de la livre sterling que les fois précédentes, notamment de son impact négatif sur le commerce extérieur britannique dont les derniers chiffres publiés hier ont montré une nouvelle détérioration du déficit commercial britannique en décembre, à 2,706 milliards de livres (4,4 milliards de dollars) contre 2,517 milliards (4,09 milliards de dollars) en novembre, ce qui a porté le déficit pour l’année 99 au record de 26,3 milliards (42,76 milliards de dollars). C’est dans ce contexte que le dollar s’est négocié, à New York, sur un ton résistant à soutenu par endroits, comme suit : – 1,0026 pour un euro contre 1,0040, la veille – 1,6030 pour un sterling contre 1,6125 – 1,9510 DM contre 1,9480 – 6,5425 FF contre 6,5340 – 1,6075 FS contre 1,6025 – 1 931,10 lires contre 1 928,75 – 111,30 yens contre 110,80. Bourse de Beyrouth : chute des actions C de la BLC À la Bourse de Beyrouth, la tendance s’est durement ressentie hier non seulement de la poursuite de la baisse des actions A de Solidere de 7 1/4 à 7 1/8 dollars mais surtout de la chute des actions C de la Banque libanaise pour le commerce (BLC) de 13 1/2 à 10 7/8 dollars, dans un marché autrement stable sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a reperdu 3,2 % à 72,77 points, ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires qui a abandonné 4,84 % à 167,47 points. Ce mouvement s’est toutefois produit dans un marché à faible volume d’affaires, totalisant seulement 49 849 actions d’une valeur globale de 141 223 dollars. Volatilité de Wall Street Sur les places boursières internationales, Wall Street a connu encore une fois hier une évolution contrastée avec une baisse de l’indice Dow Jones des industrielles (DJIA) et une hausse de l’indice de la Bourse électronique (Nasdaq). Ce mouvement est intervenu après que le président de la Fed, Alan Greenspan, eut de nouveau mis en garde contre les risques de surchauffe de l’économie américaine. L’économie américaine ne peut tenir à un rythme de croissance proche de 6 % comme celui qu’on a observé au second trimestre 1999, a déclaré hier le président de la Fed devant la commission bancaire du Sénat. L’excédent de la demande sur l’offre dans l’économie américaine, qui a réduit l’offre sur le marché du travail, ne peut continuer indéfiniment, a dit encore M. Greenspan. Pourtant, il a fait remarquer que hormis la hausse des prix pétroliers, il n’y a pratiquement pas de signe d’inflation, mais si ceux-ci continuaient à monter, cela risquerait d’avoir un impact majeur sur la croissance. Ces propos n’ont pas tardé à affecter le DJIA sur fond de craintes d’un prochain resserrement monétaire aux États-Unis avec comme corollaire une hausse du rendement des obligations du Trésor américain à 10 ans, de 6,350 % à 6,393 %, et à 30 ans, de 6,068 % à 6,121 %. Cela étant, et en dépit de la hausse du Nasdaq sous l’effet des valeurs de la haute technologie et de l’Internet, l’indice DJIA a dû fléchir d’un plus haut à 10 334,82 points à un plus bas à 10 164,92 points, avant d’afficher en préclôture 10 303,29 points, réduisant ses pertes à 1,55 point sur la veille. Les Bourses européennes soutenues par les valeurs de la haute technologie La vigueur des valeurs de haute technologie, des télécommunications et des médias a permis aux marchés boursiers européens de vivement progresser, pour la plupart, et ce en dépit des craintes persistantes liées aux taux d’intérêt. L’indice paneuropéen Eurotop 300 termine sur une hausse de 1,33 %, à 1 543,49, et Euro STOXX 50 des valeurs vedettes européennes a progressé de 1,23 %, à 5 086 euros. Les plus fortes hausses, de 2,74 et 2,15 %, reviennent respectivement aux Bourses de Milan et de Londres, cette dernière ayant notamment bénéficié d’une envolée de 12,62 % du groupe de médias Pearson. Madrid, ensuite, a gagné 1,95 %, Francfort 1,20 %, Paris 1,14 %, Amsterdam 0,81 %, Zurich 0,77 % et Bruxelles 0,32 %. Tokyo : en hausse La Bourse de Tokyo a terminé en hausse de 0,7 %, mercredi, les investisseurs étant partis à la chasse de titres de grandes multinationales exportatrices pouvant bénéficier du recul actuel du yen et délaissant les valeurs technologiques. L’indice de référence Nikkei-225 a progressé de 128,97 points, à 19 519,55 points. L’indice élargi Topix a gagné 22,65 points, à 1 667,24. Les échanges ont porté sur environ 667 millions d’actions, contre 656,9 millions mardi. On a dénombré 747 valeurs en hausse contre 484 en baisse tandis que 127 sont restées inchangées. «Les plus fortes valeurs du marché, les titres télécoms et haute technologie, sont restées soumises à une correction à la vente, comme au cours des derniers jours», a expliqué Muneyuki Ichihara, de Nomura Securities. Le marché a connu également quelques inquiétudes au sujet des cours à New York, où les investisseurs attendent la déclaration du président de la Réserve fédérale (Fed) américaine Alan Greenspan devant la commission bancaire du Sénat, en fin de journée, ont souligné les opérateurs. La Bourse avait ouvert en hausse, la chasse aux bonnes affaires étant lancée suite à la baisse de 0,8 % enregistrée la veille. Mais la hausse limitée au cours des premiers échanges a encouragé les investisseurs à se séparer de quelques valeurs vedettes, selon des sources de marché. Une nouvelle chasse aux bonnes affaires en fin de séance a redressé l’indice Nikkei. Les valeurs financières et les entreprises exportatrices, notamment celles du secteur métallurgique, ont également profité de la chasse aux bonnes affaires. Les chiffres du commerce extérieur japonais publiés, mercredi, montrent que l’excédent commercial avec le reste de l’Asie continue de se réduire en janvier, alors que la reprise économique dans la région s’accélère. Selon les opérateurs, le Nikkei s’est bloqué aux environs de 19 500 en raison des dénouements continus de participations croisées d’entreprises avant la fin de l’exercice fiscal, clos le 31 mars. Les banques ont terminé majoritairement en hausse, sur des couvertures à court terme, suite à de récentes pertes dues au projet du gouvernement de Tokyo d’instaurer une taxe de 3 % sur les profits bruts des grands établissements bancaires. Bank of Tokyo-Mitsubishi a gagné 34 yens (+2,6 %) à 1 329 yens et Sumitomo Bank 22 yens (+1,7 %) à 1 310 yens. Daiwa Securities Group a clôturé en hausse de 63 yens (+3,7 %) à 1 780 yens après que Moody’s eut placé ses notes sous surveillance avec implication positive. Sony Corp. a reculé pour la deuxième séance consécutive, perdant 350 yens (-1,2 %) à 30 000 yens. Matsushita Electric Industrial a terminé en hausse de 35 yens (+1,2 %) à 2 925 yens, au lendemain de la publication d’une hausse de 218 % de son bénéfice pour les neuf premiers mois de son exercice.
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