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Actualités - Chronologie

Les années pop'art(photos)

Un coup d’œil en arrière pour se chauffer le regard avant de sauter, pieds joints, dans l’esthétique du troisième millénaire. Pour le jour donc, du luxe lourd de réminiscences : «come back» des blousons (courts), des impers ceinturés, des jupes plissées, du jersey-qui-coule, des blouses en mousseline. De cette anthologie découle le portrait d’une séductrice sexy qui joue à la respectable dame de famille, pillant la garde-robe (désaffectée) de sa mère. Du coup, les trente ans passés s’effacent comme par enchantement et nous revoilà parlant de pop’art, de «jet-set» de «total look» et de «style Capri». Par un subtil jeu de miroirs, les choses, qu’hier encore nous paraissaient poussiéreuses et affreusement anachroniques, redeviennent à la «une» au sommet de la modernité... Ce retour à la post-Dolce Vita serait-il inspiré par la rétrospective d’Yves Saint-Laurent ? Les références en effet au chic YSL de ces années-là sont multiples et à peine voilées : les impressions «monogrammes», la retenue raffinée, le luxe non criard, les cols cravates dénoués avec art, ces robes-chemisiers aux couleurs de fruits acides ne sont-ils pas, en fait, un hommage au style Rive Gauche remis au goût du jour ? Qui s’en plaindrait ? Puisque, selon la sagesse populaire, «on ne vole que les riches», autant que les «volés» soient des génies qui traversent le temps sans prendre une ride imposant des visions moins démentielles ou racoleuses, que certaines tendances laborieusement modernistes. Dans la foulée des collections, les créations les plus élégantes se réfèrent ostensiblement à cette élégance intemporelle qui caractérise les modèles légendaires d’Yves Saint-Laurent des années 70. Même le styliste actuel de la griffe, l’iconoclaste Albert Elbaz, s’est joint à cet hommage général et sans précédent rendu à l’héritier spirituel de Christian Dior. Unanimité bien méritée, d’ailleurs, pour un couturier qui a su débarrasser et préserver sa création des surcharges et des ridicules excès innovateurs d’autres couturiers.
Un coup d’œil en arrière pour se chauffer le regard avant de sauter, pieds joints, dans l’esthétique du troisième millénaire. Pour le jour donc, du luxe lourd de réminiscences : «come back» des blousons (courts), des impers ceinturés, des jupes plissées, du jersey-qui-coule, des blouses en mousseline. De cette anthologie découle le portrait d’une séductrice sexy qui joue à la respectable dame de famille, pillant la garde-robe (désaffectée) de sa mère. Du coup, les trente ans passés s’effacent comme par enchantement et nous revoilà parlant de pop’art, de «jet-set» de «total look» et de «style Capri». Par un subtil jeu de miroirs, les choses, qu’hier encore nous paraissaient poussiéreuses et affreusement anachroniques, redeviennent à la «une» au sommet de la modernité... Ce retour à la post-Dolce...