Poutine se fait martial devant les anciens de Stalingrad(photo)
le 23 février 2000 à 00h00
En pleine campagne pour la présidentielle du 26 mars, Vladimir Poutine a rendu hier un vibrant hommage aux anciens combattants de l’Armée rouge à Volgograd (ex-Stalingrad), site de la plus meurtrière bataille de la Seconde Guerre mondiale. Adoptant un ton martial et un accent patriotique, le président par intérim a promis une victoire rapide en Tchétchénie où, selon l’ancien colonel du KGB, l’armée russe a dissipé tous les doutes sur ses capacités. «En voyant ce monument, on est emporté par la tristesse et, en même temps, par la grandeur de notre chère patrie», s’est-il exclamé devant un parterre d’anciens combattants alignés par un temps glacial devant le mémorial érigé pour leurs camarades tombés à Stalingrad. C’est devant cette ville du sud de la Russie qu’a été stoppée l’avance des troupes allemandes d’Hitler en plein hiver 1942-43. Les combats, véritable tournant de la guerre, ont fait près de deux millions de morts. La visite du dauphin de Boris Eltsine intervient à la veille de la Journée des défenseurs de la patrie (ex-Journée de l’Armée rouge, dans l’iconographie soviétique), ce qui a permis à l’orateur d’adopter une posture patriotique et martiale. «Ces derniers mois ont montré que tous ces ragots sur la manière dont l’armée se serait effondrée et aurait perdu ses capacités de préparation au combat n’étaient que des mensonges éhontés», a dit Poutine devant des responsables régionaux. «Nous n’avons pas à rougir de nos soldats, de nos officiers et de nos généraux actuellement stationnés en Tchétchénie». Le chef de l’État par intérim a profité de sa visite pour décorer des anciens combattants de Tchétchénie hospitalisés à Stalingrad. Il a néanmoins tempéré ses propos en invitant les forces de sécurité à ne pas s’ingérer dans les droits civiques. «Lorsque je parle de consolidation de l’État, je ne veux pas dire renforcer les forces de sécurité pour une répression tous azimuts. L’État doit garantir les droits des personnes».
En pleine campagne pour la présidentielle du 26 mars, Vladimir Poutine a rendu hier un vibrant hommage aux anciens combattants de l’Armée rouge à Volgograd (ex-Stalingrad), site de la plus meurtrière bataille de la Seconde Guerre mondiale. Adoptant un ton martial et un accent patriotique, le président par intérim a promis une victoire rapide en Tchétchénie où, selon l’ancien colonel du KGB, l’armée russe a dissipé tous les doutes sur ses capacités. «En voyant ce monument, on est emporté par la tristesse et, en même temps, par la grandeur de notre chère patrie», s’est-il exclamé devant un parterre d’anciens combattants alignés par un temps glacial devant le mémorial érigé pour leurs camarades tombés à Stalingrad. C’est devant cette ville du sud de la Russie qu’a été stoppée l’avance des troupes...
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