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Actualités - Chronologie

Génétique A décrypter : les trois milliards de lettres du génome humain

L’effort mondial décidé il y a déjà dix ans pour décrypter une à une les trois milliards de lettres qui composent le génome humain a progressé à pas de géant, au point que le travail pourrait être quasiment achevé au printemps prochain, même s’il devra être encore peaufiné pendant trois ans. En mars 99, le consortium public international du projet Génome Humain soulignait que plus d’un tiers de ce grand livre avait déjà été séquencé avec plus d’un milliard de lettres, dites «bases» décodées, et versées dans le domaine public. La cadence ne cesse de s’accélérer au fil du temps. La compétition entre recherche publique et privée a été exacerbée avec le défi de compétiteurs privés comme Craig Venter à la tête de la société Celera Genomics (Rockville, Maryland), prêt à breveter tout ce qu’il aura eu en premier. Des informations issues de ce décryptage dépendent les médicaments de demain, un marché qui se chiffre en milliards de dollars. En nombre de caractères, le génome représente le contenu de 2000 livres de 500 pages. Porté par 23 paires de chromosomes, situé dans le noyau des cellules, il définit les caractéristiques de l’individu. Seize institutions du Royaume-Uni, France, Allemagne, Japon, Chine et États-Unis participent au projet, principalement financé par le gouvernement américain et la fondation privée britannique Wellcome Trust. Le travail a été réparti au départ, lors d’un «Yalta des chromosomes» réuni à l’initiative des responsables des grands centres de génomique dans le monde. Les États-Unis emportent 55% de la tâche, le Royaume-Uni un tiers avec les chromosomes 1, 6, 9, 10, 13, 20 plus une participation à la lecture du chromosome 22 et chromosome sexuel X, le chromosome mâle Y revenant aux Américains. Le reste du séquençage est distribué ainsi: Japon 5%, France 3% avec le chromosome 14, Allemagne 2,5% et Chine 1%. Une collaboration germano-japonaise prend en charge le chromosome 21, impliqué dans le mongolisme. Leurs résultats sont régulièrement versés dans le domaine public. La molécule d’ADN (acide désoxyribonucléique) est un long fil constitué de l’enchaînement de quatre substances chimiques, dites «bases», désignées par les lettres A, C, G et T. L’ADN recèle toutes les informations nécessaires à la vie. Une fois armés de cette encyclopédie, donnant l’organisation générale du génome, les chercheurs peuvent, en faisant tourner les ordinateurs, repérer les gènes. Mais il leur restera à identifier la fonction de chacun d’entre eux, ainsi que celle des protéines dont ils déclenchent la production. Ils auront encore à établir la corrélation entre maladies et défauts des gènes, autre tâche de longue haleine.
L’effort mondial décidé il y a déjà dix ans pour décrypter une à une les trois milliards de lettres qui composent le génome humain a progressé à pas de géant, au point que le travail pourrait être quasiment achevé au printemps prochain, même s’il devra être encore peaufiné pendant trois ans. En mars 99, le consortium public international du projet Génome Humain soulignait que plus d’un tiers de ce grand livre avait déjà été séquencé avec plus d’un milliard de lettres, dites «bases» décodées, et versées dans le domaine public. La cadence ne cesse de s’accélérer au fil du temps. La compétition entre recherche publique et privée a été exacerbée avec le défi de compétiteurs privés comme Craig Venter à la tête de la société Celera Genomics (Rockville, Maryland), prêt à breveter tout ce...